T SALLE D& SPECTACLE
Dai}«.las temps antérieurs a» XVn* siècle, les repr^Wtatious théâtrales Ëâsaiettt, en quelque sorte , partie des cérémonies du culte cathoiiqoe : dles avaient alors , presqu'exdumvement pour objet, de /montrer au peuple le spectacle des principami mystères, ou des grands événements de la religîoa, et mi théfttre temporaire était
dressé , à cet efict , le plus souvent dans la place du cloître St-Gerrais ou dans la cour du palais ëpiscopal.
La plus ancienne représentation de ce genre , dont il soit fait mention dans l'histoire de Soissons, fut donnée en 1 530. D'autres représentations eurent lieu en 1 559 , et pendant les années suivantes, pour échauffer le zèle des Catholiques. Quand la faction des ligueurs commença à s'agiter ouvertement contre la puissance royale , on mit sur la scène l'histoire d'Elisée, d'Achab et de JézabeL En 1579, cette pièce, composée par un sieur Jean-Baptiste Petit, bourgeois de Soissons, fut reçue avec de grands applaudissements.
Mais lorsque l'art dramatique , cessant de traiter les sujets religieux, fut devenu tout profane , il fallut nécessairement chercher un autre théâtre. Ce ne dut être qu'après un laps de temps assez considérable que la population de Soissons , placée sous l'influence toute puissante du clergé, osa enfreindre ses défenses, et se livrer sans crainte à un genre de plaisir que sa susceptibilité réprouvait . Et quand , plus tard, quelques troupes de comédiens se hasardèrent à y donner des