COMPAGNIE DE T; ARQUEBUSE
C'est an milieu de l'exaftàtion causée par les prédications foribondes de la Bgue, et lorsque Soissons était la grande place d'armes de cette faction , que la compagnie de l'Arquebuse prit naissance. Pour lui donner plus d'importaflce.
DE HnssoNS. 333
on carrcMa la r^màé et la hante bctargMiiie, m établissant en principe qu'elle seole pottrait y être* admise, coacnrecnttnent avec h noblesse, à Texclusion des • petits propriétaires , des inar^ cbafads et des gens de métiers.
En 1G00 , le doc de Mayenne, ensa qualité de gôuTcmeur sopâîeur de Soissons, fit concession, à cette compagnie, de la portion de iremplurt cdiki'prise entre la tour du Diable et le sâiHaxrt dû bastion de St-Crépin. Cette concession fcrt approuvée par des lettres patentes du roi, données en 1606. La compagnie 'fit fermer de murs ce vasAe emplacement et y établit son champ dé manceu-* vres et de tir. Vingt ans après elle y fit élever , à ses firais, un pavillon en pierre de taille et en brique (c'était le genre de construction alors à la mode), d'un style élégant, renfermant une salle éclairée par dix grands vitraux peints , d'un fort beau travadl, et dont les sujets étaient tirés des Métamorphoses d'Ovide. En 1658, M. le maréchal duc d'Estrées fit construire la grande porte d'entrée de ce champ d'exercice, qui reçut le nom de Jardin de l'Arquebuse , à cause des plantations d'arbres, d'arbustes et de charmilles dont
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dura pas au de)à du XVn* siècle.
PeodaDt longtemps la compagnie se fit remarquer par les fêtes qu'elle donnait. Enveloppée dans la suppression des compactes armées , ordonnée par un arrêt du 5 apût 1735, sa belle salle servit de magasin d'armes pour la milice. Rétablie au bout de dix-huit ans, par le créent du duc de GesYTçs, gouverneur de la province, qui lui fit rendre son pavillon et son jardin, on y admit, pour remplir les vides causée par la mort de beaucoup de ses membres , des petits bourgeois et des marchands. Dès lors, elle ne fut plus recherchée par la haute bourgeoisie et ne put rc-
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COUVENT DES CAPUCi '^««»
Le duc de Mayenne , fils du célèbre chef de \^ ligue , gratifia la ville de Soissons d'un couvent de Capucins , dont il posa la première pierre , le 10 août 1613, au bruit des tambours et des trompettes , en présence du clergé , et de toutes les autorités et notabilités de la ville.
Ce couvent est le seul établissement que Soissons ait reçu des deux ducs de Mayenne, qui possédèrent cette ville presque en princes souverains, pendant vingt-deux ans , et encore ne fut-ce tpi^n moyen do sommes données par les bourgeois et
par qnriqiH» gentiUioiiimeB é» eMirons, qion pat pmrenr à mettre Uéfifice en était de reoeroir, in bout de deux ans, fai.iioaTelle commuiacatë.
Le doc deMayeofiefit concesrion, en aa qualité de gottVenieur j d'une portien eonBidëi!sd)le de terrain ^ où se troimiit compris ]e cavafier destine à battre le sommet de la colfine St«Jean. Les Capucins ayant plante une grande croix sur ce caYaGo** on lui donna le nom de Calyaire des Capucins.