PRISONS
Ou a vu que sous le régime féodal , chaque juridiction seigneuriale avait ses baillis , sa mai-
son de justice et sa prison , presque toujours placëe dans quelque partie du manoir du seigneur : ainsi la prison de l'ëvêque ëtait dans le palais ëpiscopal ; celle du comte dans l'une des tours du château ; le chapitre avait b sienne dans les bâtiments du Goitre ; il en ëtait de même des autres corporations religieuses qui avaient droit de justice. La prison de la commune ëtait toujours placëe dans le beffroi qui formait une dependance essentielle de l'hôtel commun , ou maison derille. Cependant, lorsque le corps municipal s'ëtablit, en 1559, dans le chàtelet de la porte Neuve , les prisons qui servaient à renfermer les justiciables de la prëvôtë , furent maintenues dans le bâtiment de l'ancien beffroi, quoique la phis grande partie de ce bâtiment eût ëtë cëdëe à l'ëlection.
Os prisons devinrent , dans la suite , celles du bailliage et du prësidial ; mais la grande extension donnëe, vers le milieu du siècle dernier, à la circonscription territoriale du ressort de cette cour, le peu d'espace que renfermait l'ancien befiroi et son ëtat de vëtustë, ayant rendu nëcessaire la construction dune nouvelle prison, on bâtit, à
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cet effet , relie qui occupe prësenteiBMit l'un des angles de b grande pbce.
Une ordonnance royale, de Tannée 1770, prèscriTait qne tous les mendiants et gens sans aveu, trouvés en état de vagabondage, seraient arrêtés et renfermés dans des maisons de force, qui devaient être établies , suivant la même ordonnance , dans le chef-lieu de chaque généralité. La généralité de Soissons fit en conséquence construire une prison à ses frais; mais comme l'objet de cette prison avait beaucoup de rapport avec celui de rhôpital général , dont elle paraissait devoir être presque une dépendmice , on prit, pour son emplacement,' une partie du jardin de cet hôpital, à la condition qu'il deviendrait propriétaire du bâtiment, dans le cas où la maison de force soait supprimée.
Le bâtiment peu étendu , dans Torig^e , a reço des augmentations considérables depuis qu'on en avait fait une des maisons de correction du département de l'Aisne. Celle-ci a été réunie, en 1833, à la maison centrale de Montreuil , près de Laon.