U«) L1VI5E
supérieur, de quatre lancettes ogivales seulement, surmontées d'im pignon aigu avec une niche entre deux.
Le dessus des portes latérales est d'abord occupé par une fenêtre formée d'une seule ogive avec meneaux et rosace; puis, par un contrefort formant une demi-arcade décorée d'un petit clocheton.
Les fenêtres de l'église Saint-Martin, tantôt à plein-cintre, tantôt à ogive de transition, sont toutes de petite dimension. Il n'y a d'exception que pour celle placée derrière le portail, à droite en entrant, laquelle est grande, ogivale et divisée en deux trilobées. Le chevet, qui est carré, se trouve aussi percé d'une grande fenêtre ogivale , qui parait avoir remplacé une ancienne rose. L'extrémité du transseps droit, est a son tour percé d'une petite rose dans le style de celle de la cathédrale.
Dans l'angle formé par la réunion des transseps avec la nef, s'élèvent deux hautes tours carrées et massives , percées à leur extrémité supérieure seulement de quatre ouvertures ogivales. Ces tours étaient autrefois surmontées de flèches en pierres. Le iii décembre 1587, un ouragan terrible les renversa; dans leur chute elles endommagèrent considérablement l'église et les bâtiments voisins. Rebâties bientôt après, l'une des deux fut encore jetée bas par un ouragan, le 8 novembre 1583. Ces deux flèches étaient l'une et l'autre relevées, lorsqu'elles s'écroulèrent à la fois pendant une violente tempête, le 27 mars 1005. Elles furent alors rétablies en bois et en ardoises. Mais en 1058, la foudre tomba sur l'une d'elles et l'incendia. Elle était reconstruite pour la quatrième fois, lorsque, en 1757, la tour de gauche s'écroula à son tour, entraînant dans sa chute la flèche dont elle était couronnée. Ce dernier désastre lit prendre la résolution de supprimer définitivement ces flèches. On reconstruisit la tour en 1744, et l'on abattit la flèche qui restait.
La nef seule est entourée de bas-côtés : le chœur ni les transseps n'en ont point. Les voûtes, ogivales, sont construites Joui -à -fait dans le même style que celles de la cathédrale
MONUMEATS ET ANTIQUITÉS. 147
et reposent comme elles sur des nervures entrecroisées. Les travées, formées par des arcades à ogives de transition, sont supportées par des piliers carrés contre lesquels est toujours adossé, du côté de la grande allée, un faisceau de trois colonnettes, dont une, celle du milieu, plus grosse que les deux autres. Ces colonnettes , dépourvues de socle , s'élèvent d'un jet jusqu'à la voûte , et sont rattachées au mur par des anneaux. Au-dessus des travées , ni tribune , ni galerie. Les collatéraux sont assez larges et sans aucune décoration.
La nef, composée de neuf travées, est beaucoup plus longue que le chœur, et pour rallonger celui-ci, l'on a bouché les deux dernières travées. Le chœur n'est composé que de deux larges travées pleines; à l'extrémité, un enfoncement pratiqué à droite et à gauche est éclairé d'une grande fenêtre accompagnée d'une plus petite à plein-cintre. Les voûtes, beaucoup plus basses que celles de la nef , quoique construites dans le même style , présentent néanmoins des différences.
Les transseps sont courts et terminés carrément. Dans leurs murs s'ouvrent plusieurs petites fenêtres a plein-cintre ou à ogive indécise, disposées irrégulièrement. Dans celui de gauche on voit, bien au-dessus du pavé, une espèce de tribune en pierre dont l'usage est inconnu.
Le chœur était autrefois fermé par un jubé dans le style du iG"'" siècle et d'un très- bon goût. Deux autels se trouvaient appuyés contre. Le tout a disparu depuis la révolution. Les anciens religieux avaient aussi placé dans leur église, en 1G40, un orgue qui leur coûta 2,400 livres.
On ne compte, à proprement parler dans cette église, qu'une seule chapelle, celle de Saint-Eloi. Les six autres, placées le long du côté oriental des transseps, sont si petites qu'elles méritent à peine ce nom.
