‹ Histoire de la ville de Lyon (volume 2)Chapitre 39 sur 262 · FONDATION DE LUGDUNUM · texte numérisé non relu

FONDATION DE LUGDUNUM

S I. Les Viennois ehiasés ptr les Allobroges se réfugient su eonfluent du Rh6ne et de Is Ss6iie. — $ 2. Luciux Monstius Plsoeus reçoit du Sénsi l'ordre de bâtir une ville pour les Viennois; fondstion de Lngdununi. — S 3. T a-t-il eu sur ce site deux villes nommées , l'une Lugodunum , Tsutre Lugdunum? Opinions sur la situition primitÎTe de Lugdunnm.— % 4. Conjectures sur l'éiymologie du mot Lugdunum. — $ S. Colonies de soldais romains dsns le Lyonnsis.

$ I. Au temps des dernières années de la dictature de César , Fancienne ville de Vienne était agitée par de violentes discordes civiles ; deux partis la divisaient , celui des Allobroges et celui des Romains : l'un représentait la population indigène , l'autre servait l'intérêt de Rome et possédait le pouvoir. Inquiet de la résistance qu'il rencontrait , le procurateur latin bannit , par un édit, tous les habitants allobroges, sans distinction de rang, d'âge ou de sexe. Cinq mille familles ftirent déportées sans pitié sur la rive droite du Rhône ; on ne laissa qu'un seul esclave à la disposition de chacune , et la peine de mort menaça tout exilé qui oserait rentrer dans Vienne. Ce coup d'état porta les fruits qu'on devait en attendre : dispersés dans le pays, les bannis associèrent à leur cause une population puissante : toute la nation se mit

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SOUS les armes , et un corps nombreux d'Allobroges insurgés vint camper sous les murs de Vienne qu'il serra de près. Les assiégés tentèrent une sortie, et furent repoussés avec perte. Us n'avaient point de secours à espérer de Rome : César venait de périr aux pieds de la statue de Pompée , sous les coups des sénateurs ; toute résistance devenait impossible. Attaqués par des forces supérieures , les Viennois du parti romain ouvrirent les portes de la ville aux Allobroges , et ne songèrent qu'à échapper par une prompte fuite à la vengeance des vainqueurs. Us traversèrent le Rhône, entrèrent sur le territoire des Ségusiens, et, remontant le fleuve, s'arrêtèrent au heu de sa jonction avec la Saône. Deux fleuves les protégèrent contre la poursuite de leur ennemi ; mais la population parmi laquelle ces exilés vinrent chercher un refuge, ne leur accorda que des secours précaires et une bienveillance équivoque. Les Viennois bannis adressèrent une députation au sénat romain pour réclamer son appui. *

Rome , dans le même temps , était prise pour arbitre par les Allobroges vainqueurs : eUe les eût volontiers punis de leur victoire sur les défenseurs de sa cause; mais de trop grands intérêts la préoccupaient alors, pour qu'U lui fiit possible d'intervenir dans cette querelle. EUe reconnut un fait accompU, et pardonna aux vainqueurs, en admettant la viUe de Vienne au rang des cités hbrès. U faUait encore pourvoir au sort des vaincus : le sénat enjoignit par un décret au gouverneur romain Lucius Munatius Plancus de bâtir une viUe sur le territoire des Ségusiens, et de la donner pour demeure aux Viennois exUés.

Plancus exécuta avec une grande diligence l'ordre qu'il avait reçu ; il donna pour assiette à la viUe nouveUe les colUnes dont la rive droite de la Saône baigne le pied, auprès du confluent, et pressa les travaux avec activité. Aidées par les auxiliaires, ses légions élevèrent en peu de temps de nombreuses constructions que vinrent habiter non-seulement les Viennois bannis, mais encore des Ségusiens, et des soldats vétérans auxquels l'âge et des blessures ne permettaient plus de supporter les fatigues de la guerre. Bien peu de temps devait sufiîre pour bâtir une viUe dont

i. — Mermet (aîné). Histoire de In ville de Vienne, depuis l'époque gauloise et la domtnalion romaine dans l'Allobrogic. Paris , 1828 , in-8**.

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la population existait d'avance : cet événement s'accomplit Tan 711 de Rome, 41 ans avant l'ère chrétienne '. Plancus, peu de temps après , conduisit lui-même une colonie romaine dans la ville nouvelle , pour achever de la peupler.

