‹ Histoire de la ville de SensChapitre 7 sur 37 · JEAN COUSIN · texte numérisé non relu

JEAN COUSIN

D'après Jacques Tavau qui fut son contemporain. Jean Cousin naquit à Soucy situé dans la banlieue de Sens, où se trouve le château de Monthard qui fut, dit-on. habité par cet artiste. On ignore la date précise de sa naissance et de sa mort. Toutefois. M. Deligant, maire de Sens de 1858 cà 1869, fixe cà 1500 ou InOl la date de sa naissance. Il est également regrettable que l'on ne connaisse pas exactement la date de sa mort qui, selon toute probalilé. eut lieu en 1591, ce qui porte à environ 90 ans la durée de sa vie. Jean Cousin était cependant le gendre d'un ambassadeur de François P"", puis d'un lieutenant-général, et il semble qu'il aurait dû avoir, soit à Sens, soit à Soucy, sa patrie, à défaut d'état civil, quelques amis pour se souvenir tout au moins de sa mort dont la date précise aurait pu parvenir jusqu'à nous.

Néanmoins, on rencontre le nom de Jean Cousin le 2 Octobre 1526, comme étant requis par le baillage de Sens et par des particuliers comme géomètre-arpenteur, à l'âge de 25 ans environ. Il est l'auteur dans la Cathédrale de Sens de magniliques verrières représentant la légende de Sainl-Eutiope et la sibylle de Tibur.

Parmi les principaux tableaux de Jean Cousin, quelques rares qu'ils soient, on cite : Eve, première Pandore, qui se trouve^ paraîtil, dans la famille de Bonnaire qui le possède en indivis et qu'elle tenait de l'auteur même. On montre à Sens, dans la rue qui poile son nom, l'habitation qu'il fit construire.

Ses trois œuvres principales qui datent de Sens et de Paris furent : le Mausolée de l'amiral Chabot, pour l'église des Célestins, le tableau du Jugement dernier qu'il peignit pour un couvent de Minimes et qui se trouve actuellement au Musée du Louvre, dans la 3« galerie des primitifs français, et enfin .son Artemise qui est à Auxerre.

Jean Cousin se maria, selon toute probalité trois fois : d'abord à Marie Richer, de la famille de Christophe Richer, conseiller, valet de chambre et secrétaire de François P' et ambassadeur en Dane-

marck et en Turquie; puis il épousa, à la mort de sa première femme, Chrisiine-Xicolle Rousseau, fille de Lubin Rousseau, procureur du Roi, puis lieulenanl-général de Sens (1487-1488) De ce second mariage naquit une fille unique, Marie Cousin, qui se maria le 15 Septembie 1552 à Etienne Bowyer. II« du nom, né à Soacy en 1521 .

Enfm Jean Cousin épousa en troisième noce une femme du nom de Marie Bow ver. née à Soucy en 1515.

Mais de ces trois mariages, le second est indéniable, historiquement parlant. Quant aux deux autres, ils ne paraissent pas certains, en l'absence de tout registre de l'état civil.

Les habitants de Sens ont cru devoir élever à Jean Cousin, dans le beau jardin qui porte son nom, une statue dont l'auteur est M. Chapu. qui fut inaugurée le 3 Octobre 1880 et qui représente assez bien l'artiste en costume de l'époque. Il est toutefois regrettable que l'on n'ait pas songé à en élever une aussi à Guillaume de Sens qui nous apparail comme un homme de génie supérieur et incontestable.

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