La chapelle Saint-Eloi, de dimensions plus vastes, servait autrefois de paroisse. Ses voûtes sont ogivales et elle est éclairée par une très-grande fenêtre également ogivale, divisée en trois
iv^ i.ivi'.i: II.
triîoljL'os surmontées d'une rosace et de deux trèlles. On voit dans une niche au-dessus de l'autel, un très-beau Christ sculpte* en pierre ; il est assis , les mains liées et la tète couronnée d'épines.
Celte chapelle est fermée par une haute balustradre en pierre qui rappelle celles de la cathédrale, et qui n'est pas moins remarquable. Elle se compose de trois grands panneaux dont celui du milieu est occupé par une porte. Les deux autres , flanqués de colonnettes en saillie et pleins dans le bas, sont à jour dans le haut. Cette porte est ornée de six colonnettes surmontées de cinq petites arcades. Dans l'entablement sont placés en saillie le buste des douze Apôtres, et au-dessus de la porte, celui de J.-C. tenant une sphère dans les mains. Malgré une épaisse couche de badigeon , on peut encore juger du lini et de la délicatesse de tout ce travail.
Deux statues couchées sont placées à droite et à gauche de la grande porte , dans l'intérieur de l'église Saint-Martin. La première représente une abbesse , les mains jointes sur la poitrine, et tenant une crosse serrée entre le bras gauche et le corps. Sa tête est recouverte d'un voile, et son menton est caché par une pièce d'étoffe ; ses pieds reposent sur deux lions. Les traits, la taille, tout dans cette statue indique une femme d'un certain âge. Le travail en est d'un bon style quoique raide : elle est en très-beau marbre blanc.
Cette statue a été trouvée, il y a peu d'années, enterrée dans l'emplacement où était autrefois le couvent des Capucins. ^<ous avons tout lieu de croire qu'elle est celle de Jeanne de Flandres, laquelle, après la mort de son mari, Enguerrand IV, sire de Coucv, entra dans l'aljbaye du Sauvoir où elle fut nommée abbesse et où elle mourut en 1554. On lui fit, dans l'église de cette maison , un tombeau sur lequel fut placée sa statue en marbre blanc. Dans la révolution française, une personne de la ville, mue par le désir de conserver cet objet d'art, en fit l'acquisition et l'apporta a Laon. C'est encore elle sans doute qui,
pour la soustraire au vandalisme de l'époque , l'aui'a eiilerrée dans le lieu où elle a été retrouvée de nos jours.
L'autre statue , en pierre noire , représente un guerrier entièrement couvert d'une cotte de mailles , avec une jacquette par-dessus. Il tient sur sa poitrine un écu blasonné, et une large épée pend a son côté gauche. Sa tète repose sur un petit oreiller à carreaux , placée dans une arcade trilobée flanquée de deux tourelles.
La Morlière dit que cette statue est celle de Thomas de Marie, seigneur de Couc\ , mort en 1150. Il prétend que ce seigneur , au moment de sa mort , n'étant point relevé de l'exconununication portée contre lui, lut à cause de cela enterré, non dans l'intériem' de l'église, mais à l'entrée du portail, et que sa veuve fit plus tard allonger cette église de deux piliers, afin de mettre sa tombe à couvert.
Comme on l'a fait observer depuis longtemps, cette statue ne saurait être celle de Thomas de Marie, puisque l'on sait par des actes authentiques que ce seigneur fut enterré , non dans l'église Saint- Martin de Laon, mais dans celle de l'abbaye de Nogent-sous-Coucy. D'ailleurs la cotte de mailles, pas plus que l'arcade trilobée, ne remonte, à ce qu'il parait, au-delà du milieu du 12'"* siècle, et il est certain qu'on n'enterra personne à Saint-Martin avant 1155 ou 1156.
11 existe sur cette statue une légende populaire que voici : un seigneur de Coucy qui, dit-on, était huguenot, voulut se retirer dans l'abbaye de Saint-Martin , sans doute à titre de jrère à secourir. Les religieux consentirent à le recevoir parmi eux, à la condition toutefois qu'il laisserait à leur maison, après sa mort, une partie de ses domaines, entre autres la forêt de Samoussy. Ces conditions acceptées, le seigneur de Coucy se rend a l'abbaye de Saint-Martin pour s'y renfermer, et de mande a manger. On lui sert aussitôt deux œufs : mais à peine a-t-il terminé son IVugal ivjtas, (|u'il se trouve mal, et il expire au boni de ([uel(|!îes heures (ragoiiie.