Fondateur de Lugdunum, il réclame, à ce titre, une place distinguée dans l'histoire des Lyonnais. Bien que son rôle se soit borné à exécuter les ordres de son gouvernement , il n'en a pas moins un droit incontestable à leur reconnaissance. C'est à son nom que se rattache la création incontestée de la cité romaine : le vieux Lugdunum est bien la cité de Plancus. Quel était ce

t. ^ Il u'y a pas eu moins de discussions sur la date précise de la fondation de Lugdunum , que sur rétjrmologie de ce nom et sur la situation première de la ville. Paradiu la fixe à la vingt-neuvième année de l'empire d'Auguste (vingt-deux ans avant Tère chrétienne) (1), Grégoire de Tours , à Tan dix-neuf de l'empire d'Auguste (douze ans avant l'ère chrétienne ); il est vrai qu'il fait commencer l'empire d'Octave à la bataille d'Actium et non au triumvirat , ce qui donue une différence de dix années (2). Rubjs attaque avec aigreur la chronologie de Paradin , prouve qu'elle est erronée , et fixe l'époque de la fondation de Ljon à l'an de Rome 711, deuxième de l'empire d'Auguste, opinion qui a été adoptée par Pelau et $pou(3). D'autres ont reculé cette date jusqu'à l'an 71Î. Les savants bénédictins , auteurs de l'Histoire littéraire de la France , disent que si i*on suit la lettre du texte de saint Jcr6me, sur la Chronique d'Eusèbe , il faut reporter la date de la fondation de Lyon à la quatrième année de la i8S« Olympiade , vers l'an de Rome 729 , environ vingt-cinq ans avant noire ère (4). lieneslrier distingue trois époques distinctes : celle de la fondation de Lugudunum, an lieu où s'arrêtèrent Lépide , Silanus et Plancus ; celle de la fondation d'une autre ville pour les Viennois chassés par les Allobroges , et celle de l'arrivée des colonies romaines que Plancus conduisit dans ce lieu (5 ). Pour trouver le siècle entier de la durée de Lyon au temps de l'incendie de cette ville sous Néron , il faut , selon Brossette , qu'clle.ait été fondée l'an de Rome 710, c'est-à-dire quarante - quatre ans avant l'ère chrétienne (6). De toutes ces conjectures , la plus vraisemblable est celle qui reporte la fondation de Lugdunum par Plancus à l'an de Rome 71 1 (41 ans avant J.-C)* On connaît avec certitude la date de rémigratioo viennoise au confluent du Rhône et de la Saône; elle donne celle du décret adressé par le sénat au gouverneur de la Gaule.

(I) PitABii M CmnkVLx{ Guillaume) ^ doyen de (4) Histoiii liiléraire delà France, première per-

Beaujeu. Mémoires de l'histoire de Lyon. Lyon, An- tie , tome I*', p. tfl , et page 433 de la deuxième

toine Graphe, 1575, in-fol., p. H. partie.

(^ OeUvianuf, Jnlii Cssarit nepos, quem Augui- (5) MMuraica {Claude-François). Histoire civile

iwn Tocant, a qao et menais Aufiistiu est vociutus; et consulaire de la Tille de Ljon. Lyon, Deville ,

imperii anno , Lngdunum Gallia- 16%, in-fol., p. S.

nuB url»em conditam roanifesiissime reperimus : qn»

(•) BaossiTTC. Eloge historique , ou Histoire abrégée

poslea lUostrata martyrum sanguine, nobUissima nun- j^ la ville de Lyon. Lyon, Girin, 17U, in-4«, p. 7.

copator (S. C«,aoii-FLoaMTit G.ifioait , epUcopi Tu- Qo peut consulter encore , sur l'origine et les pre-

^«ensw, Oper^mnia , lib. I , cap. xv... Lutetiœ- „;,„ j.^, j, Lugdunum , l'ouvrage suivant :

ParUiorum, l«99, .n-fol., p. 48.) M,u«,s(C.).DePrimordiisclarissim«urbisUgduni

(J) RotTs {Claude de). Histoire vèriuble de la ville Comraentarius. Lugduni, apud Stb. Gryphlum ,

de Lyon. Lyon, Nugo, 1604 , in-fol., p. 6. 1544, petit in-4".

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gouverneur de la Gaule? Sa vie appartient aux annales de Lyon. *

Lucius Munatius Plancus , né l'an de Rome 680 , était issu d'une famille noble qui avait l'honneur de compter Gicéron parmi ses amis. Le grand orateur prit en affection le jeune Plancus et s'en fit aimer ; leurs relations devinrent une liaison familière et intime. On arrivait , dans ces temps, au pouvoir par le talent de la parole : le jeune homme était à une excellente école , et se montra digne de Gicéron , son maître ^ ; on l'a compté parmi les orateurs. Un autre bonheur, l'amitié de Gésar, lui était réservé : Plancus servit sous lui en Afirique , dans la guerre contre Scipion, beau-père de Pompée , et contre le roi Juba. Gette expédition achevée, il fit partie de celle qui avait la conquête de la Gaule pour objet : Gésar voyait en lui l'un de ses lieutenants les plus habiles ; il éleva très haut la fortune du jeune homme qui le servait si bien , et le désigna pour consul. Plancus avait alors à peine trente ans : il commandait en Gaule , lorsque César périt assassiné.

