‹ Histoire de la ville de Trois-Rivières et de ses environs [microforme]Chapitre 24 sur 28 · HISTOIRE DE LA VILLB · texte numérisé non relu

HISTOIRE DE LA VILLB

avait encore à cette date des terres aux Trois-Rivières. Sa, veuve épousa, en 1653, Pierre le Pelé dit la Haye.

Jean Sauvaget s'établit aux Trois-Rivières avec sa femme Anne Dupuis, veuve de. Benassis, de la Rochelle. Ils étaient mariés depuis longlemps, puisque Jeanne, la seule fille que nous leur connaissions était âgée de 22 ans en 1636. Celle-ci épousa en premières noces Guillaume Benassis et eut une fille nommée Madeleine, née en 1634 ; en secondes noces elle épousa Elie Bourbeau. Jean Sauvaget fut le premier procureur-fiscal aux Trois Rivieres ; il figure comme tel dans les cahiers de 1652 et1656. Cette dernière année, il obtient, de concert avec Etienne Seigneuret, marié à Madeleine Benassis, petite-fille d'Anne Dupuis, une terre de trois quarts de lieue de front sur deux lieues de profondeur à la Pointe-du-Lac ; c’est une partie du fief Tonnancour; après sa mort, qui eut lieu

vers 1661, Anne Dupuis, s&. veuve, agrandit cette concession. Sauvaget posséda aussi une terre au cap de la Madeleine.

Un grand nombre de noms qui s’altèrent dans la langue parlée finissent par être écrits suivant la prononciation populaire ; cela s'explique d'autant mieux que les prêtres et les différents officiers de la colonie n’exerçaient leurs fonctions qu'en passant, pour ainsi dire, et ils couchaient dans leurs registres les noms tel que l'oreille les leur enseignait. Le nom de la femme d’Hector de La Rue

ui, en 1667, était âgée de 42 ans, est écrit Louise Sauvage et ailleurs Louise Sauvagesse. ! ;

Etienne Seigneuret étant mort, voici quel était le personnel de ces deux familles en 1681 : Anne Dupuis, âgée de 96 ans, demeurait, avec sa petite-fille Madeleine Benassis, âgée de 47 ans, veuve d'Etienne Seigneuret, chez la fille de cette dernière, Marguerite Seigneuret, âgée de 26 ans, veuve de Louis Godefroy de Normanville ;

1 Monsieur l'abbé Cyprien Tanguay, à qui nous sommes redevable de plusieurs notes soumises à notre examen avec une complaisance dont nous ne saurions trop nous féliciter, expliquera, dans un ouvrage actuellement sous presse, un grand nombre d’altérations de nom des familles canadiennes. Voici, par exemple, quatre noms, pris au hasard dans ses manuscrits :

AUBRENAN, nom irlandais. Le premier du nom, en Canada, est inscrit: Tec Cornelius Aubrenan (0’Brenan), ce qui a formé: Obéri, Aupry, Tecaubry et Aubry, nom le plus répandu de nos jours.

Banzra est devenu Bainla, Bainlast, Baillat, Baillac, Bayac, Baillard et Bayard ; pour surnom: Lamontagne.

Barsa a formé Berzat, Breza et Bergerat.

Brèécaevin s’est transformé en Brugevin, Bergevin, Langevin, nom de la famille de monseigneur de Rimouski.

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Marguerite avait un fils, qui fut René Godefroy de Tonnancour. Ces quatre personnes, la trisaïeule, l’aïeule, la mère et l'enfant, vivaient dans une maison située où est l'Evèché. La seigneurie de la Pointe-du-Lac et l'emplacement de l’'Evèché passèrent de cette manière à la branche des Tonnancour, famille de Jean Godefroy. Anne Dupuis mourut à l’âge de cent ans, et Madeleine, sa petite-fille à 94 ans.

Jacques Hertel, serviteur des Pères Jésuites aux Troïis- Rivières, en 1636, était cousin-germain de Jacques Hertel l'interprète, et son plus proche parent en ce lieu. I1 devint

ropriétaire d'une maison, et vivait encore en cette viile en

657, où nous le #etrouvons signant au contrat de mariage de M.-Madeleine Hertel avec Louis Pinard, Il mourut en 1658. Dans l'enregistrement de baptème d’une petite Sauvagesse, le 20 décembre 1637, le parrain est inscrit Nicolas Hertel, c'est tout ce que nous savons de cette personne.

Jacques Hertel, sieur de la Frenière, du bourg de Fécamp, pays de Caux, en Normandie, était venu au Canada vers 1615, à la même époque que Jean Godefroy, Nicolet et Marguerie, et comme eux y fut employé en qualité d’interprète ; lorsque les Anglais s'emparèrent de Québec, tous quatre restèrent au milieu des Sauvages, préférant la vie des bois, à laquelle ils avaient pris goût pendant quatorze années de service. Au retour de Champlain, on les vit revenir à Québec avec une connaissance plus approfondie des langues et des coutumes des Sauvages, ayant contracté des amitiés extrêmement utiles parmi les tribus lointaines encore ignorées des Français. Les renseignements assez vagues qui nous sont parvenus sur ce point nous permettent cependant de supposer que Hertel se fixa aux Trois-Rivières avant l’année 1636 ; nous savons qu'il dut s’y rendre fréquemment pour la traite qui s’y faisait chaque été. A partir du 30 avril 1636, où il est parrain d’un petit sauvage, il y résida tout à fait. La double concession qu’il obtint d’un terrain de 25 arpents et d’un autre de 50 arpents aux Trois-Rivières, est du 18 août de cette année. Sa plus ancienne concession porte la date du 16 décembre 1633, elle devait mesurer 200 arpents, mais il est constaté dans l'inventaire de ses biens qu’il n’entra en possession que de 50 arpents en vertu de ce titre. Une autre concession d’une demie lieue du côté du sud, en date du 16 avril 1637, n’était pas réclamée à sa mort. En 1644, il tenta d'opérer des défrichements à l’endroit appelé l’Arbre-à-la-Croix, à l'extrémité sud du fief qu’il venait de concéder de M. l'abbé de la

Sue

= vaut

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