‹ Histoire de la ville de SoissonsChapitre 163 sur 197 · LE PARLEMENT EXILÉ A SOISSONS · texte numérisé non relu

LE PARLEMENT EXILÉ A SOISSONS

Le âS noTémbre 1 753 , l'on vît arriver , à Soissons , les membres de la grande chambre du parlement de Paris, où ils étaient envoyés en exil par une ordonnance royale do 8 du même moi^. Cette mesure arbitraire et rigoureuse , avait été prise contre eux parce qu'ils s'étaient prononcés, avec une grande énergie , contré l'archevêque de Paris et son clergé , qui exigeaieiit des billets de confession des pénitents et des malades. Ces magistrats se firent tous remarquer, pendant les neuf mois qu'ils passèrent à Soissons , par beaucoup d'uT'banité , pair des mœurs irréprochables , et surtout par les abondantes aumônes qu'ils faisaient |ournellement aux pauvres, sans s'inquiéter si ceux qu'ils secouraient étaient molinistes ou jansénistes. Cinq d'entre eux moururent avant la iin de leur exil.

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BAILLIAGE PROVINaAL DE SOISSONS.

Cinq ans après, le duc d'Orléans , dans l'uitention/saus dotite , d'augmenter son infloence petsonkielle , obtint «n édit royal par leqael le ressort du bailliage de Soissons fiit ëtendu sur les prësidianx, bailliages et prëTÔtës de Cr^y^ de Goucy, de Villers-Cotteréts, delà Ferté^MSloa,

etc et cette cour reçut ie litre de Bailliage

prooincial, et ses offiders celui iie Conseillers de Son Altesse sArmissime momsdgnewr le duc d'Or téans. Ses arrêts étaient rendus an nom du roi et du prince. Les deux présidences de TaBcien bailliage furent dors réunies auK chaiges de lîeyteriant général et de lieutenant criminel y et cette cour, après a^oir subi, depuis moi iostitation, en 1596, plusieurs nodifioatiéiis , se tiwpy» définitiyemeirt composée d'un çrand baïUi d'^^ée , d'un lieutenant général, d'un lieuteuant criminel , d'un lieutenant civil , d'un lieutenant de polire «

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de émx ataesMurs crfmmds p^cnlkrs, dedoiœ cQweUlem ; et, eofia, pour le parquet , d'un procureur du roi et de deuK a¥ocats d« roi. Vendent ensuite un greffier civil , un greffier criminel , un huissier exploitant partout le royaume, quatre huissiers ordinaires, quatre huissiers audienciers, un receveur des consignations, un commissaire aux saisies , seize procureurs , quatre arpenteurs jures avec un greffier de l'écritoire ; en tout , dnquante-sÛL charges et offices de j»dicajture« On conçoit aisément quelle influence ce corp» devait exercer dans «ne viUe de sept à huit mille âmes.

Par le même édit de 1753, le roi accorda, à tous les fiiagM»ti9ts du bailliage de Soiascos , le droit de porter la robe rouge dana les cérémonies ppbUque^. Ce droit s'étendait aux conseillers ecclésiastiques qui pouvaient porter la soutane de cette couleur à l'église les jours de grandes fêtes. Le chapitre de la cathédrale voulut s'y opposa, mais le duc d'Orléana^ qui avait fait accorder ce privilège , obtint on arrêt par lequel les conseillers ecclésiastiques furent confirmés dans le droit de porter la soutane rouge , non-

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sealèment dans les» cërémomes piddSques , où ils asflistaie&t comme membres do bailliage , mais encore au chorar les jours de fêtes solennelles.

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