‹ Histoire de la ville de Lyon (volume 2)Chapitre 149 sur 262 · X®-XI* SIÈCLES. — COMTES DU LYONNAIS ET DV POEEZ · texte numérisé non relu

X®-XI* SIÈCLES. — COMTES DU LYONNAIS ET DV POEEZ

comtes du Lyonnais et des empereurs. C'est aiasi que se constituèrent les sires de Beaugé et de Coligny en Bresse , et les sires de Beaujeu, du Roannais et de Laville dzns le Lyonnais. L'unité du pouvoir disparaissait de plus en plus.

Tout tendait à Faccroissement des grands domaines et à la réduction du nombre des petits propriétaires. Les comtes et les sires du Lyonnais ayaient des revenus considérables; ils ne reconnaissaient aucune loi supérieure à leur bon plaisir, et se permettaient sans scrupule toutes les exactions que leur intàrét commandait. Cependant ils ne pouvaient gérer par eux-mêmes des terres si étendues ; ils les cédaient à bail à des sous-fermiers qui avaient sous leurs ordres des paysans à gage. Vinrent ensuite les vassaux : la constitution de la propriété , dans le Lyonnais , se modifia. Un vassal n avait sa concession que sous des conditions déterminées et pour un temps donné;, il était tenu, soit à un service militaire, soit à des prestations en nature, et ne pouvait aliéner ses domaines. Comme le sol appartenait à trois maîtres, le roi, TEglise, le comte, il y avait des vassaux du comte, de rarchevêque et du roi; tel d'entre eux qui avait des terres au comte et à l'Eglise, était vassal à un double titre. Les abbés et les archevêques en avaient un nombre considérable qui leur étaient subordonnés; ils gouvernaient quelquefois leurs vastes possessions par l'intermédiaire d'une classe de fonctionnaires qu'on nommait avoués. Cette oi^anisation du vasselage prit beaucoup d'extension; elle n'absorba pas cependant tout le sol : une partie des terres, très minime^ il est vrai, appartenait à des bonmies libres , qui n'étsdent ni à l'archevêque de Lyon , ni au comte, ni au roi. Ces petits propriétaires n'étaient pas assez puissants pour se défendre avec succès dans ces temps de rapines et de violences; ils mirent, à de certaines conditions , leuxs personnes etlemrs terres sous la protection des seigneurs; leur nombre s'amoindrit progressivement, et ils finirent par disparaître.

L'organisation administrative et judiciaire, sous les comtes du Lyonnais , au dîdème siècle , est digne de remarque : ils avaient pour représentants , ou des délégués de leur autorité civile et militaire , ou un fonctionnaire supérieur nommé viguîer, et tout le comté lyonnais était partagé en un certain nombre de vigue-

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