Les conjonctures étaient critiques. Lié par la reconnaissance à la mémoire de Gésar, Plancus devait ménager ses meurtriers , alors chefe d'un parti puissant ; c'est aussi ce qu'il fit. Décimus Brutus, qui devait être son collègue au consulat, était assiégé dans Modène : après quelques hésitations, Plancus marcha lentement au secours du républicain , dont il apprit , chemin faisant, la délivrance. Lié à la cause des ennemis d'Antoine , vengeur de César, il s'unit à Lépide contre Tennemi commun. Mais l'armée de Lépide avait accueilli Antoine avec enthousiasme, et avait passé tout entière sous ses drapeaux. Plancus n'était nullement sûr de ses soldats : c'est dans cette conjoncture difl&cile qu'il reçut du

1. — ViscosTi. Fconograpjiie romaine , pari. 1 , § 2*. Locios Mu.'iatkjs Plancos. Parti , 1817 , édition in-4^, tome I, p. 153. — Biographie universelle , art. Plancos. — Schoip- FLiN. Altatia illustrata , in- fol., tome I, p. 52. — RuunKHEifius. Notes sur Velléius Patcrcnlus , lib. II , cap. L%ni.

Il existe un portrait authentique de Plancus , gravé sur une de ces médailles qui serraient, chez les anciens , de billets d'entrée au théâtre. La légende indique son nom et sa qualité : Pla?icds cos ; le revers a pour type la couronne civique que Plancus lui-même avait fait offrir à Octave avec le titre d'Auguste. (Visconti , n® 8 de la planche VI , in-fol. de l'Iconographie romaine.)

2. — « « L. Munatius Plancus, Ciceronisdiscipulus, orator insignis, qui, cuni Gajliam comatnm regcret , Lugdunum condidit. ** ( Eisise , iu Chronic. )

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sénat Tordre de dissoudre son armée et d'établir deux colonies romaines , Tune à Lugdunum et Tautre à Raurica , près de Baie. ^

Gcéron et Plancus s^écrivaient souvent - : Plancus regardait Gcéron comme un père ; il réclamait ses conseils , soumettait sa conduite à ses avis , et lui témoignait une grande reconnaissance. De son côté , Cicéron exprimait à Plancus une vive amitié. On remarque, dans les lettres du grand orateur au fondateur de Lugdunum, un vif amour pour la patrie et un dévouement absolu à* la cause de la république expirante. Cicéron excite Plancus à combattre Antoine qui ne lui laisse pas un moment de repos ; il lui témoigne de vives inquiétudes , et se plaint de n^oser penser librement sur les affaires publiques , et du péril auquel Texpose , dans le sénat , l'obligation de vivre au milieu d'une troupe de gladiateurs dont Fimpunité a fait monter Finsolence au plus haut degré. Son amitié obséquieuse prodigue au gouverneur de la Gaule des éloges que la postérité n'a pas confirmés : Cicéron loue les talents militaires de Plancus, son équité dans l'administration, sa prudence dans toutes les circonstances , et la douceur de l'intimité qui les unit. C'est à Plancus qu'ont été adressées ces belles paroles si souvent citées depuis : « Omnia summa consecutus es, virtute duce , comité fortuna. »

Mais Plancus ne se piquait nullement de lutter avec cette fortune qui le servait si bien ; il s'identifia si parfaitement avec elle, qu'il la suivit sous tous les drapeaux. Il avait combattu Antoine, tant que le parti républicain avait été le plus fort ; mais Brutus et Cassius, déchus de leur ascendant, perdirent aussitôt son ap-

1. — Voici le texte de Dion , si importaqt pour l'histoire de la fondation de Lugdanum : «■ Ac ne quid f inîstri sospicantei facinus aliquod perpetrarent , jussi sunt a senatu iis qui , qaondam Vienna ( quod est proTÎncix Narbonensis oppidum ) ab Allobrogibus exputsi , ad coofloentes Rbodani Ararisque fluviomm consederant , urbem coodere. Itaque illic subsistentes , Lugdonam (quod.olim LuguduDupn Tocatum fuit ) œdificaverunt.

Cassii Dioms Cocceiani Historiaeroroanaîquae supersunt libr. (edent.Joaon.-Alb. Fabricio). Hamburgi, 1750, io-foL, tome I*' , p. 486.

Menestrier a torturé ce texte de son mieux , pour démontrer que les Romains bAtîrent la ▼iUe noaveUe auprès d'une ville ancienne qu'il appelle Lugudunum.

