‹ Histoire de la ville de SoissonsChapitre 192 sur 197 · BIBLIOTHÈQUE JET MUSÉE · texte numérisé non relu

BIBLIOTHÈQUE JET MUSÉE

Lors de la suppression générale des éhUasst ifeients reNgiettx , là plus grande partie des fifres et des «reHres qifils possédaient, finrent proinseirèment déposés à iliftMl de TbiteBdanee. Fhs tard, la tiDe obtint d*en former une UliSioiiiiqQe ptAfiqoe , q» Alt pkeée dans les méaies sadks fjo'élle orcnpe aQ)ourd*hid. An nomliM de ces S^res se trouvaient aussi ceux de la MbHodi^iK dé PAeadéBBitè de 'Boissons; nafo il y a toat fiev de croiire qae beàneoup ^onmges préâsuif iiètanHnent des mannserlts , entre autres cdd donné par Fempereur Louis le BâNNBDiaire ) i'aMiaye de St*Médard , avaient été soustraits avant que la ville n'en prit possession. Quant aux chartes, elles avaient été, pour h plupart, rendues comme vieux parchemin , ou envoyées aux arsenaux pour servir à faire des gargousses.

Le sénateur Tronchet exigea, lorsqu'il prit

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posMSsioa, sous le couaulat, de TliAtel de Tin*tendance, que la ville traosféràt aiUears sa bi-bliothèque. A dtfiaut d'un local aBsea vaste pour la recevoir , Tadminiatratioa de la guerre accorda le res-^e-chaussée de Taile gauche du bàlimeDt du sëminaire, servant alors de caserne ; elle y fut maintenue jusqu'en 1 81 9 , ëpoqne où le directeur de la dotation de la chambre des pairs permit de la rétablir dans les salles du palais de la Couronne. A la fin de Tannée 1836, cette bibliothèque se composait de neuf mille cinq cent trente pu[vr9g^, fvniMint e|[|se|ii)>le vipgt-wx m^k <fpt cent dnqua^nte volumes imprimés et deux çept quarante-im pian^crits,

Le^ travaux ei^éçutés 2|uil fort^cation» ayai^t fait décquvrir , ^ ^8:^1 , vn %tpv^ aqlique en marl>re blaqc , donti nqf|s ^Yona parlé an c|ui|iîtFe^ du Me^u d'Alljfttrç, let g^nif m%t{(ir« le qjt k la ^sposi^on de )a ville qqi s'eu^r^ssa 4'9P ^jjffii 4a^ au gouTernement, EHci reçut . en retour • w* collection de Imw^ plàtr«4 , P»iv4 iMqufls «b trouve celui du groupe donné p^ elle, Ces plftn trefi, placés àam h IvSiliothèque « (prmeQt wi commencement de musée ; on y a réuni les divers

objets i.recUôSs éans les fooHleB faites depob 18i6, et dont le nombfre fié peut «umqacr de s'aci7*Qttre à meftiire (Jiie les travaux s'étendront dans la phme du nord , ^nt le sol recèle «icore dans son: sein beaucoup de fragments prëdenx.

Ï^OPULATION.

Oki b vu plus haut , par le nondire d'hommes i)ur assilïtèretit à la grande procession des reliques de St-Médard, en 1530, que la populatiou dé hissons devait ators s'ëlever de sept à huit ÉiMlë fttiies. Dans un dënombrement Eut en 1756, oii a troutë qu'ette était de sept mille cinq cent vingt, y èomiprîs te ckrgé et les communautés religieuses. Les derniers recensements ont donné à peu près le même x!liiflre, d'où il résulte que Cette population' est demeuifëe slalionnaîre depuis tro^ lûècles, pendant lesquels la France a tu s'accrcyttre , du double , le nombre de ses habitants. ' , . .

Celle immobilitë dans la force numérique de la population soissonnaise , malgré le passage de dix générations, semble devoir être attribuée à plusieurs causes : les rigueurs exercées contre 1^ protestants, qui firent sortir de la rille beaucoup de familles riches et industrieuses ; la ma>ladie pestilentielle de 1668; enfin, le grand nom-* bre d'établissements religieux.

L'influence morale de ces établissements , autant que la multiplicité des bénéfices qu'ils possédaient , attiraient dans leur sein la majeure partie des enfants de la bourgeoisie , dont les familles se livraient presqu' exclusivement aux charges et aux emplois des corps judiciaires et administratifk qui siégeaient à Soissons, et n'aspiraient qu'à se maintenir dans la position sociale qu'elles s'étaient faite. Ces charges , qui ne pouvaient ni se diviser ni se multiplier à volonté , devenaient d'ordinaire le partage de l'aîné. L'Église seule offrait une carrière aux autres; car la ville de Soissons était restée en dehors du mouvement industriel et commercial, et le caractère de ses habitants ne les portait pas à courir les hasards ,

pour aller chercher au loin la fortune. Ainsi , le II. il

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bendes, deux demi - prébendes et trente et une chapelles. Les fonds restant pour la fabrique devenant insuffisants de plus en plus , les chanoines se voyaient obliges de prendre sur leurs canonicats pour y suppléer. Afin de s'affiranchir de cette charge , qui diminuait de près d'un tiers leurs revenus, ils demandèrent, en 1733, à Tévéque, M de Laubrière , la suppression de dix prébendes et des trente et une chapelles, pour en réunir les fonds à ceux de la manse de la fabrique. Le prélat ne voulut pas y consentir, en considération, ditil, de t avantage que les familles soissannaises retiraient de ces bénéfices multipliés pour leurs en/ànfs. Le chapitre ayant renouvelé sa demande à son successeur, M. de Fits&- James, celm-ci ordonna, en 1743, la suppression, sans écouter les vaux du public et F opposition du corps de ville. Mais il ne fallut rien moins qu'un arrêt du parlement pour faire exécuter le décret épiscopal , qui avait été attaqué avec une violence inouïe; le prélat lui-même fut en butte aux satires et aux diatribes des Soissonnais.

. La révolution fit disparaître , en masse , tous ces bénéfices qui décimaient la population sois-

sonnaise. Mais le bien qu'on aurait pu attendre d'une suppression faite avec mesure et dans de justes limites, se trouva contrebalance par les reformes radicales qui frappèrent sur toutes les branches de Tadministration publique. Beaucoup de familles 9 privées tout à coup de l'existence honorable dont elles jouissaient à Soissons , furent forcées d*aller s'en créer une nouvelle ailleurs. Plus tard, les guerres de la république et de l'empire enlevèrent une foule de jeunes gens, dont très-peu revirent leurs foyers. Aujourd'hui , après un quart de siècle de paix et d'une prospérité publique sans exemple, Soissons compte à peine huit mille habitants dans ses murs.

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