‹ Histoire de la ville de Laon et de ses institutionsChapitre 83 sur 90 · FIEF DR LA CONCIERGERIE · texte numérisé non relu

FIEF DR LA CONCIERGERIE

Après que le palais de la cour du roi eut été construit (voyez p. 68), il y fut placé un concierge pour le garder. Ce simple office fut changé en fief héréditaire par Philippe-Auguste, en 1203, et donné à Raoul de Villers, cousin de Guy de Béthisy, alors grand bailli du Vermandois.

Le concierge de la cour du roi prélevait 22 deniers et maille parisis sur les amendes de GO sous prononcées par le prévôt. Il avait le droit de faire les actes du chdtel de Laon , et il percevait le droit de rouage sur les habitants de Cerny, Chivy> Baulne, Bourg, Couvin et Courtonne. Ce droit était de trois deniers par chaque charrette, avec une amende de 60 sous et un denier, pour celui qui emportait son rouage, c'est-a-dire , qui ne l'acquittait pas.

Les obligations du concierge de la cour du roi étaient fort légères : il devait seulement fournir des salles au grand bailli » au prévôt et au bailliage pour y tenir la justice. Une contestation s'éleva à cette occasion entre le concierge et les échevins de la ville, en 1281, ceux-ci prétendant qu'il devait les assembler et ajourner dans le château aussi souvent qu'il était nécessaire, ce que le concierge refusait de (aire; mais le droit des échevins fut reconnu.

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Le concierge n'était d'ailleurs tenu a aucune réparation , et le vieux merrain (le vieux bois) des bâtiments lui appartenait.

Le fief de la conciergerie fut vendu, en 1474, avec quelques biens situés sur le terroir de Laon , au prieuré de Corbeny, moyennant 550 liv. parisis (5,500 francs).

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