‹ Histoire de la ville de SoissonsChapitre 24 sur 197 · L. Casaio · texte numérisé non relu

L. Casaio

Melior

Suesaion...

omnihnn ho

noffifaaa apud S...

os fancto. in

qnisitori. G...*

M. Prov. GaU..

n est i regretter qu'elle ne porte point de date : eDe aurait donné la connaissance certaine dn temps oà les institntions romjûnes étaient d^ en Tigoenr cbes les Soesoions.

Quant aux esclaves, qui formaient la quatrième classe, ils restaient en dehors de toutes les institutions ; rayalés presque au niveau du bëtail, ils étaient considérés comme la principale richesse mobilière du domaine qu'ils cultivaient.

L'autorité municipale était exercée par le sénat, qui se composait d'un certain nombre de sénateurs et des magistrats nommés par la curie. Le rang de sénateur était la récompense accordée, pour Tordmaîre, aux curiales qui avaient honorablement rempli tous les emplois de la magistrature civile. Cette dignité était héréditaire. C'était une espèce de noblesse bourgeoise. Le séuat était le conseil municipal, et les magistrats le pouvoir exécntir.

Les magistrats étaient élus par la curie et pris dans son sein. Elle était responsable de leur bonne gestion, et en cas d'insuffisance dans les revenus municipaux, elle devait pourvoir aux frais communs de tous ses membres, à tous les besoins du service public de la cité. Elle était aus^ responsable, envers le trésor impérial, de la rentrée des impôts et devait en couvrir tous les déficits.

L'empereur était représenté auprès de la cité

146 msTOi&E

par un officier, appelé d'abord /V)^ et ensuite comie. Cet officier Teiliait aux intérêts du gowernement, confirouât l'âection des niag;istrats et dirigeait Tadministration de la justice, il avait le droit d'assbter »ix assemblées cb sénat et de h curie ; mais il ne devait pu (aire intervenir son autorité dans les actes de i'administratioa municipale. Ce préfiBt, ou comte de la cité, ne doit pas être confondu avec celui de la province, et encore moins avec celù des Gaules.

Par ces institutions, tous les propriéàôpes (pu n'apparteuaient pas à la dassc des privilégiés, étaient assujrttis à desdevoirs onâ'euxet n'avaient pour tout dédommagement que le droit d'adnûnistrer par eux-mêmes ; mais les agents dn gouvernement s'étant immiscés peu à peu dms les affiôres des numicipes, finirent par s'arroger les droits des magistrats et par s'enqiarer des biens des cités. Ces usorpatioos des officiers impériaux, les ûnpâtsdeveoBS exorbitants parla mauvaise administntkm de l'État, enfin les fi*équentes irruptions des Bariiiares qui minèrent lepays, rendirent les charges mmacipales teUemest excessive que les curiales firent rédmts à la misère et que cette

DE S01680HS. i&l

institution se trouva dissoute. Cependant, sitôt qae la ruine des curiales fut devenue évidente, le gouvernement avait tente de s'opposer aux envahissements et aux rapines de ses agents, en créant, auprès de chaque municipe, un nouveau magistrat appelé défenseur, lequel âait plus spécialement chargé de dékudre les intérêts de la cité et des dtoyens. Les prérogatives accordées au défenseur \m donnèrent une très-grande influence, et relevèrent fort au-dessus de tous les autres magistrats, dont les fonctions devinrent à peu près nulles. Mais dans l'impuissance des lois, et au milieu des nifages continuels des Barbares, la création de ce nouveau pouvoir ne put arrêter la ruine complète des curiales ; elle n'eut d'autre résultat que de fidre passer toute Tautorité civile dans les mains d*mi seul magistrat.

La nomination du défenseur ayant été donnée à la gâiéralité des citoyens, curiales et autres, le d^é i»rvint bientôt à fiiire tomber cette magistrature entre les mains de Tévéque, qui se trouva ainsi placé, sur la fin de l'empire, à la tète du pouvoir municipal, et dirigea seul, et presque sans contrôle, toute l'adflDBistration civile de la ville et de la cité.

148 msTram

Page 1