‹ Histoire de la ville de SoissonsChapitre 139 sur 197 · CONGREGATION DE NOTRE-DAME · texte numérisé non relu

CONGREGATION DE NOTRE-DAME

Dans le même temps que le corps de nlle s'occupait d'assurer Tiiistruction des jeunes gens , en sollicitant les Jésuites de prendre la directiofl du collège , M. de Gonnelien , ^comte de Pernant, conçut le dess^ d'avoir à Scions une coînmunautë de la congrëgalion de NotrcrDavie , instituée tout nouvellement pour Tiastraction des fflles. L'évêque, M. de Haquevitte, approuvant ce dessein, fit venir quatre de ces religieuses et les logea % r^véché, en attendant qu'un emplac^ement convenable eût été défimtivemeni dioisî pour les y installer. Apràs plusieurs profets, oa s'arrêta au bâtiment du petit St-CrépHi, qui était alors dans la possession de 4a confrérie des pénitents de l'adoration du saint Crucifix. On obtint des lettres pa* tentes du roi , datées de Niort , le 95 avril 1 699 , qui accordaient aux dames de la congrégation la chapelle de St-Crépin, avec tous les meubles et les

imiaeiibles qui ea âëpenduevt ; et les aiitoriiaicnt à acquérir l'espace de deux arpeots aiu eanroos de ladile chapelle» Los c<Mifrère& a'aTAieot pas attendu rarri¥ëe des lettres du roi pour nder les lieux , et &i faire la reoise à la nouvelle coiporation; ils voulurent aussi contribuer à son établissement qu'ils regardaient , avec raison , comme un bienfait pour leur vilfe« Le vicomte de Pemant et M"* de Bourbon, sa femme, fournirent les fonds nécesaaires pour coostmire des bâtiments et les meubler ; et leur fille fiit la première personne de Soissons admise dans la communauté» dont elle devint bientdt la supérieure. L'exemple donné par cette demoiselle trouva beaucoup d'imitateurs ; la maison fut très-recherchée des filles de la bourgeoisie. Dans un temps, on y comptait jusqu'à quarante reli^euses du chœur.

Au moyen d'acquisitions successives , cette maison s'était procuré un jardin spacieux derrière k bâtiment principal ipi'elle avait fait construire à l'angle de la r«e du Château , m il subâiâte encore. Mjm la création de l'école gratuite des sœurs (de rËnlaut-Jésns , en 1 736 ^

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fit dimitmer Miisiblement le nombre des fittes qui frëqueiitaiefit ses classes. Pour l'en dëddimnager, on Itu accorda la permission d'ouvrir un penfflonnat où Ton donnait une éducation j^us i9evëe et qui contenait ndera aux classes supérieures de la bourgeoisie.

La chapelle de St-Crépin étant cçUe des anciens arbalétriers de la rille , la compagnie de r Arquebuse qui leur avait succédé, donna des cloches à la condition qu'elle contînuenÂt, comme par le passé, d'y faire faire le service funibre de ses membres; Dans la suite, l'Académie de Soissons fit choix de cette chapelle pour le même usage.

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