‹ Histoire de la ville de SoissonsChapitre 140 sur 197 · MALADIE PESTILENTIELLE · texte numérisé non relu

MALADIE PESTILENTIELLE

En l'année IfôB^ une maladie pestilentielle éclata dans la rue des Cordeliers , l'une des plus larges et des plus saines de la ville , et se répandit rapidement dans tous les quartiers de Soissons ,

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et bientôt après dans les villages yrâmis. La violence de la maladie augmentant chaque jour , les ëchevias prirent le parti de faire isoler les malades. A cet effet , on fit établir des baraques en bois le long du chemin , conduisant du Mail à l'abbaye de St-Crëpin en Chaye, où l'on transportait les. pesUfërés. Trois pères capucins s'offrirent pour leur donner des secours, et tous trois moururent victimes de leur dëvoûment, ainsi que la plupart de ceux qu'ils a^vaient assistés. L'hiver apporta quelque ralentbsement au ravage du mal; nuus il continua pendant las années 163^, 1635 et 1636. Beaucoup de personnes avaient quitté la ville. Les magistrats ne sachant plus à quelles mesures recourir pour délivrer leur pays de ce terrible fléau , qui avait porté le deuil dans toutes les familles , s'adressèrent aux religieux de St-Médard, et obtinrent une procession soleunelle des reliques de saint Sébastien , à laquelle les chanoines de la cathédrale refusèrent d'stôsister, à cause de quelque différent qui survint. La maladie diminua presque aussitôt dans plusieurs quartiers et disparut entièrement avant la fin de l'année.

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