‹ Histoire de la ville de Lyon (volume 2)Chapitre 24 sur 262 · GHAP. II. —> LE LYONNAIS AVANT LES ROMAINS · texte numérisé non relu

GHAP. II. —> LE LYONNAIS AVANT LES ROMAINS

nourrissait le littoral du confluent des deux fleuves , dans le tableau des mœurs de la grande nation gauloise, de même qu'aujourd'hui le Lyonnais n'est qu'une expression du type commun à la nation française , et ne sépare point sa cause de celle du pays. «

Habitée par un peuple nombreux , la Gaule ne pouvait nourrir tous ses enfants. Très peu versés dans la pratique de l'agriculture , qui n'existait pas en quelque sorte alors , ils n'obtenaient du sol qu'une nourriture insuffisante. Les mères gauloises étaient fécondes , et les ressources de la famille extrêmement bornées. Toute cette multitude , accablée de privations et poussée par ses instincts guerriers , chercha bientôt , hors de ses Umites , un débouché pour le trop-plein de la population *. Six siècles avant l'ère chrétienne, Sigovèse conduisit ses bandes dans la Germanie, pendant que Bellovèse envahissait l'Italie avec les siennes. C'est le ciel du Midi que la nation gauloise rechercha de préférence ; pendant deux tiers de siècle , l'émigration prit la direction de l'ItaUe septentrionale qu'occupaient les Etrusques. Les nouveaux arrivants se rendirent maitres du territoire , et la Gaule cisalpine fut ainsi fondée. Mais bientôt des essaims franchirent les Alpes, et pénétrèrent jusqu'au cœur de l'Itahe; Brennus s'empara de Rome , et une épée gauloise, jetée dans une balance , fit contre* poids à l'empire du monde. Ce fut alors qu'un de nos pères

1 .^ La Gaule du Nord reçut eu partie sa ci?iUtatioo de$ Celtes eux-mêmes. « Une uourelle tribu celtique , dit M. Michelet , celte des Kjmrj, vint s'ajouter h celle des Galls« Les doqveau-Teous , qui s'établirent principalement au centre de la France , sur la Seine et la Loire , avaient , ce semble , plus de sérieux et moins de suite dans les idées ; moins indisciplinables , ils étaient gouvernés par une corporation sacerdotale , celle des druides. La religion primitive des Galls , que le druidisme kymrique vint remplacer, était une religion de la nature grossière , sans doute encore , cl bien loin de la forme systématique qu'elle put prendre dans la suite chez les Gaêls d'Irlande. » ( Histoire de France , t. I , p. il.)

8.— Quanquam Gallorum ea tempestate tant» fecunditatis juventus fuit , ut Asiam omnem vdnt examine aliquo^implerent. Denique, neque reges Orientis sine mercenario Gallorum exercitu ulla bella gcsserunt ; neque pulsi rcgno ad alios quam ad Gallos confugerunt. Tantns terror Gallici nominis et armorum , invicta félicitas erai , ut aliter neque majcstatem snam tutam , neque amissam reciperare se posse sine gallica virtute arbitrareotur. Itaque io auxilium a BitliyniaB rcge invocati, regnum cum eo parta Victoria divisernnt ; eamque regionem Gallo-Graeciam cognominaverunt. ( Jostimi Historiarum ex Trogo Pompeio. Lugdmi'Batavornm , EUeririi , 1640 , petit in-l« , p. ISS.)

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