‹ Histoire de la ville de Lyon (volume 2)Chapitre 23 sur 262 · POPULATIONS PRIMITIVES DU LYONNAIS. GALLS · texte numérisé non relu

POPULATIONS PRIMITIVES DU LYONNAIS. GALLS

rélément Sarrasin, après rinvasion des Arabes; le sang des Germains , celui des Francs , celui des Florentins émigrés , et enfin celui des nations limitrophes qui envoyèrent si souvent , à différents titres , leurs enfants habiter nos murs. Chacune de ces races a contribué , pour sa part , à la formation du type lyonnais ; nous sommes nés du mélange successif de ces nations. L'ordre des temps met d'abord en scène les anciens Galls ou Gaulois.

La Gaule, dans Tantiquité^ se composait de la Belgique et de la France moderne ; elle avçdt pour limites, au Nord et à l'Est, le Rhône et les Alpes; au Sud , la Méditerranée et les Pyrénées , et à rOuest , l'Océan, Prise dans son acception générale , elle était habitée par quatre races : les Celtes ou Galls, les Germains, encore nommés Kimris ou Cimbres , Belges et Volques, les Ibères ou Liguriens , enfin les Grecs ou Massiliens et leurs colonies. Tout ce vaste pays et leurs populations diverses n'avaient pas de dénomination générique avant César. Lorsque les Romains lui eurent donné un nom, il fut partagé d'abord en deux grandes divisions : la Gaule romaine ( Gallia braccata)^ ainsi désignée par le vêtement de ses habitants, et la Gaule chevelue {Gallia comata\ qui reçut sa dénomination spéciale des longs cheveux portés par ses peuples. La Francd appartenait à l'une des trois grandes subdivisions de la Gaule chevelue , tandis que la Belgique était renfermée entre le Rhône , la mer de Gemâanie, la Marne et la Seine ; l'Aquitaine était le vaste territoire compris entre l'Océan, la Garonne et la Méditerranée ; et l'on nommait Gaule proprement dite ou celtique , les terres que bornaient le Rhône , la Garonne , rOcéan, la Seine , la Marne et la partie inférieure du Rhin. On ne trouve pas Lyon dans les divisions géographiques de l'ancienne Gaule , avant la conquête romaine , et c'est en vain qu'on cherche cette ville sur la carte qui accompagne les Commentaires de César. Mais il est toujours très facile d'y reconnaître le sol lyonnais dans le triangle formé par la jonction du Rhône à la Saône , et compris dans les délimitations de la Séquanie. On ne saurait appeler Lyonnais les habitants de cette terre avant la fondation de la ville : cette population n'a point de nom qui lui soit propre, et son histoire , dans ces temps reculés , se confond avec This-» toire générale de la Gaule. Mais on retrouve nécessairement avec exactitude les habitudes , le caractère propre à la population que

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