RESTAURATION DES ÉDIFICES RÊUGIEUX
Le trioiuf^e du cathalicisme , dkns la ville de Soissons f était des plus complets ; mais TÉglise avait fait des pertes énormes <pCïl fallait réparer, au moins en partie. Dans Tenthousiasme du succès, tous les fidèles Toulm*ent j contribuer. Chacun , pautre comme riche , s'empressa d*âpporter son offi*ande , et en peu de temps toutes les égBses paroissiales sortirent de leurs ruines et furent rendues à leur destination ; toutefois on renonça à réédxfier les égfises et chapelles de St-Julien , de St-Christophe, de St-Antoine et de Ste-Hiède, dont rexîstence n'était pas nécessaire. L'exemple des sacrifices que commandaient les malheurs de
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l'Eglise 9 avait été donné par réréque M« Charles de Boucy ) il fit l'abandon de trois années des re^ venus de son évéché et de quelques bénéfices qu'il possédait, montant ensemble à environ vin^^eux mille livres par an , pour être employés à pourvoir la cathédrale des ornements les plus indis-* pensables. Mais tous les ornements de ce grand édifice ayant été impitoyaUement abattus ou rau^ tilés, il Mlut beaucoup de temps pour réparer le dommage, et encore quelques-uns de ces ome^ ments n'ont-ils jamais été remplacés. A l'égard de la restauration de b décoration intérieure , elle fiit faite k diverses reprises. £n 1663, on recons* truîsit le jubé et les deux chapelles latérales.
Mak la restauration la plus importante eut lieu en 1 767 : la grande sacristie lut construite ; on remplaça , par le mait>re , les dalles de {Nierre qui pavaient le chœur et le sanctuaire , qu'on entoura d'une belle grille ; enfin, on réédifia le jubé, ea ne conservant de l'ancien que les colonnes de marbre noir ; mais on laissa subsister les deux chapelles latérales telles qu'elles avaient été construites en 1663.
L'évédbé avait éprouvé des pertes considéra-
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blés. Les Gai^imstes , qui détestaient M. de Roucy, à cause du zèle qu'il arait déployé contre eux et contre leurs doctrines, saccagèrent son pahds de fond en comble et pSlèrent lès cachettes ou se trouvaient renfermés toos les ornements et les habits pontificaux. Ce prélat laissa le soin à ses successeurs de faire reconstruire les bâtiments , et consacra toutes ses ressources aux besoins des égfises, des maisons religieuses et à des œutres de bien&isance. C'est de 1« qu'on a rapporté un trait qm montre que s'il savait exercer la charité, il savait aussi donner des leçons de bienséance. Le commis d'un marchand de grains , voulant acheter les blés qui se trouvaient dans les gre-* mers de l'évéché, crut qu'il les aurait à meiUear compte en s'adrcssant directement à l'évê^pie, plutôt qu'à ses agents : le prélat le remit au lendemain , lui disant que d'autres marchands lui en offraient d'avantage , et qu'il fallait voir qui eo donnerait le plus. Le commis étant donc revenu à l'heure incBquée, l'évéque liu dit, en lui mmitrant des pauvres qui étaient rassemblés dans sa cour : « Voilà mes marchands qui me promettent « le ciel pour récompense du pain que je leur
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« . doime , Toyez n yous avez quelque chose de « îDèilleor à m'cyffnr, i» et congédia le comims qiii se retira ronfos de sa dënîàrche.
Les cèmninnattés retigieoses éprouvèrent beaucoup phis de ^HfficttUés à rétaUir leurs édifices. La plupart d'entre elles avaient ëté dépouillées d'une partie de leurs biens , et quelques - unes étaieat tenues eu commende par de hauts dignitaires dé l'ÉgUse , qui résidaient au loin et ne prenaient qu un Irès-fiuble intérêt à leur prospé* rite. Ge ne fîit donc qu'avec beaucoup de peine, et au prix de sacrifices pénibles y que les religieux dé St^épin «t de St-Léger parvinrent à réparer leurs maisons de manière à pouvoir s'y loger , tant bien que mal. Les chanoines de St-Jean se réioslallèrent plus facilement ; leur abbaye avait moins soufiert et ses revenus étaient plus considérables ; au bout de quelques années , tous les dommages se trouvèrent réparés. Il n'en fiit pas de même de la célèbre abbaye de wSt - Médard ; elle ne put jamais se relever du désastre qui l'avait frappée. En 1 593 , l'évéque , M. Hennequin , demanda qu'elle fût réunie à la mense épiscopale, donnant pour motifs que ses religieux étaient hors