ÉPOQUE DES GAULOIS
( UTTiRoii 45o Airs. )
La ville de Soissons , réduite aujourd'hui à une population d'environ huit miUe âmes , et privée de monuments qui puissent attester sa haute antiquité, mérite néanmoins une place distinguée dans l'histoire. Dans le cours de dix siècles, elle a été plusieurs fois le théâtre sur lequel de puissants che& et des nations entières ont vu se décider leur sort , et son nom parait avec éclat dans les annales de la politique et dans les fastes militaires de la France.
Les commencements de cette ville sont demeurés entièrement inconnus, et vainement chercherait-on à percer l'obscurité qui couvrit si long-
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temps cette partie de TEurope. Les documents les plus anciens ne remontent même pas à 1,900 ans. On les doit à Jules Gëgar qui en fit le siège et la prit 57 ans avant Tère chrétienne. Elle se nommait alors Nonodunum, et elle était la capitale des Suessions, l'un des peuples les plus puissants de la Gaule Belgique.
La plupart des historiens de Soi»sons ont inutilement tenté de jeter quelque lumière sur son origine. Au lieu de nous perdre , à leur suite, dans des conjectures plus ou moins hasardées, nous sjlons essaya de nous fair^e unie idée, Mssi fuste que possible , de ces temps ignorés , en recherchant ce qu'étaient les Suessions , avant la conquête des Romains, et l'incorporation de leur pays à ce vaste empire.