JTJO LIVIU: II.
Comme il était huguenot , les religieux ne vouliireiU pas l'inhumer dans leur église , et ils lirenl déposer son corps dans une fosse creusée à l'entrée du grand portail. La-dessus, long procès entre eux et la famille du défunt, qui regardait cette exclusion comme une injure , et (jui exigeait qu'on l'enterrât dans l'intérieur , d'abord , parce qu'au moment de sa mort il faisait partie de la communauté, ensuite a cause des grands biens qu'il avait légués à l'abbaye de Saint-Martin. Après de longues années passées dans ces contestations , les moines se voyant sur le point de perdre leur procès et les biens qui leur avaient été légués, se hâtèrent de faire abattre le portail de leur église, et allongèrent celle-ci d'une arcade afin de renfermer dans son intérieur le tombeau du seigneur de Coucy.
Il suffit de rapporter cette ancienne tradition pour en montrer l'invraisemblance. Néanmoins, elle n'est pas fausse en tout point. Ainsi, l'église St- Martin paraît avoir été rallongée d'une arcade lors de la reconstruction du portail actuel , et l'abbaye de Saint-Martin eut de longs et dispendieux procès à soutenir relativement à la propriété de la forêt de Samoussy. Il est vrai que ce ne fut point avec la maison de Coucy , mais bien avec celle de Roucy à qui cette forêt appartenait autrefois.
Si donc les armes du chevalier dont la statue est couchée dans l'église Saint-Martin, étaient celles de la terre de Roucy; si le style de cette sculpture n'indiquait point une époque où les huguenots étaient inconnus (1) , on pourrait sans invraisemblance supposer que cette statue est celle d'un membre de la famille de Roucy, laquelle d'ailleurs embrassa de bonne heure le protestantisme , et plaida longtemps avec les moines de Saint-Martin pour la forêt de Samoussy. Mais, comme nous venons de le voir, le style de cette sculpture ne peut se prêter à cette supposition ; et d'ailleurs les armes du chevalier de l'éghse Saint -Martin se rapprochent beaucoup de celles de
(i) Cotte siatuf nous parait rpiuonlpraii comnicurcincnt du 13"" sii'rle. Ptutrti'i' (|ur par liULMicnoi on dnil siinplcniciit nilciulic un (■Nccniinunif'.
MOiNUMENTS ET AiNTIQLlTES. loi
l'ancienne maison de Coucy, qui étaient: Fascc de vair et de gueules de six pièces.
Voici quelles sont les dimensions de l'église Saint-Martin.
Ijongueur lolale (le l'ôglise diins œuvre . ... 1-i'^QO'^
Idem de la nef o3 »
Idem du sanctuaire IS i
Largeur totale de la nef 18 85
Jdem de la grande allée 8 15
Idem des allées latérales 3 SO
Hauteur des voûtes de la nef sous clef 17 >
Idem de celles du sanctuaire 14 >
Idem des tours , environ . j5 »
Eglise de Vaux. — Cette église, de proportions assez vastes, est formée d'une nef et d'un chœur avec galeries latérales.
La nef se compose , de chaque côté , de cinq travées franchement cintrées, supportées par des piliers carrés et massifs sans aucun ornement. Autant de petites fenêtres, également à plein-cintre, surmontent ces arcades. Les bas-côtés, comme les allées principales, sont recouverts par des plafonds au lieu de voûtes.
Trois travées à arcades ogivales, supportées par de grosses colonnes, sont disposées de chaque côté du chœur. Celui-ci se termine par un chevet carré percé dans le bas de trois grandes fenêtres lancettes et ogivales, et dans le haut, d'une rose à meneaux di^oits, composée d'un grand lleuron central entouré de douze lleurons plus petits. Les bas-côtés, plus larges que ceux de la nef, sont éclairés par de grandes fenêtres ogivales; le tout est surmonté de voûtes dans le même style.
