F:STOIRE DE LA VILLE
Mongrain sont généralement des hommes remarquables s ils jouissent aussi d'un excellent caractère.
20 Marie, née en 1648 ; 30 Geneviève, née en 1652; 40 Pierre, surnommé Laforce, né en 1655, et dont nous parlerons plus loin ; 50 Françoise, née en 1658, épousa vers 1672 ou 1673 Charles Lesieur, ancêtre des Lesieur, des Désaulniers, etc. ; 60 Etienne, né en 1661 ; 7o Augustin, baptisé le 14 mai 1664, eut pour parrain M. de Mésy, gouverneur-général, et pour marraine Jeanne Crevier, femme du youverneur Boucher, son oncle maternel. D'Augustin descend madame veuve Charles Boucher de Niverville.
Pierre Lafond dit Laforce, quatrième enfant d’Etienne, épousa, vers 1677, Marie-Madeleine, fille de Nicolas Rivard dit Lavigne, et s'établit d’abord à Batiscan. De 1727 à 1738, le sieur Laforce était au fort Niagara en qualité de garde-magasin. Son fils, Pierre, épousa en 1714, Michelle Lebert, et alla demeurer à Laprairie, où naquit le 4 décembre 1728, son fils René-Hippolyte Leforce, ! qui s’est distingué dans les guerres contre les Anglais ainsi qu'au service du gouvernernent après la conquête. En 1753, il était garde-magasin au fort Niagara, poste occupé autrefois par son père, En 1754, il formait partie du détachement de Jumonville, et lorsque celui-ci eut été assassiné, il fut fait prisonnier et amené en Virginie. Washington le visita dans sa prison et à la vue de ce brave, capturé par trahison, il ressentit un tel chagrin qu'il versa des larmes. Les Français ayant ensuite remporté quelques avantages, demandèrent la liberté du capitaine Laforce. L'on voit par plusieurs lettres, tant anglaises que françaises, la haute estime dans laquelle il était tenu par les deux partis, etcombien il avait su se rendre utile à la cause du roi de France en ce pays. ? Ayant été échangé, il commanda, en 1756, une barque construite par le sieur Cressé, portant douze canons, sur le lac Ontario. En 1759, il avait sous ses ordres la goëlette de guerre française l’Zroquoise, sur le même lac. Après la conquête, il fut nommé capitaine des canonniers miliciens de Québec etcommanda la goëleitte armée Providence pendant la guerre de 1775. Conjointement avec M. Bouchette, il devait s’opposer à la descente des ennemis par la rivière Sorel. En 1776, il
1 Notes sur les Archives de Notre-Dame de Beauport. par Messire Jean Langevin, curé de cette paroisse, 2% livraison, p. 249.
? Les Ursulines de Québec, édition de 1866, vol. 3mep.228-9. Notes sur les Archives de Notre-Dame de Beauport, 2%, livraison. Notes et papiers particuliers en la possession de M. le Grand-Vicaire Langevin.
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fut chargé de croiser à Sillery et à l’Anse-des-Mères, rès de Québec. De 1777 à 1781, il se trouva à la tête des forces navales sur le lac Ontario, en qualité de Commodore. En 1794, lord Dorchester le nomma lieut.-colonel de six compagnies de milices de la ville, faubourg et banlieue de Québec, et aussi des compagnies de l’île d'Orléans, Saint-Charles, Saint-Gervais, Saint-Michel et Saint-Valier. Jusqu'à sa mort, qui eut lieu à Québec en 1801, il continua activement son service et fut chargé plusieurs fois de missions délicates qui montrent le cas que l’on faisait de son expérience.
De sa femme, Madeleine Corbin,' Hippolyte eut en 1760, à Beauport : 1° Marie-Madeleine, c 1i épousa M. C. Lusignan; 2° Pierre, qui ‘:tlieutenant-colonel de milice et notaire ; 3° Marie-Josephte, qui épousa en 1799 M. René Langlois Germain à Quebec. Du mariage de Pierre avec Mellk Angélique-Antoinette Limoges, naquit à Terrebonne, en 1800, et fut baptisé à Lachenaïe, parce que l’église de sa paroisse natale était interdite, Sophie-Scholastique Laforce, qui épousa à Québec, le 15 août 1820, M. Jean Langevin. De cette alliance sont nés : Monseigneur Jean Langevin,évêèque de Rimouski, Messire Edmond Langevin, G'and-Vicaire de Rimouski, l’'Honorable Hector Langevin, Ministre Secrétaire d'Etat et Edouard Langevin, écuyer, greffier de la couronne en chancellerie.
Sébastien Dodier vivait encore en 1651 dans une maison à lui appartenante, située à peu près dans l’angle nord-est de la Place-d'Armes. Sa femme était Marie Bonhomme, qui mourut vers 1653. Leurs enfauts furent : Sébastien, Pierre, Michel et des sœurs dont les noms ne sont pas mentionnés. Les Dodier étaient parents de Pierre Bou-
. cher, comme on le voit au contrat de mariage d’Adrien
Jolliet avec Jeanne Dodier.
Guillaume Isabelle, épousa, en 1648, Catherine Dodier âgée de 20 ans. Leurs enfants: Pierre, né en 1649, eut pour parrain M. Pierre Boucher, et mourut quelques jours après son baptême ; Jeanne, née en 1650, épousa, en 1667, Jean le Pelé dit Desmarets. Guillaume Isabelle était syrdic des Trois-Rivières en 1652, lorsqu'il mourut; il
1 Ses frères étaient: 10. Michel qui entra dans l’armée, devint paie-maîitre, et mourut à Philadelphie. 20. François qui mourut dans un engagement dans le Haut-Canada. 30. Julie qui épousa le marquis de Villeraye, capitaine des troupes à l’île Royale et commandant de l'ile Saint-Jean en 1753. Ce marquis était de la famille de Louis Rouer, secrétaire du comte de Frontenac, lieutenant particulier, civil et criminel en la jurisdiction de Québec, et qui avait épousé à Québec Marie Sevestre.