2. — Il existe quatorze lettres de Cicéron ^ Plancus , et onze lettres de Plancus à Cicéron : cette correspondance curieuse eut lieu dans les années 709 et 710 de la fondation de Rome.

Cicf RONis Opéra omnia ; lugduni'Batavoi*um , apitd Fîzevirios , 1640 , 10 vol. in-l^ , tome VI , lib. X cl XIII.

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pui. Octave avait déclaré ses prétentions à l'héritage de César, son grand-oncle : réussirait-il à le recueillir, lui si jeune et si peu connu ? rien n'était plus douteux. Plancus se mit au service du parti qui lui parut avoir le plus de chances , et suivit à la cour d'Egypte ce même Antoine qu'il avait traité de brigand. On dit que son désir de plaire à son nouvel alhé,lui fit oublier plusieurs fois alors ce qu'il devait à la dignité du nom romain : on vit ce courtisan de Cléopâtre accepter un rôle parmi des histrions, et représenter, nu, le personnage de Glaucus. Mais Antoine eut le tort de se laisser vaincre à Actium : Plancus se hâta de s'humilier devant Octave , qui lui pardonna et l'associa à sa fortune. C'est de concert sans doute avec le nouveau maître du monde que Plancus proposa au sénat de décerner à Octave le titre d'Auguste. Tous les partis avaient succombé , il n'y avait plus de liberté ; Octave régnait sans rivaux et montrait , dans l'exercice du suprême pouvoir , un talent et des vertus qu'on ne lui avait pas soupçonnés. Traité avec distinction par Auguste, Plancus passa à la cour de l'empereur une vie paisible et peu considérée. Sa versatilité , sa circonspection timide , sa constance à trahir le parti qu'abandonnait la fortune , lui aliénèrent l'estime de ses concitoyens. Elevé à de grands honneurs, consul pour la seconde fois, l'an de Rome 765 , il connut cependant le chagrin , et sentit plus d'une fois , sous la toge de sénateur , le malheur d'une vieillesse sans considération et sans dignité.

On a loué avec justice son esprit fin et cultivé, son goût exquis pour les lettres , et son talent d'orateur ; mais ces mérites n'excusent point la*faiblesse de son caractère. Cicéron, qui ne le connut qu'au début de sa carrière , le trouve cependant déjà trop docile aux circonstances: « Nimis servire temporibus.» U reconnaît que la fortune a secondé son élève d'une manière peu commune : a Fortuna sufiragante, videris res maximas consecutus. » Sénèque nous a conservé l'opinion de Plancus sur la flatterie : " Il ne faut pas, dit celui-ci , tant de mystère et de dissimulation « dans la ftatterie , et l'adulation est perdue lorsqu'elle n'est pas « aperçue : le flatteur gagne à être pris sur le fait , et plus encore « à être réprimandé et à rougir. » Ces maximes , Plancus les mit en pratique pendant toute sa vie. Sa philosophie tout épicurienne et l'aménité de ses manières rendaient son commerce agréable.

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Horace, qui l'appelle sage, lui adressa uae de ses plus belles odes. ^

L'histoire ne dit point qu'il ait porté le moindre intérêt à ce Lugdunum, dont il fut le fondateur. Après avoir exécuté le décret du sénat relatif aux Viennois exilés , et conduit à Lugdunum une colonie de Romains , le gouverneur de la Gaule cessa de s'occuper de la ville nouvelle. Cependant il s'en souvint plus tard. Plancus possédait une très belle villa près de Gaëte , sur une colline qui domine la mer : on y construisit, de son vivant, un superbe man* solée , et on plaça sur la porte de ce monument une inscription qui subsiste encore , et dont la dernière ligne rappelle l'acte le plus important de son gouvernement de la Gaule ; la voici , elle est le plus ancien des titres de l'histoire de Lyon et un des plus authentiques :

« Lucius Munatius Plancus , fils de Lucius , petit-fils de Lucius, «< arrière-petit-fils de Lucius, consul, censeur, proclamé impe- « rator deux fois, l'un des sept décorés de la prêtrise des Epuci Ions, triompha des Rhétiens, fit construire un temple à Sait tume du prix des dépouilles , distribua en Italie les terres de « Bénévent , et établit dans la Gaule les colonies de Lugudunum « et deRaurica. » ^

i . — C'etl la 7* du IWre (iremier :

Laudaboat tlU tltrafli Rhodoi , «at MiljleB^ ,

Aat Ephesam , bimariste Corinthi Mœnia

2. — Ce docomeot a trop d'importance pour que je le reovoie au Recueil général des inscriplions latines , à la fin de ce volume ; le Toici en entier , tel que l'ont donné MM. Bréghui et Péricaud :

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