‹ Histoire de la ville de LyonChapitre 132 sur 364 · INSTITUTIONS CHARITABLES. — XIX* SIÈCLE · texte numérisé non relu

INSTITUTIONS CHARITABLES. — XIX* SIÈCLE

Menaide a établie , en 1840 , à Fourvière; par la Providence que le testament de Tabbé Caille a instituée, en 1842; par la Providence des Jeunes-Economes aux Chartreux , fondée en 1 804 par Madame Bureaux de Puzy, et par d'autres maisons encore. De jeunes filles pauvres sont formées aux bonnes mœurs et au travail dans les Providences de Tabbé Coindre, de Saint-Louis-de Gonzague , de Mademoiselle Desmarets , dans celle de la Croix- Rousse et dans celle de Jésus et de Marie , à Fourvière. Déjeunes garçons abandonnés apprennent le tissage des étoffes de soie et sont nourris et vêtus par la Providence de Tabbé Collet, à la Croix-Rousse. De malheureuses filles sans état et corrompues , mais cependant susceptibles encore d'une régénération morale , sont reçues dans le Refuge des sœurs de Saint-Michel , constitué à Saint-lrénée, en 18H , par le cardinal-archevêque Fesch; dans le Refuge des filles de Notre-Dame de TÂntiquaille , œuvre de Fabbé Dupuy , en 1824 ; dans rétablissement des sœurs du Bon- Pasteur d'Angers, au château dit du Diable, et dans la Providence de Bethléem , une des succursales de l'œuvre du Patronage des dames. Le Refuge de la Solitude, au quartier de Montauban, fondé, en 1821, par l'abbé Besson, s'ouvre pour les femmes libérées qui , à l'expiration de leur peine , sont dans l'impossibilité de trouver des moyens d'existence. Les Charlottes , ainsi appelées du nom de leur fondatrice Charlotte Dupin , portent des secours aux prisonniers , et font des quêtes dont le produit leur est destiné. Les sœurs de la Marmite distribuent aux indigents des soupes , du linge , des remèdes , du charbon. La Société de Patronage s'occupe du placement, soit comme apprentis, soit comme ouvriers, des jeunes libérés de la maison pénitentiaire ; elle leur assure un protecteur, un appui , et encourage leur bonne conduite par tous les moyens qu'elle juge convenables. Fondée en i 835 , elle se compose de souscripteurs en nombre illimité; depuis 1841 , sa sollicitude s'applique à de jeunes garçons qui n'ont point encore été l'objet de poursuites judiciaires, mais dont la conduite donne des inquiétudes. Une société analogue très récente, instituée par une réunion de dames lyonnaises, fournit un asile et procure, par le travail, des moyens d'existence aux orphelines, aux vagabondes, aux convalescentes sans ressources, qui sortent de l'Hôtel-Dieu, et surtout aux jeunes

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