V. — Jubé supprimé.. — Statues dans téglise
hors des chapelles.
Un grand jubé avait été construit à l'entrée du chœur, sous Tépiscopat de M»" Tévêque Helvis de Roche-sur- Yod, ou d un de ses prédécesseurs, au seizième siècle ; il a été démoli en 1733.
Deux statues, appuyées contre les murs qui donnent sur le transept, et qui séparent le chœur des deux chapelles principales, représentent : celle à droite la sainte Vierge, portant lenfant Jésus , et celle à gauche, saint Pierre portant 1 église et les clefs du paradis. Il a sur la tète, un bonnet terminé en pointe et par une croix. C'est la tiare (1).
(0 L*anciennc tiare était ornée d'une seule couronne; les papes Doniface Vlll et Benoît Xlli en ajoutèrent chacun une au qualoniàne
siècle.
La statue de saint Pierre en bronze, qui est au Vatican , est du treizième siècle. Les cheveux du saint sont courts et sa barbe épaisse. Une simple couronne à jour, est plus large que la tète. Les clefs sont dans la main gauche, et deux doigts de la main droite sont appuyés sur le menton. (Annales archéologiques, 1863.)
Un bas-relief, représentant une descente de croix, est fixé au mur de Téglise au midi près de la chapelle Saint- Jean-Baptiste.
Il y a, à gauche de la porte latérale aussi au midi, la statue d'un saint revêtu d*un surplis, avec la date de 1549. Cette statue était autrefois placée dans la chapelle de Sainte- Madelaine.
VL — La porte principale d'entrée et les portes latérales.
La porte principale d'entrée de Téglise est au couchant ; elle a été renouvelée il y a un siècle environ.
Les portes latérales au nord et au midi , sont en bois de chêne. Elles sont fortes et anciennes. Â chacune de ces portes, il y a un anneau ou poignée, avec serrure et verroux qui sont, comme Téglise, du treizième siècle. Ces objets sont représentés dans le Portefeuille archéologique de la Champagne, par Gaussen, livraisons 30 et 31, in-4**, dans le magasin pittoresque, de mai 1855, page 156, et dans les Annales archéologiques, page 209 du volume 1859. La description que contiennent ces Annales est ainsi conçue : « C'est du quatorzième siècle, il est même d une sévérité qui M ne déplaisait pas au treizième. L'anneau de la poignée est M fait de deux serpents, soudés à la queue, séparés et me- « naçants à la tête. Au morion, tête d'animal, de chien « peut-être j au verrou, tète de lion. On le voit, c'estencore
** du fer vivant, comme aux portes do Notre-Dame à *» Paris. «
VIL — Les Vitraux.
Les fenêtres du chœur et du sanctuaire sont au nombre de quatorze, cinq forment le premier rang en bas, et neuf la rangée du haut.
Trois fenêtres du sanctuaire derrière le maltre-autel sont en grande partie garnies de vitraux anciens de couleurs rouge, blanche, jaune, violette et grise. Ce sont celles du haut. Quatre fenêtres du premier rang au bas, ont des vitraux de couleurs moins vives qu'aux fenêtres supérieures. La cinquième du milieu est murée et couverte par un tableau. On a rapporté dans les trois fenêtres du haut des fragments de verres coloriés étrangers aux 'sujets qui y étaient représentés. Des verres blancs y ont aussi remplacé les verres de couleur qui manquaient, quelques verres de couleur restent dans six fenêtres du chœur et du sanctuaire et dans celles du transept, il n*en reste pas dans les fenêtres de la nef.
Les vitraux de la chapelle de Notre-Dame sont de couleurs diverses, partie anciens, partie nouveaux. Ceux de la chapelle Saint-Nicolas, aussi de diverses couleurs sont tous nouveaux.
Delabrosse, dans la description de la baronnie de Ricey, rapporte que Gilles Vignier est représenté sur les vitraux du chœur ; et M. Arnaud donne les détails suivants.
«* Parmi les fragments des vitraux, dont les fenêtres du •* chœur étaient autrefois garnies, on remarque réensson ^ aux armes de la famille Vignier, qui a été brisé, et dans » les bordures des trois fenêtres du milieu, les fleurs 46
<i lys de Franco alternent avec les trois tours de Castille, « qui caractérisent les règnes de saint Louis et de « Blanche sa mère, pendant lesquels Téglise a été com- « mencée...
On voit dans les vitraux du chœur, comme l'a écrit M. Arnaud, les tours de Castille et (de même qu*à la Sainte- Chapelle de Paris) les fleurs de lys de France. Celles qui restent ont échappé à la destruction que le Conseil de la Commune ordonna, en 1793.
On distingue bien Técusson dont la bande est de six pièces, trois d'argent, trois de sable, le chef d'argent et le fond de l'escu de gueules ; tandis qu'à une des clefs de la voûte, la bande est de huit pièces, mais sur la question de savoir si cet écusson est celui d'un de Vignier ou d'un de Mussy, nous ne pouvons que renvoyer à nos observations concernant les fondateurs. (N° P'de ce chapitre.)
Dans les vitraux du sanctuaire, Jésus-Christ crucifié est représenté deux fois. On y voit aussi les Saintes-Femmes et quelques autres figures.
Adam et Eve se voient à une fenêtre, à droite de l'autel. IjQ serpent enveloppe de ses replis l'arbre garni de ses fruits, et il apparaît au milieu de cet arbre avec la tête d'une femme s'adressant à Eve. Les vitraux qui représentent ce sujet, paraissent appartenir à une époque moins ancienne que les autres.
Les verres de couleur ont paru dit-on, dès le sixième siècle. {Annales archéologiques, 1863.)