TOME PREMIER
SOISSONS, IMPRIMERIE DE EM. FOSSÉ DARœSSE ,
>m Ua BtTB , N" Kl.
HDCCCXXXIX.
ce^ mmnej reconpui au ^ mef^éoi/ m 'iHHUf are €!^ef/ie : i/^ ne mentOMi/ rien tnamâ aue ce^iii a lin. di/M^n^ aoj^c nonoraé^ Aoi4fr m encoii^raaer a 'uouj /^w-. J^ Joid/venta^ €ie /a ^ce^weùffa/nce Cùvec uiaueâi ^wHdà €MfM accueiui la Aromeààe m da A»<acnaene Au' ûucaàon , tne Ae^t^uaae aue oHHià recevre9> €wec /e tneme Jenà^nen/ ce âemoùanaae ae fna ArcJonae reconnoMance efwen^ v<^uà.
'OUOf.
Tétais en résidence à Soissons, depuis cinq années environ, lorsque parut l'ordonnance royale du 1^ août 1 831 , dont les dispositions rangeaient cette yille au nombre des places de guerre. Je conçus alors le dessein de consacrer mes instants de loisir à réunir, pour les archives du Génie, tout ce qui concerne la partie militaire de son histoire. Ce ne fut guère qu'en 183^ que je pus me livrer à des recherches suivies et vraiment sérieuses, dans lesquelles j'ai été singulièrement favorisé par l'exécution de grands travaux arrêtés pour ses fortifications.
(Il)
Je ne tardai pas à voir mon sujet grandir. Je fus firappé tout à la fois des beaux souyenirs historiques que je voyais naître à chaque pas, et de l'insuffisance des auteurs qui avaient traité cette matière. En face d'une histoire si féconde en grands événements , et plein du désir d'être utile aux habitants d'une ville où je devais passer une partie importante de ma vie (*), je sortis bientôt du cercle que je m'étais tracé, et, des matériaux que j'avais recueillis, je formai un corps d'ouvrage sous le titre de Recherches historiques sur la cille de Soissons. Je me proposais, sitôt l'ouvrage achevé, d'en faire don à la bibliothèque de la ville C).
La première partie se trouvait terminée au mois de mai 1 826 ; elle comprenafit les temps anciefis jusqu'au X* siècle ; je m'empressai de la communiquer à plusieurs personnes. La rédaction de la seconde partie était déjà parvenue jusqu'au milieu
(') Arrivé à Soissons, le xo septembre z8x6, j*en sois parti le ao décembre x83o.
(b) Voici comme se terminait la préface placée en tête de cet onwngt : t. ..^.,. J'aurai da moins jalonné une partie da terrain qoireaeeticofe « à explorer, et mes efforts n'aoront pas été tout 4 fait infructueux, B*iis « peuvent attirer TatteAtion et les talents de ({uelque citoyen de Soissons, « sur uu sujet aussi intéressant , et rexciter à nous donner enfin nnc « histoire digne de l'antique célébrité de sa patrîc. »
( ni) do XY* siècle, quand M*"" Maréchal mourut. La nouTelle du legs patriotique de cette dame me fit hésiter un moment. L'importance de ce legs (19,000 fir.) devait naturellement stimuler le zèle de plusieurs savants , et je pouvais craindre d'en* trer en lutte avec des ëcrivsdns habiles et avantageusement connus. Mais devais-je renoncer à un travail qui me mettait à même de satisfaire mes goûts, ainsi que mon désir d'être utile? Fallait-il, alors que la récompense promise donnait l'éveil à de louables ambitions , £ûre taire en moi tout sen- &neiit d'émulation , et sacrifier, à des considérabons pusillammes, le firuit de plusieurs années de recherches laborieuses. Ces raisons et les instances des personnes qui avaient lu mon travail , fixèrent mon incertitude , et je résolus de garder, pour le présenter au concours , un ouvrage qui pouvait être terminé beaucoup plus tôt, mais que les nouvelles circonstances ne me permettaient plus de rendre public. En me réservant d'ailleurs pour le concours, c'était agir encore dans l'intérêt de la science , qui ne peut que gagner à une concurrence nombreuse.
La ville de Soissons n'a cependant pas manqué