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aoaiuds qui s'empressèrent de le reeoimsitre , quelque déplaisir qu'ils eussent de sa refipon. Le deyoir et le patriotisaw reiiq[Mirtèretit sur les scrupules rdigieux et sur rintérêt personnel. Les politiques fitreut conune les Réformes , «tpuktb de la ville , sans aucune exception , et toutes lés fonctions publiques furent confiées à des gens entifarement dévoua au lieutenant général.
Par toutes ces précautions on Toulait s'assurer la possession de Soissons , afin de pouvoir s'y retirer au besoin ; car le chef de la ligne avait à lut^ ter, non-seulement contre les troupes royales , alors réunies aux Calvimstes , nuds il lui (allant ausri se mettre eu garde contre les ligueurs de Paris, dirigés par les seize, tribuns obscurs , turbulents et jaloux de toute supériorité : ils commençaient à ne plus vouloir entendre la voix de ceuxlà même qui les avaient entraînés dans la révolte.
Après la bataille d'ivry , Mayenne vaincu , n'osant pas trop se fier aux Parisiens , Tint à Soissons sous le prétexte de rassembler les troupes qui se trouvaient disséminées dans les places de la Champagne et de la Picardie. Son séjour dans cette ville le mettait aussi plus à même de communiquer avec
le gouYerneur espagnol des Pay»^Bas , dont il ne rougissaitpaftderëolaraerrassistaaice. Soissonsdevintalors le foyer des trames ourdies contre h paix de l'Etat et contre la personne dm roi? Et ce fiit dans le châtean Gaillard qu'ent lien la câèbre entrevue du duc de Mayenne et dn duc de Fëria , envoyé. da roi d'Espagne pour frire ëlireparles états de la ligue, aS8end>lés à Paris, sa fille ClaiinB- Engéoie ixi trône de saint Lonis. L'entrée de l'ambassade espagnole, àSoissons, fut très-belle. Elle fut suivie de festins et de divertissements, donnés par le duc de Mayenne , qui était bien loin de partager les vues de se^ bêtes.
Le duc de Mayenne fiôsait toujours travailler aux fortifications de Soissons ; qui paraissait devoir devenir bientôt son dernier refiige. Craignant, avec rabon, que les bâtiments à deraHrainés de l'abbaye de St-Médaird ne fussent trèspréjudiciables à la défense de la ville , il avait formé le projet , avec l'assentiment de l'évécpie , de raser cette antique et célèbre maison. Déjà les ouvriers y mettaient la pioche , quand le pneur , resté, seul dani^ le monastère pour le psy der y rappela tous les moines qui , ne pouvant
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pkisyAtre Boîrris,. airaiont endossé la cuirasse et serV9mA dans les troupes de la li^^e ; leur arrivée, et les clameors des Soissoanais , dont le priew aiwit réclamé le secours , firent saspen^ dre la dâaolition , et le légat du pape , auprès de la Mgue I informé des projets da duc et de Véféqpe » s'opposa formeUeRient , au noÉi du' saint siège , à la suppression de Tabbaye.
Au mois de mai 159il, le tùi vint assiéger, en personne, la ville de Laon, qui se défendit opi<niâtrément , et ne capitula que le 92 jinllet. MAfis sa reddition entraîna )a soilroisston de Château- Thierry , d'Amiens, de Beauvais et dé Pé^onije; en sorte que les ligueurs ne conservâiait pkis , dans la Bicardie, que la Fère , Ham et Soisèoss. Les Soiasonnais n'en demeurèrèbt pzB mtiins attachés à la faction, et malgré les charges énormes qulk étaieflA obligés de supporter, ils fid* saknt avec beaucoup d'ardeur le service mili* tmre.