Tout , dans l'ensemble et dans les détails de cette partie de l'église de Vaux , rappelle le style de la cathédrale de Laon,sur le modèle de laquelle elle a été évidemment construite. Les colonnes supportent des faisceaux de colonnettes rattachées aux parois de i'édilice par des anneaux , et sur les(iuelles retombent les nervures des vofites ; les cha|)iteaux de ces colonnes portent les mêmes ornements (|u'à la cathédrale, et sous le tailloir de
l.'i!2 I.IVP.K H.
|)lusieurs on remarque aussi des corbeaux, comme nous en avons signalé a certaines colonnes du chœur et des transseps de celte dernière.
L'extérieur de l'église de Vaux ne présente rien de particulier, sinon que les contreforts delà nef s'arrêtent à la naissance du toit, preuve (pie celte partie de l'édilice n'a jamais été ornée de voûtes. Une tour carrée, peu élevée, surmonte le centre de cette église , et l'on remarque extérieurement dans la muraille, des pierres d'attente en saillie pour des transseps qui n'ont jamais été construits.
Cette courte description de l'église de Vaux suffira pour faire comprendre que deux époques ont concouru h sa construction. La nef, tout-h-fait dans le style roman, est sans doute l'ancienne et primitive église; elle doit êli^e du 10""' ou du 11""* siècle. Le chœur, construit après coup, probablement parce que l'église était devenue trop petite pour les besoins de la population de ce faubourg , a été élevé sur un plan et dans un style tout différents. Ou peut, ce nous semble, reporter sa construction h la seconde moitié du i'È'"" siècle.
Eglise (V Ardon. — Selon une ancienne tradition, le premier vaisseau d« cette église aurait été bâti, au o'"*" siècle, par Clotilde, femme de Clovis. Mais, quoique plusieurs parties de l'église actuelle d'Ardon soient évidenmient très-anciennes, il n'en est pas à coup sûr que l'on puisse faire remonter a une aussi haute antiquité.
Cette église se compose d'une nef avec bas-côtés, de deux courts transseps et d'un sanctuaire demi-circulaire. Les travées sont formées de piliers lourds et carrés à angles émoussés, et, d'arcades h plein cintre. Les arcades des transseps, plus larges,, sont seules ogivales. Partout, excepté dans ces mêmes transseps, des planchers en place de voûtes. Les fenêtres, toutes (le petite dimension et irrégulièrement disposées, sont lant(*tt ogivales, tantf'tt a plein cintre.
Le portail se comjtose (Vun |(ignon iiii, prrfé dune [)etitc
porte cintrée décorée d'ornements en losanges. Au-dessus , une petite fenêtre, également à plein-cintre, est flanquée de deux colonnettes torses dans le style roman.
Il nous paraît que la partie antérieure de la nef, ainsi (pie ses bas-côtés, sont les plus anciennes parties de Féglise, et doivent remonter au 10'"" siècle. Les transseps et le sanctuaire ont été rajoutés après coup.
Eglise de LeuilJy-. — On prétend que le premier vaissean de cette église fut bâti, en 810, par Charlemagne , et l'on appuie cette opinion de rinscription suivante que l'on voyait autrefois gravée sur l'un des murs extérieurs de l'église : Monseigneur saint Charlemagne , glorieux confesseur de Jésus- Christ, fut le premier fondateur de cette église.
Le portail, du IG"'" siècle, se compose d'un pignon dans lequel est percée une porte décorée d'ornements dans le style flamboyant. Cette porte est comprise dans une arcade ogivale surbaissée , encadrée de deux pilastres surmontés de clochetons engagés. Le tympan est découpé en ornements du mêmegenre. Au-dessus , s'ouvre une jolie petite rose tout-à-fait dans le même style.
Les fenêtres, franchement cintrées, sont sans aucun ornement.
L'intérieur se compose d'une nef et d'un sanctuaire, sans bas-côtés. La nef est recouverte d'une voûte en bois; le sanctuaire d'une voûte en pierres dont les clefs offrent cette particularité, qu'elles sont reliées entre elles par une nervure longitudinale. Deux arcades basses et étroites, aujourd'hui bouchées par une maçonnerie, indiquent qu'il existait autrefois deux courts transseps. Olui de droite est seul resté et sert de sacristie. Une petite flèche en bois surmonte le toit de l'église.
