GRANDES FONDATIONS DE L'AISNE
£h 1658, les eaux de la rivière d'Aisne s'élevèrent à 6 mètres 83 centimètres au-dessus do zéro de l'échelle d'étiage , lequel marque le fond» du canal de navigation , et couvrirent de 3 à i pieds toute la plaine de Crouy, les rues du faid>ourg St-Yaast et quelques-unes des parties basses de la ville, où elles entraient par les égouts. Elles emportèrent les deux arches du pont , les plus rapprochées de la ville , ainsi que la tour qui défendait le passage. Cette tour n'a pas été reconstruite.
On cite deux autres crues extraordinaires de
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places fartes du royaume ; elle cmiserra cependant un gouverneur et un lieutenant du roi en titre , mais sans fonctions. Les fortifications ne fiirent plus entretenues : arec le temps, tous les ouvrages extérieurs disparurent et leurs terrains furent aliènes. On convertit en promenades publiques les remparts du corps de place ^ en supprimant les parapets qui furent jetés dans les fossés ; enfin une partie des talus intérieurs se couvrit de maisons et de jardins appartenant à des particuliers.
Le désarmement de la ville rendit le service de la milice ui^bdne beaucoup moins lourd; car Saissons n'ayant lamais eu de garnison permanente, c'était' à cette nrîlice qu'iaivait toujours été confiée la garde des portes et des remparts. La diminution du service mifttaire sembla donner plus d'éaergie aux compagnies de TArbalète , de TArc et de l'Arquebuse : leurs réunions devînreoC pins fréquentes et elles donnèrent des fêtes fort agréables. On remarqua surtout la fête donnée par la compagnie de l'Arbalète , lorsqu'elle rendit son grand prix , en 1 664 , aux autres compaf^iM de la province. Vers le même temps, la
coutpagme de TArc de la ville , prenant exemple sur celle de TArquebuse , fit ëlever , dans son jardin , un joli pavillon, dont les vitraux de couleur égalaient en beauté , dit Rousseau-Desfontaiaes^ antair contemporain, ceux de la salle de l'Arquebuse.