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COUVEWT DES MINIMES.
Quoique tout annonçât que la plupart des maisom religieuses de Soissons ne pourraient jamais se remettre entièrement de leurs désastres , quelques-unes montrant toujours de vastes ruines, et que les jours de leur prospëritë étaient passés sans retour , il se trouva néanmoins encore des personnes de la bourgeoisie qui voulurent doter là ville j déjà si bien pourvue de communautés , d*iin couvent de AGnimes. L'évéque et le chapi* tre applaudirent hautement à ce dessein. Peutêtre TavaienMls suggéré euxHuémes, afin de mieux assurer, aux dépens des zélés , un établissement convenable à ces nouveaux moines qui furent appelés à Soissons vers Tannée 1 580.
L'abbaye de St-Jean des Vignes donna le bâtiment et la chapelle de l'ancienne école de Ste-Catherine , dans la rue Girondin , qui reçut depuis le nom de rue des Minimes. Des personnes pieu-
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ses se montrèrent trës-générenses ; entre autres un jeune avocat, au parlement de Paris, nomme Moreau , qui , pour se dâivrer du dànon , dont il se croyait obsëdë, prît Thabit de religieux et fit don de tout son bien , montant à environ vingt mille livres, outre six muids et demi de blé de rente. Il reçut, en récompense, le titre de fondateur, quoiqu'il eût manifesté le d^ir d'être âspensé de cet honneur.
' ' Dans la smte , après la guerre civile de la ligtR, té duc de Mayentie remit une somme de six roiHe livt^es qui avait été léguée par son beau-*père , Tamirai àt Yillars^ à un nouveau couvent de cet ordre, mais sans désignation expresse. Les Mimmes de Soissons donnèrent par reconnaissanre, a ee duc , le titre de ' second fondateur , et son tœar fut enterré dans Tégfise. de ces religieux, suivant le désir qu'il en avait manifesté en mourant.