ET SIEGE DE LA VILLE, EN
Henri lY avait vaincu la ligue ; mais comme Henri IH , il tomba sous les poignards de cette funeste association. La loyauté de son caractère et la clémence généreuse dont il avait usé envers ses plus grands ennemis ^ n'avaient pu désarmer tous les bras parricides que la Sainte Union avait appelés à son aide , et sa mort attira sur la France
de nouvelles calamités.
Louis Xm , son fils , n'était âgé que de dix ans.
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La reiiié M«rie àe Méittds Ait dëdarëe régente. Son admirifttration n'difitt qu'une sake déçlo^ rable d'intrigoes et de cabales. Les grasd» et les courtisans eurent bientôt dëvorë les trësors amasses , sous le règne précédent , par le sage Sidiy .
A la mort du vieux duc de Mayenne , la régente avait continué à son fils le gouvernement de Soi»sons, elle y avait même ajouté l'important gouvemeroent de Tlle de France ; mais ce duc ne paya cette faveur que d'ingratitude. Malgré la recommandation touchante que son père lui avait faite , à son lit de mort , d'être toujours fidèle au roi , il se jeta dans la fiction des princes , à la tète de laquelle était le prince de Coudé, qui possédait le comté de Soissons. Ce prince, irrité de ne pas avoir une part dans le maniement des affiures, prit occasion des faveurs accordées an florentin Coif cini, mari de la iavorite de la reine, et surtout de son élévation à la dignité de maréchal de France, pour s'éloigner de la cour. Plusieurs seigneurs des plus considérables suivirent son exemple. La ville de Soissons , la meilleure place. du gouverne* ment du duc de Mayenne et la- plus rapprochée de la capitale , devint le foyer des intrigues et la
tiafitdfiyaQçale&C(mHngiii^d^^8^<'^9 et dorant b Amt du 9 aoAlv ^ eoba danala Titte, par la porte: dm ch^ftau ^ Ma tête 4e qqetqûes rég^menl^. MaitPf ^c^^la pbœ , il fit ano^ter le prëvôt^ IcfSi :é(faeiJn6f et tpules ka peraeoi» ipii skwmft fm pfPt il. la r^bolutioa d'appeler les «bxmpes rayalea » ou qu'il aarait n'èta^e pas &vorablea au parti des seigneiirs, etjeafit expulser iounëdiat«nieNA,delayiUe..Le.iiQiid>rades enlis a'âemit à phi^tde qttan|iite> panai lesquels qo remarquait, après MM. de.TottniAf, ^ pcéfûsti royal ; Qteguav^yy^oyfinii GUlay; ]LapQrtev.^clieTins^.et Quinqvet , prQjQwpew delà ntte ;» BÇM. Booaaré ,
Bpndnel, :baiiiiîdu.«9lafe(^; Jfeaql^lkr^el;^u|^o^t, ay434ats-4U)rei; Jterâder, .pcéf]A*îdÉf»dBiaFéclmB$ de» mombses du jtiaîUiafp., ^buosan des finan* ce^, d^rë^ecticHi |st .pl]|flieufSâCdlanoioe8v.L'ëTèq^, M. Hennequin, xiuî«s'était nenduaupi^ès du due pout L'exhorter à o^ preudre aucune part aux; tr<Hablc» de l'Ëtat et lui rappeler ks demies resparolas de mA père^ seireiîra à son château de SeptinoDts « mécouteutda p^ de succès de sa dëm^rche. B!autees personnes s'âDignèrent yor-
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lontairement de la ville , dans la crainte de passer pour les partbans de la faction.
Par ce coup d'autorité, qui dësor^nisait le corps municipal et les tribunaux , le duc de Mayenne se trouvait maître absolu, fl fit saisir les caisses publiques et percevoir les impôts aux profit des princes rebelles. La guerre civile éclata peu de temps après , et Soissons devint Tasile des familles de plusieurs chefs. La princesse douai-r rière de Condë et la duchesse de Longue ville, s'y retirèrent; et les troupes de la garnison mettaient à contribution et pillaient les biens des personnes attachées au parti de la reine-mère. Cet état de choses dura jusqu'au mois de mai t616, que le traité de Loudun vint y mettre un terme.
Le prince de Condé ayant été arrêté, le 1 " septembre suivant et mis à la Bastille, les ducs de Vendôme, de Longueville, de Mayenne et d'autres seigneurs se réfugièrent à Soissons ; mais des conférences tenues à la ferme de Cravançon amenèrent un traité , qui ne satisfit personne ^ bien qu'il y eût à Soissons une procession générale, en actions de grâce de la paix, à laquelle les princes assistèrent.