Comme on le voit, l'église de Leuilly offre, après celles de Vaux et d'Ardon, le troisième exemple d'un rallongement du vaisseau primitif, par l'adjonction après coup d'un clueur. C'est dire assez que l;i nef en esl aussi la partie la j»lus ancienne.
154 LIVIIE II.
Chapelle des Templiers. — Cette chapelle est un édifice doublement précieux et remarquable : remarquable par le style de son architecture, la beauté de ses proportions et de son ensemble; précieux, en ce qu'il est le seul monument surmonté d'une coupole qui existe dans toute la contrée.
On prétend qu'il a été construit sur le plan de la chapelle du Saint-Sépulcre à Jérusalem. Il se compose d'une rotonde précédée d'un porche et terminée par un arrière -corps ou sanctuaire.
Le porche , petit , bas , en saillie et de forme carrée , est percé de trois arcades à plein -cintre autrefois ouvertes; mais celles des côtés sont aujourd'hui fermées, d'un côté par une fenêtre , de l'autre par une porte. Une quatrième arcade plus large et plus élevée que les autres , donne accès dans l'intérieur du monument. Les pieds droits de ces arcades sont intérieurement Jlanqués de colonnettes à base carrée, surmontées de chapiteaux ornés de feuilles gi'ossièrement sculptées et d'un tailloir très épais. Deux grandes colonnettes décorent les baies de l'arcade par laquelle on pénètre dans la rotonde. Elles portent des chapiteaux ornés de teuilles de chardon beaucoup mieux dessinées et plus délicatement fouillées que les autres. Les nervures qui supportent les voûtes, sont découpées en un triple tore cylindrique qui retombe sur des colonnettes placées dans les angles intérieurs du porche.
Au-dessus de ce porche, règne un étage ou tribune de même dimension , mais qui présente dans son architecture , des différences assez tranchées. Les nervures de la voûte de cette tribune sont formées de tores portant une arête en dessous; ils retombent sur des consoles placées aux angles et dont une seule est décorée de feuillages grossièrement sculptés. Lue large arcade plein -cintre donne vue sur l'intérieur de la chapelle. La baie de cette arcade est décorée d'un large encadrement sculpté , formé d'un entrelac , de pommes de pin et de palmettcs.
La rotonde , divisée en huit pans , et dont le diamètre intérieur est de 7 mètres 55 centimètres, au lieu de recevoir le jour par le sommet , comme il est d'usage dans les monuments de ce genre , est éclairée par six fenêtres étroites franchement cintrées. Aucun ornement ne décore les murs jusqu'à la naissance du cintre de ces fenêtres, hauteur à laquelle existe un cordon circulaire. La coupole également à huit pans, est d'une forme légère et gracieuse. Les angles en sont occupés par une nervure composée d'un handeau supporté par un double tore , dont l'intervalle est décoré de têtes de clous. Ces nervures viennent s'arrêter, à la hauteur du cordon, sur des consoles ornées de feuillage et de têtes grimaçantes. Au sommet , elles se terminent à un bandeau circulaire qui encadre en cet endroit la place ordinairement réservée à l'éclairage des édifices de ce genre ; mais une preuve que cette chapelle n'a jamais reçu le jour par le sommet, c'est que le centre de cet espace est occupé par une pierre sculptée représentant un agneau pascal tenant une croix.
Une grande ouverture , formée d'une arcade de transition , donne accès dans le sanctuaire, qui se termine en demi-cercle. Il est éclairé par trois fenêtres à plein-cintre , et les arcs de sa voûte , qui n'est point armée de nervures , retombent sur de larges pilastres.
A l'extérieur, le porche est surmonté d'un pignon peu aigu^ et ses angles sont flanqués d'un contrefort carré également terminé par un [)igiîon sur clia(pie face. Lin campanille en forme de pignon et percé de deux arcades , s'élève en arrière du porche , au-dessus du toit , et à l'aplomb de la porte intérieure de la chapelle.
Les fenêtres de la rotonde sont extérieurement décorées d'une archivolte formée par un double tore rompu. Les petits contreforts placés à chacun des angles de l'édilice , s'arrêtent à la hauteur du cintre de ces fenêtres, et sont surmontés d'un(^ coloimelto engagée^ (]ui s'('lève ;i son loiir jiis(ni\"i l;i naissance