‹ Histoire de la ville de SoissonsChapitre 78 sur 197 · CHAPITRE DE S' - VAAST · texte numérisé non relu

CHAPITRE DE S' - VAAST

I^ seconde annëe de son ëpiscopat, Nevelon fonda, sur la cure de la paroisse de St-Vaast, un chapitre compose d'un doyen et de dix chanoines. Le doyen remplissait les fonctions curiales, et tenait, à ce titre, le second rang parmi les prêtres-cardinaux .

Les chanoines, nommés par l'ëvêque, choisissaient leur doyen, et le présentaient au chapitre de la cathédrale, qui le présentait à son tour au prélat, pour qu'il confirmât l'élection. Cette intervention du chapitre de la cathédrale dans l'organisation du chapitre d'une autre église, devait avoir pour objet principal de mettre ce dernier dans la dépendance de l'autre, et d'établir une solidarité entre les deux corporations.

Le revenu de la cure n'était pas assez considérable pour fournir à douze prébendes, dont deux appartenaient au doyen; aussi Nevelon

doona-t-il la cure de Pargny, en même temps qu'il obtenait du roi Louis YII la donation, à perpétuité, d un muîd de blë et de deux muids de vin, à prendre dans les greniers du domaine royal à Laon.

CHAPmVË DE NOTRE-DAME DES VIGNES.

En 11 89, Nevelon fonda sur la cure de Notre- Dame des Vignes un chapitre de huit chanoines avec un doyen, remplissant les fonctions curîales et jouissant de deux prébendes. Ce doyen prenait le premier rang parmi les prêtres-cardinaux.

Ce prélat voulut que le nouveau chapitre fût pareillement dans la dépendance et sous la protection de celui de la cathédrale, dont il avait

été chanoine et archidiacre. Il conféra donc au

trésorier de ce dernier chapitre le droit de nommer aux canonicats de Notre-Dame; et comme les revenus de la cure étaient insuffisants, il . y annexa les cures de l'Huys, d'Apouin et de Tas-

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niëres. C'est ainsi que, pour doter les corporations déjà trës-nombrënses de la ville ëpîscopalc, on leur prodiguait les bénéfices des campagnes^ au risque d'y laisser le peuple sans pasteur et sans culte. Inconvénient fort grave sans doute, mais qui devait céder au besoin de grossir, à tout prix, les rangs des ennemis des franchises de la bourgeoisie. D'ailleurs la population rurale n'inspirait aucune crainte; elle vivait dans la soumission la plus entière, courbée sous le double joug de l'ignorance et du despotisme.

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