Mais les succès de Henri IV , sa conversion ^ la foi catholique et son extrême générodté envers tous ceux qui imploraient sa démeikce, aasuraient chaqpie jour davantage son triomphe et hâtaient
laraiM*de laligtte. Déjà Paria et les principales riUes. du royaume ataieiit fait leur smmission. Soissons ^ deyenue un des refuges des rebelles , se trouvait comme bloquée. Dans une excurnon à ViHers^otteréts ^ sa garuison avait été maltraitëe , et le baron de Poosenac , son gouverneur , fait prisonnier. Le duc de Mayenne, tau|ours aidé des Espagnols, continuait la lutte; mais voyant que le peupk se fatiguait d'une guerre qui n'avait plus de motif, ni même de prétexte, et que ses affiës n'ayaient d'autre but que d'épuiser la Fraoce, écouta enfin la voix de la prudence «t du dtvoir. 11 obtint des conditions beaucoup plus favorables qu'il n'était en drdt de Fespérer. Par le traké conclu à Folembray , au mois de janvier 4496 3 fut stipulé : « Que la viHe de Soissons serait mie des trois places de sûreté que le roi accordait , pour six ans , au duc de Mayenne ; que pendant ce temps , il n'y aurait dans cette ville , et à deux lieues à l'entour, aucun exercice de religion autre que la catbolique ; et que nulle personne , d'autre religion , ne serait admise aux fonctions publiques de la ville.
Cependant la cession de Soissons, comme place
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4e sûreté 9 ae donnait au duc de Mayenne que le :gouvernenient militaire de la ville , c'est-à-dire le droit d'y entrefenir des ofl&ciers et des troupes à ses ordres ; mais Tadministration des affaires municipales reutra dans les midns des ëchenns , et la justice fut rendue par des juges d'institution royale. Ce duc fixa sa résidence ordinaire à Soissons, habitant altematiTement , selon la saison , le château Gaillard ou ceUtt de Yauxbuin. Il mourut^ dans le premier, en 1 61 1 ^ ]NuUe action grande ou utile ne signala les seize années qu'il Técut à Soissons. Il se contenta de faire construire queW ques maisons près du rempart , pour y loger des personnes de sa suite ; ce fot l'oripie de la me de Guise. Le duc de Mayenne et Henriette de Savoie » sa femme ^ fiirent inhumés dans Valise cathédrale auprès du maitre-auteL
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ÉTABLISSEMENT
D'UN ftURJ^U mS FINANŒS.
• flknfi IV, totti en powsinYatit , arec vigneur, le COW8 ée ses succès militaires sût les factieux , appbrlaiir tous ses soins à rëorgauiser Tadministratien de son royaume , où régnait là plus grande coiifiiBion , suite Inëtifable de trente années de dé^ darementsJ'PtUr im édlt rendu au camp devant la Fëre'/au mois de notembre 1595, il ordonna l'action ; à Soiss^ons , d*uû bureau des finances , quoique cette ville ftt encore au pouvoir de ses ennemis. Le bureau fut installé le 1i juin de Tannée suivante. Ses attributions étaient de régler et de juger toutes les affaires et les causes concernant les domaines du roi , les eaux et forêts , les ponts et chaussées , la voierie, enfin les impôts et contributions de toute espèce. Son ressort s'étendait sur les élections de Soissons, de Laon, de Noyon,
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de Clerraont, de Gcépy et de Château-Thierry, en 1614 on y ajouta Tâection de Guise.
Le bureau des finances de Soissons se composait : de deux présidents trésoriers généraux de France , de huit trésQriers de France , de deux receveurs des finances , de deux contrôleurs des finances, de deux receveurs du taiilon, de deux contrôleurs du taillon , de deux receveurs et contrôleurs des gabelles , de deux greffiers , de deux huissiers collecteurs des finances et de deux huissiers du bureau. Ce corps éprouva, dans b suite, plusieurs changmneDts : ou lui adjoignit ua procureur et deux avocats du roi , un contrôleur général .des finances, un receieur et un greffier triennal, un huissier garde-meubles; mais les charges des ppéaideols fiurent supprimées et râmies à celles des trésoriers qui furent portées an nombre de vingt-trois , en sorte que ce bureau comptait environ trente-six chaînes ou emplois.
Les charges de trésorier de France , donnant droit à des titres de noblesse , elles étaient très-recherchées, en même temps qu'elles donnaient un grand crédit à ceux qui les possédaient. En effet , ce corps était fort estimé dans le pays, et ses