TROUBLES DE L\ FRONDE
Lia minoritë de Louis XIV ayant donne nais^ sance, comme celle de Louis XIII, à des foctions qui amenèrent les troubles de la Fronde et la guerre ciiile, TarcUduc Léopold, gouverneur gàiëral des Pays-Bas espagnols , fit , en Tannée 16^9 y une invasion en France avec une petite itfmée , dans le but d'encoonaiger les factieux ti de prolonger, par ce moyen ^ TéCat de malaise et d'aflaibiissement dans lequel le royaume ' était tombé depuis la mort du cardinal de Richelieu. Son armée ayant passé la ritiëré d* A! sn^ , à Poiït»vert, vint s'étiéïlir dans la vallée dé là Yèftle, oecttpatit Braîsne et Fismes et faisant mine de vouloir se porter sur Soissons ; mais' l'anitée dans cette place de deux petits corps de troupes frâhçaises , la mit à l'abri des attaques de Tafrcblduc^ qui ne cherchait d'ailleurs qu'à se toiettre en
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communication avec les factieux maîtres de la capitale.
Cependant , le 30 août , un détachement de Tennemi parut sur le mont de Belleu » d'a& il envoya quelques hommes dans ce village. Reprenant sa route sur Braisne, il incendia la ferme de Ste-Geneviève. Â la vue des Espagnols tous les habitants, sans distinction , avaient pris les armes , et l'évéque lin-inéme ^ M« le.Gfras ^ s'était porté sur le remp^trt , aptaé d'une laqce ; voulant nuuktrer > par son exemple , que le premier devoir d'un, citoyen est de déff^drie se^ foyers 4<mieâtiques coutre les eimemis de son pays^
La rentrée au pouvoir du cardinal Mazarin ^tant devenue la c^e d'une nQ^velle guerre civile^, sur 1^ fin de l'année 165i , le roi epvoya à , Soi^sons le maréchal d'Ëstrées , avec un corps de troupes pour s'assurcgr de cette place, j^f^is le. dc^c de Montba^on qui en était gouverneur et qi^ peiKhait fortemc^nt pour la faction d€;s. princes accourut , pqur exercer ses droits ^ et 8'opfK>$(&r, autant que possible, à l'occupatioo d|e la ville .par le^ trqupes royales. Il .s'en suivit un cqntlit 4e pouvoirs , qui doni^a lien à deux
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partis daas la population : le plus oombreut et le plus influent, qui se composait des magistrats et de Tëlite de la bourgeoisie , voulait rester fidèle an roi et appuyait lé marëchal ; l'autre parti , à la tête duquel était un sieur SangHin , secondait le gouverneur.
lia présence des troupes occasionnant aux habitants une dépense d'environ 9,000 livres pour des foomitnres d'ustensiles , les magistrats en prirent prétexte pour envoyer une députatîon au roi. Trois députés furent donc choisis : MM. Gtiérin , lieutenant au comté ; Dormoy , commis à la recette des tailles de l'élection ; et Bonnet , argentier de la ville. Leur mission avouée était de solliciter la décharge des fournitures réclamées pour la garnison ; mais le véritable but de leur voyage était d'assurer le roi de la fidélité de la ville , et de le supplier d'ordonner le rappel du gouverneur , dont la préseilce à Soissons compromettait la tranqiullité publique. Les députa trouvèrent la cour à Poitiers, et en* reçurent un bon accueil. Le roi fit expédier , sur-lechamp , l'ordre au maréchal de commander à Soissons en son nom. Le duc de Montbazon
ref«t en méoie temps celm de se icliMr , ce qi'fl s*anpre8sa de fiére. La lille fat dëchoifëe des sommes qu elle devait pour les fouraibflm i l'esage des troupes , et par un ordre do consdl , eadate du 8 mars 1659 , il fiit ordonné an prévàt royal de se renfinnner skiclenieat dans, le cercle de , ses attributions judiciaires , et de laisser l'administration des affaires municipales aot échevins ; tout en consenrant néanmoins le rang de premier magistrat et de président dn corpsde ville. C'était un témoignage de satiafection.qiiele roi donnait k la conduite des Soiasonaais , alors que Paris et un ^nd aoudire de !rillca> s'étaient déclarées pour les rebelles.
Vers le même temps , le duc de Lorraine qm avait &it alliance avec le prince de Condé , chef de la Ëtctîon , traversa la province de Soissoos , où ses troupes , composées d'Allemands , eKe^ cèrent de grands ravages. Peu de mois après, les Espagnols des E^&^Bas , ^'avancèrent }usqo'i Ghauny , dansle^desaein de sout^ûr les rebeUe». Ua de leurs détachements m montra sot h montagne des Hardrets eli envoyai une vingtaine de, cavaliers dans la vallée. De» bourgeds ^
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poitèreat cotttare mk et il y eut «ine escar-^ BBOttche où périrent deux bonuD^ofs et quelques çandiien.
Louis XIV passant par Sotssons r«mée sm-^ yaote , y fit quelque séjour. La mifice l>«irgeohe eat rhonneoF de laire k service militaire auprès de sa personne , et chai)ue capitaioe de qualrlier fut admis à remplir , à soa tour , les fondSMis de capitaine des gardes. Une Bidt le jeune monarque sortit de son appartement afin de jug» par liû-méioe de la régubritë de ce service» Arrêté par la dentineUe placée à sa porte, 11 rentra che^ lui très-^satisfait.
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COUVENT DES MINIMESSES.
Ce fut à la laveur du séjour du coi à Sciissons , à son retour de son sacre, au mois de jmn 165d , qu'eut lieu la fondation d'une noovelie maison reiigieuse. Quelques personnes pieuses et amies de la nouveauté avaietit conçu (e projet de voir
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s'élever dans leur Tille, un conretlt et Minimesses ^ dont un seul existait encore en France. Un grand obstacle , il est vrai , s'opposait à cet établissement ; presque toute la bourgeoise se déclarait contre la création de nouvelles corporations monastiques, le nombre n'en était déjà que trop considérable , l'évéque lui-même y était contraire. Les auteurs du projet ne se tinrent
pas pour battus. Sachant que la reine -mère
souhaitait l'établissement de cette communauté, ils attendirent l'occasion &vorable de le mettre à exécution. Quatre Minimesses , tirées du couvent d'Abbeville, arrivèrent à Soissons une heure après que le roi y eut fait son entrée, et pendant que tout le monde était occupé autour de sa personne, de sorte que leur arrivée demeura tout à fait ignorée. On travailla toute la nuit à dresser un autel , et dès cinq heures du matin on y célébra la messe au nom de la communauté naissante. Cependant les éehevins, avertis de ce qui se passait , voulaient faire repartir les quatre reli^euses , mais ib ne purent Tefiectuer. La reine -mère se déclara la protectrice des Minimesses, une dame Laperrière donna tout
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3on him pow les besoins du iioiiveau monastère.; il faUut céder. Ainsi la rase eut onc grande part à la fondation de cette maison relif;ieuse ^ et les bourgeois durent encore paraître contribuer de bonne grâce à la construction du couvent qui fot achevée en 1 666.