PATOIS DE MUSSY
Un membre distingué de l'Institut, M. Duméril, disait, il y a quelques années : •« II est facile de le prévoir, bientôt •« les patois auront complètement disparu ; beaucoup de •> mots employés, même par les pères, ne sont déjà plus « intelligibles pour les enfants, et l'on doit se hâter de les « recueillir si l'on porte quelque intérêt aux origines de la « langue. «•
Il est certain que les familles, reconnaissant de plus en plus la nécessité d'envoyer leurs enfants aux écoles, afin de leur donner un commencement d'instruction, la langue se modifie et s*épurô de jour en jour. En comparant ce qu'il était à Mussy dans la classe peu aisée, il y a soixante ans, avec ce qu'il est aujourd'hui, on constate une grande difiérence en moins dans le nombre des personnes faisant usage du patois. Quelques mots de ce patois ne sont même plus employés que rarement. Nous avons consulté les recueils des patois de la Bourgogne, de quelques parties de la Champagne et de la ville de Langres , tous pays avec
lesquels Mussy a eu de toute ancienneté des rapports de voisinage ou obligés, dont il est résulté une certaine conformité de langage ; nous avons surtout recueilli les souvenirs des habitants actuels de Mussy, et nous nous sommes reporté à nos jeunes années afin de pouvoir ainsi former le relevé d un grand nombre de mots qui ont été ou qui sont encore en usage parmi quelques personnes de Mussy.
Nous y avons compris des mots qui sembleraient ne différer du français que par suite de la corruption du langage» et tous ceux qui, n'étant pas admis par Tacadémie, ont paru devoir être considérés comme patois.
DEUXIEME SECTION
"Droits. Institutions, jâta1>lissouiontM. >Ca8fi8tT*atiii:*06 , otc. qui ont ox:istc> à Mussy.
CHAHTRE PREMIER