ABBAYES DE S^-ÉTIENNE ET DE S^-PAUL
Après la mort de Goslen , il s'écoula un quart de siècle sans que Soissons vit s'élever de nouveaux établissements religieux , soit que les deux successeurs immédiats de ce prélat ne fussent pas dirigés par les mêmes vues , soit que les peuples lussent las de fournir à tant de dépenses fastueuses et stériles. Mais à peine Nevelon de Chérisy eut-il été appelé au siège épiscopal , en 1176,
que de nouvelles fondations surgirent successivemmt dans la ville. Cet évêque semblait avoir repris le système de Goslen , en multipliant les corporations à privilèges autour de la commune, afin de la gêner le plus possible dans Texercice de ses franchises , en attendant l'occasion de l'attaquer ouvertement et avec succès.
Les malheurs des siècles précédents avaient amené la destruction de la plus grande partie des vastes faubourgs qui entouraient la ville. Celui de la rive droite de l'Aisne , l'un des plus considérables, puisqu'il comprenait trois paroisses et s'étendait jusqu'au - delà de St-Panl , où se trouvait , comme ou l'a déjà dit , l'église paroissiale de St-Etienne , avait été presque réduit aux seules portions renfermées dans les murs du faubourg St-Vaast, et de l'enceinte extérieure de Tabbaye de St-Médard. Mais quelques débris de sa population s'étaient retirés dans un vallon voisin , et y avaient formé le village de Cuffies , dépendant , à raison de cette origine , de la paroisse de St-Etienne , dont l'église était restée presque isolée au milieu de la plaine.
Nevelon , dès la première année de son épisco-
pat , érigea la cure de St-Etienne en prieuré , et la donna aux chanoines réguliers de St- Victor de Paris, dans l'espérance qu'ils y formeraient une communauté puissante. Son attente ne fut point remplie ; le nombre des chanoines du prieuré s' étant trouvé réduit à trois seulement , l'évêque , Jacques de Bazoches, y établit, vers Tan 1930, une abbaye de filles de Tordre de saint Augustin , sous le titre de filles de St-£tienne , et la cure fut alors transférée au village de Cuffîes.
La cure de St- Julien , située dans la même plaine, également dépouillée de la presque totalité de ses paroissiens , fut transférée , vers le même temps, au village de Leury. Les deux curés, néanmoins , conservèrent leur titre de prêtres-cardinaux de la cathédrale de Soissons. Quant à l'église de St-Julien, elle n'eut plus que le rang de chapelle.
452 msToms
~'"*"^"*'*'*'~^^"~~~~~~^^^^~~^^^^^""*"^i'»'»'»»1 %<%rfcir»Tfc<in^<^»i»/^w^»^%i»i^»l^i»i»r»rt->i-i-i