SAVANTS ET PERSONNAGES MARQUANTS
La trop grande prépondérance de l'ordre ecclésiastique , puissamment secondée par une adhésion aveugle de la bourgeoisie, exerça, pendant de longues années, comme on vient de le voir, une
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influence ftiiheuse sur la force de la population. Cette prépondérance se fit aussi sentir , mais ayec itioins d'inoonrënient, il est Tr» , sur les intelligences : un sujet s'annonçait-ii avec d'heureuses dispositions , TËglise le rëclaniait , la famille s'empressait de le lui donner, et bientôt les devoirs du sacerdoce arrêtaient l'essor que son gënie aurait pu prendre, s'il fttt reste dans le monde. Quant à ceux qui embrassaient la carrière judiciaire, ou celle de l'administration , ils avaient à ménager soigneusement les susceptibilités do clergé, avec lequel il était de leur intérêt de vivre en bonne harmonie. De là peu^étre le peu de réputation que se firent les membres de l'académie de Soissons , et l'espèce d'oubli où tomba cette société.
Si Soissons ne compte point p^hrmi ses enfants de ces nbmà célèbres qui font également honneur à la France comme aux lieux de leur naissance , tels que Racine , la Fontaine , Gaillard , nés dans sa province , cette "viUe n'en a pas moins produit quelques noms reconmandables dans plus d'un genre* Sans remonter aux temps antiques, ni même à ceuiL oti elle était la capitale de la monarchie ,
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on trouve . encore les peraonoa^ 3uivaats. , dont plusieurs^ il eAt vrai, o'oot point reçu le )our dans ses murs, mais y ont acquis le droit de cite par.une longue résidence.
Adalberon , abbë de St- Vincent de Laon , trèslettré, suivant la chronique de Guibert.
Raoul , comte de Soissons , Tun des plus an^ ciens poëtes français.
Jean II, son fils ; il fut attaché , presque toute sa yie , à la personne du roi saint Louis , qui rhonorait de sa confiance. L'estime d'un tel prince est à elle seule un assez bel éloge.
Pierre de Latilly, élevé, en 1313, à la dignité de chancelier de France.
pierre de Menau, commandant de la mihce smssonnaise dans la révolte de 1d14. S'il ffit né Grec ou Romain , son nom serait devenu classique et dté chaque jour à. la jeunesse comme celui d'un héros de la piété filiale.
Sébastien Marner ot, auteur Des passaiges d'ouitremer faitz par ks Françays, composé en 147â, et d'une traduction de la Chronique des papes ^ de Martini Poloni.
Renaud Sturie , médecin , vivait sur la fin
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du XV siècle. Outre un traite contre les atiiées , on a de lut in s^tâm Ubros aphorismonan Hipp^ cratis, etc. .
Jean Ruel » médecin de François I^ , mort en 1535^ publia' : 1"" Veterinariœ medicmœ lib. duo; ^ De natura stirpium; on croit que c'est le pre» iniep livre de botanique publié en France.
Hubert Susanneau , grammairien sous François P'.
Jacques Petit , surnomme Langue-Doiée , à cause de son éloquence; procureur du roi au comté de Soissons , a laissé quelques écrits (1530-1552).
Gervais de Toumay, chanoine de ta cathédràlCf écrivit une Histoire de Sicile, qu'il dëdiia à M« dé Longue] oue , érèque de Soissons et garde des «ceaux (1547).
François Petit, auteur d'rnie tragé£e à'Achaè etJézabel, représentée, avec succès, en 1579.
JéMme de GonneKen, jésuite, prédicateur £frtingué, autenr.de plusieurs ouvrages ascétiques et d'une traduction très^stimée de Yîmdation de Jésus-Christ, né à Soissons, en 1640.
Julien d'Héricourt , l'un des fondateurs de
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rAcadëmie de Soissons , pubfia une histoire en latin de cette Sodëtë.
Jacques Robbe, auteur d'une mëthode pour apprendre la géographie (3 vol. in-1â); d'une comédie intitulée la Rdpinière, et d'un emblème sur la paix, publié en 1679.
