I. — Commerce de vins, eaux-de-vie, etc
Ayant 1789, Mussy avait une importance commerciale qa*il a perdue à la première révolution. La résidence des évèques de Langres dans leur château, pendant une grande partie de Tannée , y attirait beaucoup d*ecclésiastiques et d'autres personnes de distinction. Le grenier à sel, où ressortissaient cinquante paroisses, mettait les habitants de ces bourgs et villages en relation avec Mussy, dont les foires et marchés étaient alors très fréquentés. Le commerce des cuii*s y était considérable ; on y comptait quatorze marchands tanneurs en 1674, et il existait encore dans cette ville plusieurs tanneurs, mégissiers et corroyeurs, au commencement du dix-neuvième siècle. Ce commerce y a entièrement cessé.
Le principal commerce actuel est celui des vins, eauxde-vîe, des grains et des moutons. On y trouve des marchands et ouvriers, pour tous les objets de la consommation ordinaire. Le nombre des patentables était en 1855 de 110, en 1860 de 102, et en 1867 de 103.
Le chemin de fer qui avait été ouvert à la circulation depuis plusieurs années, de Troyes à Bar-sur- Seine, a été
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continué de cette dernière ville à Châtillon-sur-Seine. par Mussy, et livré au public le 16 janvier 1869. Il y a sur ce chemin une station à Plaines.
IL — Usines et Fabriques.
§ 1". — FORGE ET TRÉPILERIES.
Il existe à Plaines (autrefois paroisse de Mussy) une forg« et une tréfilerie, et à Mussy une seconde tréfilerie, qui appartiennent à la compagnie des forges du GhAtillonnais. A la forge de Plaines sont joints des ateliers pour galvaniser les fers et fabriquer la couperose. On présume que ces usines peuvent donner des produits consistant en cinq on six millions de kilogrammes. Elles occupent environ deux cents ouvriers.
La forge de Plaines a été construite» par la compagnie, il y a plus de trente ans. La tréfllerie de Mussy a été établie sur la Seine, là où Tévèque de Langres avait fait construire, en 1727, un foulon pour Fécorce à l'usage des tanneurs. Il y avait eu en cet endroit, dès 1488, un foulon pour les draps. Le commerce des cuirs ayant cessé depuis plus de quarante ans, on a successivement utilisé la chute d*eau pour une scierie de pierres du pays et des environs ; puis pour une fabrique de pointes de Paris, et ensuite pour la tréfllerie actuelle.
Une autre tréfllerie a été construite à Mussy, au moBfin dit du -Bas, en 1864 ; elle appartient à MM. Cailletet et Defrance ; elle emploie trente ouvriers.
On lit dans un manuscrit de Fabbé Mathieu que M^ Roussel de Médavi, de Grancey-le-Chàteau, nommé en 1670 à Tévèché de Langres, dont il ne prit pas posseieion, avait rintention de faire construire à Mussy une forge et un fourneau.