‹ Histoire de la ville de ChaunyChapitre 1 sur 8 · Histoire de la ville de Chauny · texte numérisé non relu

Histoire de la ville de Chauny

coflii*: tle Vcrraandois. Sa première cliarlc commonale. Chauny rentre dans le domaine royal. Ses i^i andîsscmens. Ses églisses paroissiales. 6a seconde chartede coiniiuinc Aticiens fiefs de cette ville. Cérénoonies de Téletliou des Maj eurs. Leurs lontlions. Les jurés el les échevins. Droit de bourgeoisie. De quelles manières il s'acquérait. Premières forlifica* tioDS régulières de Chauny. foui» et' inouiins ^banatix. Ëtablisscment de motttios à papier et à foulon* ' *

Chauny, que les vieux titres •^C»''leS;\îMciens historiens nomment Caîni ou Chaulni, et en lalin Calnacwn , Calmaewn^ Camiaeam» Calvmaeam et (^/iaufiiacKin, est bâti sor la me droite de l'Oiiie, au centre d'une fertile vallée garantie des vents violens et froids de Touest par la longue colline qui s'étend de Noyoo jusqu'à Genlis. Nos aïeux» qui se plaisaient à désigner les filles par quelque trait distinctif ^ disaient de celle de-Chaanv : « Elle est la bien nommée « » voulant ainsi rappeler, par un jeu de mol (chaud nid)^ celle heureuse situaiiou dans une vallée diaudû et abritée* ' Selon lonle probabilité, cette ville se sera formée au*

6 HISTOUIE

tour d'un château loi t qui, primilivcment, s'élevait seul sur remplacement où turent plus tard construits les couvens des reiigieax de Sainte-Croix et des Minimes» les roes Ha- I moïse , Tictimée et des Pimes » une partie de la place et \ du Brouage.

Mais k quelle époque ce château fut-il lui-même bâti? c'est ce qu'on ne saurait dire avec certitude. On peut présumer seulement, et cela préseiue une grande vraisemhlance , que les premiers comtes du Yermandois en ont été les fondateurs. Ils auront voulu sans doute, comme il se pratiquait dans ces temps reculés, borner et défendre les frontières de leur nouveau domaine, en élevant, de distance en distance, le long de ces mêmes frontières, une série de forjteresses qu'à cause de cela on nommait autrefois çhâteemx homiers. Telle serait l'origine des châteaux de Ham, Nesle, Ronsoy, Estrées-en-Arrouaise , Guise» Ribemont, Vendeuil et Chauny» villes ou villages qui marquent en effet Tes limites de Pancien Yermandois. Cette conjecture, si elle pouvait être appuyée de preuves authentiques, ferait remonter la construaiion de celui de Chauny k la seconde moitié du 9* siècle au plus tôt.

On prétend que les premières familles qui vinrent s'établir sous la protection de ce château , furent les habitans d'une plus ancienne cité, de Condren, ville ou bourgade gauloise, ou galbHromaîne,. placée à la distance d'une lieue h Touest de Chauny, sur la grande chaussée romaine qui conduisait autrefois de Soissons à Saint-Quentin. Mais si la tradition rapporte que Condrea fut une première fois ravagé par les Vandales en Tan 407, et «ruiné par les Huns moins d'un demi-siècle après , pour mettre cette tradition d'accord avec les conjectures exposées plus haut, il ne faudrait point placer la Aiite des habitans de Condren et leur

llxaliou it ChauD} a ceue date reculée ; il couva ad rail an contraire de les rapporter à la ûa du f)^ siècle « époque où les iSomiiiidi dévasiàreDi de MNifeau Coodfeo, et eo eha»sÀreDl ieg habitai». C'eet aloft «evleaiettt que eea dernien seraicul venus se réiugier sous la prolecLiori du ciiâieau de Chauoy, et auraient construit k reuiour quelque» lialuta* tiona » origine de la ville aeUieUe*

Cette coojeciure se fortifie d'un ûiît d'ailleurs bieo établi* Sous Charles-le-Cliauve , au milieu du y siccle, Condren était encore le clief-Ueu d'un petit canton. Celte antique bourgade n'avait done point été complètement détruite par les Huns et les Vandales; ou bieo, depuis leurs ravages, elle s'était assez relevée de ses ruines pour reconquéni une certaine importance. Hais» à partir de ce moment, celte impwlanee a'eSace si eomplètenent^que Condren n'apparaît plus dans l'histoire <^ue couime débris d une cilé ancieuiie entièrement ruinée.

Que conclure de ce fait? sinon que Témigration des ba^ bitans de Condren et leur fiiation li Chauny, si elles ont eu lieu, ne se sont réellement accomplies qu'à la lin du 9" siècle, précisément k l'époque où nous plaçons la construction du château de cette dernière ville.

Quoi qu'il en soit, les commmemens de Chaony comme ceux de tomes les autres villes de nos contrées, turent des plus iaibles. Ce ne fut longtemps qu'une petite bourgade placée sous la protection du chftieau dont nous venons de parler, entourée de quelques ouvrages défensifs en terre et en gazon, et constituant ce qu'on nommait autrefois un eoitmm, un eMêUmt c'est^nlire, me petite forteresse. Aussi, les chartes des 10^, li* et même du siècles ne lui donnent-elles pas d'autre nom. Il est du moins certain qu^au lO*" siècle, on ne voyait point encore à Chau,n> d'é*

Page 1