‹ Histoire de la ville de SoissonsChapitre 150 sur 197 · II · texte numérisé non relu

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lidUards, des infiraitti et 4ts cnbato d^eraers pattn«6 ; et U avait obteoo, à cet tSet^ des kUieft patentas da mois de mars 1657 , par ksqudltt le rQi» ea noamuait c^ koapiee Thèpital StOxatles, lui: accordait les maison» et ks faieiis4Qiids affectes au pauvres , les anaiônes d'andcm^ fondatioDs et le tiers des amendes et confiiscatiens. Il ordonnait que rétablissement serait administré par révèque et six personnes de la bourgeoisie ^ éhies tous les trois ans, en même temps et de la même manière que les échecs ; il autorisait les administrateurs à accepta tous legs, faadatioas et donations aux. pauvres ; enfin, il pei^m^ttait d'établir dans ledit hospice u» moufio ^ qa colombien

la nûse à. exécution de ce pro}Qt nécessitait dies dépenses beaucoup trop ^rtes pour les rtssouroes de la tille , déjà dinunuées pat la constniQtioo du. eouYeat des Sfiiûmesses) force arat été, de l'ajouraer» Mais. la mauvaisa récolte de L'année 1660 vint encare aggraver le mal de toas les fléawa d'ime disette. Le pm da blé monta de soixante-quinze lÎTres par muli en un seul jour. U.Jalkit se résoudre à iàwre de grands sacrifices.

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Tous les corps «t corporations de Ift ville , convoqués ea assenUtfe {^iitfralt , le projet flit esa^ mine et <discwtë de nouveau , et chacun reconnut la nëcessàtë et Tiirgence de contribuer à cette fondation ckarilable. On arrêta tfg'idlt serait pour cent vingt pauvres ; moitié vieillards et infir mes des denx sexes , et moilië enfants au-dessus de cinq ans.

Sur les instances du corps de ville , appuyées du crédit de Tëvéque, M. de Bourlon , on obtint, pour cet hôpital, la remise d'une partie des biens provenant des anciennes léproseries et'maladfe'ries^ entre autres la ferme de Gravançon. Cependant ^ malgré tout le îk\t du prélat el des magistrats, les bfttimenis^ commeneés en 1661 , ne forent achevée qu'en 1 730. Il fiillnt donc sôiiaAtedix ans pour donner un asile à cent vingt malheureux « tandis que quelques années avuent suffi pour construire un monastire capable de rece- TÔir une soixantaine de Minimesses. Il est vrai qoe les bâtiments de l'hôpital reçurent , tant bien que mal « leurs habitants longtemps avant d'être complètement achevés.

Vers cette même année 1 730 , on s'occupa

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d'augmenter l'établissement de manière à ce que Ton pût y placer deux cents pauYres. Dans le bot de pourvoir à cette dépense nouvelle , le corps de ville conseirtit à un droit additionnel d'octroi de dix sol$ par pièce de vin pendant duc ans; mais les dix ans expirés , le fisc s'empara du droit additionnel , qui fut maintenu et perçu au profit du trésor royal jusqu'à la révolution .

Les pauvres admis dans cet hospice devaient être employés , suivant leur intelligence et leur forcé , à des ouvrages dont le produit était exclu* siyemeot destiné à augmenter les ressources de l'établissement. On y avait d'abord étabfi une fabrique de bas à l'aiguille ; mais elle fiit remplacéty en 1764, par la fabrication d'étoffes légères de laine : serges et flanelles , qui employait douze nuîtiers battants, et la laine était cardée, peignée^ filée et teinte dans la maison. Cette grande amélioration , confiée au sieur Brayer , ancien marchand de b viUe , et l'un des administrateurs de l'hÀpital, fiit l'ouvrage de l'évéque, M. de Bourdeilles. Elle rencontra quelque opposition de la part des marchands d'étoffes de laine de la ville ; mais leurs réclamations ne furent pas écoutées.

CONFRERIE DE S^.CREPIIN.

Pendant que tous les corps de la yille s'occupaient des moyens d'ouyrir un asile aux indigents, quelques personnes trayaillaient à la doter d'une nouyelle corporation religieuse , moins inutile , à la vëritë, que toutes celles qu'on y aTait fondées jusqu'alors , à l'exception , toutefois , de la congrégation de Notre-Dame. Cette nouvelle communauté était celle des frères cordonniers , dîscipies de saint Crépin. Ces frères vivaient sous un maître qu'ils se choisissaient dans chaque ville et auquel ils obéissaient ; priaient en commun , gardaient le célibat sans faire de vœux , travaillaient du métier de cordonnier et remettaient au maître tout ce qu'ils gagnaient. Celui-ci faisait la dépense pour tous ; pourvoyait aux besoins de chacun des membres de la confrérie , et le surplus devait être consacré au soulagement des pauvres.

Leur établissement , à Soissons ^ fut contesté

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par les maîtres cordomiievs de la viUe ; mais fr^ tant soumis aux règles de la maîtrise. Us furent admis et fir^t corps avec les autres. La Tille leur imposa la condition de prendre , parmi leurs apprentis, un en&nt de l'hôpital, qu'ils devaient élever ^atuitement dans leur profession et selon leucs doctrines. La confrérie d^ saÎQt Cr^pw se trouvant au nombre des associations supprimpiëes par la déclaration du toi 4^ 1 778 , lesi trois bbaîtres, doBt eUe se con^posait alors., firent doaar tion à l'hôpital des biens et 4e l'argent q^'eUe avait amassés par ses épargnes, à la condition qu'as seraient ccmiptés. au nombre des bienËûteurs de l'hospice. Le montant de cette donalioD s^élevait à douoe Bville livres.

HISTOIRE DE SOKSONS, PAR DORMAY.

En t663 et 166d, parut XMstbm de la vOlédi Soissons et de ses rois , 'ducs, comtes et gùuçen^ neurs , wec la suite de ses êdéques, par Claude

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Donoay , ebanoine régulier de St-Jeao des Vi-gnes. Cet ouvrage ^ qid avait coûté vingt années de recherches à son bborieia auteur , et qui renfermait , à très-peu de chose près « tout ce qui avait été dit jusque-là sur Soisi^ons , laissait pourtant encore beaucoup à désirer. Dormay , boumie sage et judideia , et qui ne manquait pas d'esprit de critique , a écrit son livre sur d'autres livres , mais sans sortir des murs de son monastère , ni sans chercher à réparer les nombreuses omis* dons faites par ses devancière . Malgré aies défauts r ^^ lî^^ fut bien accueilli du pui^c et on le trouve encore dans toutes les mains.

Plosieurs historiens avaient précédé Dormay : le premier fut Nicolas . Bedette , qui oofliD»f n^ son ouvrage vers 1553, lors des grands travaux exécutés aux fortifications, travaux qui amenèrent la découverte de quelques monuments des Romains. L'ouvrage y resté inachevé par la mort de Tauteur, fut continué par Ducbesne, son beaufrère, et ensuite par Michel Bertin, prieur de St-Jean des Vignes; maisjil n'a point été imprimé.

Melchiur Regiiault , conseiller au bailliage de

â80 nmxuBM,

SoisMDs , fil knprimer, en i€!Xi , une histinre sooiniaire des ëyéqued et des conrtes de Soissons; oiais cet ouvrage n'est ^ère qn'un rccodi de decumaits historiques .

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