DES NOTABLES
Un ëdit du 5 juillet 1 787 ayant ordonné la formation pour la généralité de Soissons, d'une assemblée provinciale des notables , composée des députés de la noblesse, du clergé et du tiers-état, elle se réunit le 1 7 novembre suivant, à l'hôtel de ville, sous la présidence de M. le comte d'Ëgmont Pignatelli, grand d'Espagne, seigneur de Braisne. La ville de Soissons se trouvait représentée, dans cette assemblée, par son maire , M. Godard de Clamecy , et par MM. Mennesson , échevin ; firayer, lieutenant général de police de Soissons, et Blein de la Chaussée , avocat , lequel y remplissait les fonctions de procureur-syndic du tiersétat. M. le marquis de Puységur, seigneur de Buaancy, y siégeait aussi.
La session ne dura qu'un mois et ne fut point renouvelée , parce que le roi convoqua , dans le
courant de Tanoée soÎTaDte, h Emieiisc assonblëe narioDalc des états gëhëraux qui mit fin à b Yicille monarchie. Pour Texpéfition des aflbires, l'assera^ blëe proTinciale de Soissons se partagea en quatre bureaux qui s'installèrent dans une maison de la rue du Coq Lombard. Un rapport du quatrième bureau, celui de l'agriculture et du commerce, attribuait l'accroissement de la mendidtë , dans le Soiftsonnais, à trois causes : 1* la concentration de la propriété territoriale et sou exploitation par trop peu de fermiers; S^ l'absence de mannfiictures ; 3"* le trop grand nombre de monastères qui distfftuaiAit des aumônes à leurs portes. La troî> ^ème cause du mal, celle qui tendait à en atténuer la rigueur, a disparu : mais les deux autres subsistent toujours.