HOPITAL DE S^-VAAST
En 1 1 88 , un chanoine de St-Vaast , sa sœur et son neveu , donnèrent deux maisons situées aux abords du pont , dans le faubourg St-Vaast , pour y fonder un hôpital. Cet établissement fut approuvé la même année par une charte de Tévêque de Soissons.
£q 1 933 , on bourgeois nomme Jean de l'Ile , et sa femme , donnèrent toos leurs biens à cet hôpital, et se youèrent de leurs personnes au ser- Tice des malades. Peu de temps après, un habitant de Cnffies fit don d'une pièce de terre ; et dans la suite d'autres donations du même genre curent encore lieu. Cependant cet ëtablissement ne s'est pas maintenu ; mais on ne connaît ni la cause , ni Tëpoque de sa suppression. Il ne lut pas non pins rëuni à THôtel-Dieu , ainsi qu'on aurait pu le présumer ; car plusieurs maisons qui provenaient de sa dotation , entre autres celle de la belle image , à l'angle des rues de St-Vaast et de Crouy , appartenaient , au commencement du XW siècle, à la ville, qui les donna au collège.
HOTEL-DIEU DE S^-GEaVAIS.
Parmi les maisons de l'aumône des corporations religieuses de Soissons, celle du chapitre de la cathédrale devait être une des plus impor-
tantes. Elle devait son origine au concile d'Aix la Chapelle de 81 6 , qui avait prescrit aux évéques d'établir près de leur cathédrale une maison des pauvres , dotée aux dépens de cette église. Cette maison était située sur la petite place de St-Gervais , presque en face de Tancienne entrée principale du chapitre.
Les chanoines la convertirent en un hôpital pour le soulagement des malades , sous le titre d'Hôtel-Dieu de St-Gervais.
Le plus ancien document qui fasse mention de cet HôteUMeu, est une bulle du pape de l'an 1216. On rapporte aussi que le roi Louis VŒ donna des fonds pour aider à sa construction , d'où l'on peut conclure que l'établissement des malades dans cette maison, ne remonte guère au delà du commencement du XŒ^ siècle. On ignore si, dans son origine, on y recevait indistinctement tous les malades de la ville , soit qu'ils appartinssent à la juridiction du chapitre ou à celle de la commune. Les chanoines avaient la direction exclusive de cet hôpital , et pendant longtemps , ils furent dans l'usage de faire des legs en sa faveur; beaucoup d'entre eux lui laissèrent
leurs lits, dont les couTertures étaient de fonrmres de lafMms et d'ëcureuiis. Des bourgeois lui firent aussi des donations, notamment un nommé Gautier le Cirier, qui donna sa maison poiu* l'agrandir. Il était desservi par des frères hospitaliers pour les hommes , et par des scenrs pour les femmes.
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