D£ $C»890MS
pre f l'ëlëphaoïtiaris et les autres malades de TO rient , toutes inconnues à la faible expérience des mëdedns de ce temps , aggravëes par la misère et la malpropreté des peuples , et devenues par conséquent un objet d'épouvante générale, «on imagina, pour se garantir de ces fléaux , d'établir, hors des villes, des maisons fermées de murailles , où l'on conduisait tous ceux qui en étaient attaqués. Us y étaient séquestrés jusqu'à leur guérison , c'est-à-dire le reste de leur vie.
La garde de ces hôpitaux, appelés léproseries , maladreries, etc., fut confiée aux chevaliers de Tordre militaire et hospitalier de St-Lazare , dont un assez grand nombre avaient été ramenés en France par le roi Louis YII , à son retour de la croisade. L'un des vœux de ces chevaliers était de retirer et de servir les pauvres lépreux. C'est de là , probablement , que les lieux de réclusion reçurent le nom de lazarets.
Un de ces hôpitaux , auquel les historiens ont donné le nom d'hôpital St-Lazare, avait été établi à quelques centaines de pas au-delà du faubourg de Crise, à gauche du chemin qui conduit au village de Belleu. Avec le temps, cet hôpital de-
10 mSTOIRE
TÎBt possesseur de biensrfonds assez considérables. L'ordre de St-Lasare en conserva la jouissance après la disparition de la lèpre et la destruction du lazaret; mais en 1695, ces biens furent remis à THôtel-Dieu de Soissons. Chaque corporation religieuse avait, hors de la ville , sa léproserie ou maladrerie, où elle confinait ceux de ses membres atteints du cruel fléau. Celle du chapitre de la cathédrale était au village de Belleu ; l'abbaye de St-Jean des Yignes avait la sienne à Berzy. On ne comptait pas moins de cinquante établissements de cette nature dans le diocèse de Soissons.