‹ Histoire de la ville de Clermontl'Hérault et de ses environsChapitre 35 sur 58 · CHAPITRE XXX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXX

Conclusion de l'affaire des franchises* Cliarte communale.

Les temps étaient devenus plus tranquilles.

Purgé d'hérétiques , Clerniont avait recouvré une paix parfaite , et , à la faveur de cette paix , il allait bientôt s'entendre avec son Seigneur pour les libertés communales. 1

Les négociations se renouèrent Tan 1 339 , et prirent une tournure favorable. Les parties , après quelques pourparlers, tombèrent d'accord, et aussitôt on se mit en mesure d'obtenir la révocation des arrêts qui avaient interdit à Clermont l'exercice de ses droits de commune. Bérenger se joignit à ses vassaux pour solliciter du sénéchal de Carcassonne l'autorisation de tenir une

1 Hist. des Seig.

assemblée préliminaire qui créerait des syndics, lesquels feraient , au nom de la Ville , toutes les démarches nécessaires auprès du Roi. L assemblée fut nombreuse; elle fut présidée par le bailli du Seigneur, Pons de Brignac , et les Clermontais s'y trouvèrent au nombre de sept à huit cents. On y nomma trois syndics : Paul Bremond , Raymond Bresson et Dardé Maffre ; ces trois syndics furent chargés d'aller offrir au roi la somme de quatre mille livres pour Xoctroi du consulat.

Philippe VI , alors régnant , accepta l'offre , et il ne manqua plus qua lever la somme au prix de laquelle étaient mises les libertés communales. Elle n'était pas levée encore, lorsque le M avril 1341, le sénéchal de Carcassonne arriva à Clermont avec le juge-mage pour donner connaissace des lettres patentes du roi, portant octroi des droits de commune moyennant la somme offerte par les syndics. Cinq années s'écoulèrent avant que cette dernière condition pût être remplie , et il fallut même qu'un commissaire du roi vînt employer les voies de rigueur pour faire compléter les quatre mille livres.

Enfin , Tan 1 347 , Clermont fut mis en possession définitive de ses libertés communales : une

Transaction} dans les formes fut passée à cet effet entre les habitants et le Seigneur, et les droits de chacun y furent réglés. On trouve un double de cette transaction , dans les archives de la Ville, avec les noms de sept cent dix pères de famille qui la jurèrent. Plus tard elle fut imprimée, et chacun put en avoir un exemplaire. Il en existe un à la bibliothèque royale ; d'autres sont entre les mains de quelques personnes de la Ville. C est un in-quarto de 170 pages , d'où j'ai extrait la Charte suivante , avec quelques détails qui complètent la Statistique de notre Ville au quatorzième siècle , et que je donnerai au chapitre prochain.

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