‹ Histoire de la ville de Lyon (volume 2)Chapitre 173 sur 262 · XIV® SIÈCLE. — OBGANISATION MUNICIPALE · texte numérisé non relu

XIV® SIÈCLE. — OBGANISATION MUNICIPALE

royaume , à la fortune duquel elle s'est associée , ne venaient l'accabler de leur poids. Ecrasée sous le double fléau de ses discordes civiles et de la guerre étrangère , la France touche à sa ruine ;. jamais de plus grands désastres ne Font assaillie; jamais la situation de ses peuples n'a été plus misérable. Cependant la sagesse d'un roi peu guerrier, mais grand politique, reconstitue l'antique royaume des Francs et lui donne des bases plus larges et plus solides; mais la folie d'un autre monarque et les armes de l'Angleterre ont bientôt replongé la France dans un abime dont rien ne paraît pouvoir la retirer. Eloigné du théâtre des événements, Lyon ressent cependant vivement le contre-coup de tant de vissicitudes , et il peut d'autant moins y échapper qu'il reste obstinément fidèle à des rois malheureux.

Trois pouvoirs demeuraient en présence , à Lyon , après le traité du U avril 1320 : celui de l'archevécpie , celui du roi de France, et celui du gouyernement consulaire ou municipal de la ville. Si l'histoire ne déterminait préalablement leur étendue et leurs limites respectives, on comprendrait mal l'esprit des événements qui vont se succéder avec rapidité.

L'archevêque était dépossédé de la souveraineté temporelle , parle traité de 1320. Cette charte avait été librement consentie; elle n'était pas une concession octroyée aux circonstances; c'était un contrat définitif qui liait pour toujours les citoyens, l'archevêque et le roi. Non-seulement l'Eglise de Lyon avait reconnu , en fait , les libertés de la commune , elle les avait aussi admises conmie un droit ancien et qui n'avait point été prescrit ^ De grands pouvoirs restaient encore à l'archevécpie;

1. — « Nam cliuturni mores conaensu utenliiim approb.iti legem iiiiilanUir...,coQ8ideriiilct etiam in lege philoaopliorum veleri scriptum quod Lugdunenses Galli juris italici sunt... &> propler cupienles cordis affectn rempublicam civitalis nostrae inclyis Lagdiini in sois libcrtatibus , usibiis et consueludinibus amicabiliter confovere... Hxc sunt liberlales , immuiiiUles, consuetudhies , franchisiae et usus diulius approbati civilaiis et civium Lugduni... »

L'archevêque recoiinatl dans les termes suivants la souveraineté du roi d% France *

« Nous Archevesque, rccogooissons à tenir, prenons el tenons et tiendrons, cl no» soccessear» Arcbevcsques recognoistront à tenir, prendront et tiendront dudit notre sire le Roj et de ses successeurs Rojs de France en fief, pour lequel nous serons tenus de faire et ferons k tuy et h ses successeurs devant dits, serment et féallc , et hommage lige , toutes les fois que nouvel seigneur ou vassal sera , et dès maintenant l'y avons-nous faict... » (Contract du 4 avril ISiO. Menestrieb , Preuves de VHist. consvl. , 60 )

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