Louis d'Héricourt, né à Soissons, en 1687. Parmi plusieurs ouvrages de pirispmdence qu'il publia , ses Lois ecclésiastiques de France , mises eu ordre, lui firent beaucoup d'honneur; il travailla aussi avec succès au Journal des Saçants.
Ix>inse*HéIène Bazin, fille du grand bailli de ce nom, publia, en 1713, un éloge en vers de la ville de Soissons.
François Petit , médecin , le premier qui employa la ciguë comme remède. Louis XY lui ac^ corda des lettres de noblesse pour les ser^ces qu'il avait rendus dans plusieurs épidémies.
Antoine-François Petit, auteur de l'anatomie chirurgicale, publiée en 1753, et de plusieurs autres ouvrages, né à Soissons, en 1718:
Augier Dttfot, auteur de plusieurs ouvrages de médecine t mort e» 1775, à Soissons, où il avait ouvert un cours d'accouchement.
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Manesse , reli^ein de St-j€Àn.et médedn, publia un traite sur la manière d'empailler les oi* seaux.
Ronsin , général de TaFinée rëTolatioimake y né à Soisdons, ea i 753. Outre la tragédie de Louis Xn , dont nous avons déjà parlé, il publia , en 1 785 1 à Nîmes , où il ébdt alors précepteur fhet le baron de Gênas ^ un petit volume de pièces de théâtre.
. Rouaseau , artiste de dbatit à l'Opéra ; il avsât été eo&nt de chœur de la cathédnde.
.. Quiuquet; on. lui doit Tinvention des lampes qui, portent son nom«
Chastenet de Puységur, auteur de plusieurs é/çf%t^:en faveur du magnétisme.
. Tiogry , professeur de chimie à T Acadénie de Qeuèvfe, ^teur de plusieurs ouvrages scientifi* ques.
, Cabier,. av^icat général , pendant quinse ans , à la ^o^r de cassation.
Charpentier ^ partit capitaine dans un batadlhm de volontaire ; ses services et son mérite l'âevirent au grade de lieutenant général et au rang de comte.
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Brayeir-Bea«ire j;ard ^ auteur d'une statistique du dëpartemept de l'AiaDe.
Calland, artiste dramatique et auteur de plusieurs pièces de théâtre.
Nous terminerons cette liste dts illustrations soissonif aises par M""^ Maréchal, Marie-Éfisabeth DarlUf née à Soissons, en i755.
Cette damCf auteur d'un roman intitulé Théùdore DuguescUn, ou les Deux Riçales , prenait le plus vif intérêt à l'histoire de sa ville natale, et pressait ceux de ses amis, qu'elle croyait les plus capables, d'entreprendre ce travail. Ce fut donc dans la noble et générmise pensée de stimuler leur zèie qu'elle légua une somme de douze mille francs , pour la meilleure histoire de ia ville de Soissons qui serait publiée dans l'espace de dix ans, à partir du 1** janvier 1828. Un appel si patriotique n'a pourtant produit qu'un seul ouvrage ; mais M"* Maréchal n'en a pas moins acquis des droits à la reconnaissance de ses concitoyens, qu'elle voulait doter d'une bonne histoire.
Notre tâche est finie. Nous avons déroulé aux
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yeux des Sobsonnais le tableaa des ëyëiiments dont lenr ville fut le théâtre. En racontant h gloire et les malheurs de cette antique dtë , nous avons essayé de leur faire connaître la condition civile et morale des quatre*vin^ générations qd se sont succédées dans son enceinte. Poissent-ils comparer leur sort à celui de leurs ancêtres et se sentir animés d'un nouvel amour pour la constitution qui , en consacrant tous leurs droHs , les met à l'abri des misères des siècles passés ! A^francfais de toutes les entraves qui pesaient sur leurs sueux , puissent41s apporter à l'œuvre de la civilisation le tribut de leurs lumières et de leur activité f et remplis d'un légitime orgueil pour la viHe qui les a vus naître, travailler à lui rendre uopeu de l'éclat qu'elle avait jadis.
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