‹ Histoire de la ville de Vienne DauphinéChapitre 130 sur 136 · IND. III · texte numérisé non relu

IND. III

Les cloîtres de Saint-Maurice et de Saint-Andréle-Bas n'en renferment aucune antérieure à 1 164.

L'église de Saint - George en contient une de 1 167.

Le monastère de Saint-André-le-Haut renfermait le tombeau de Pabbesse Julienne de Savoie , morte en 11 94. Le marbre sur lequel était inscrite son épitapbe fut trouvé dans la Saône , au dessous de la Quarantaine, dans le commencement de 1829. ( Voyez les Archives historiques , statistiques et littéraires du département du Rhône , tome 9 , page 458.)

Il est arrivé souvent que des inscriptions qui avaient été déplacées ont donné lieu à des commentaires et à des dissertations assez inutiles , si l'on eût connu le véritable lieu qu'elles occupaient primitivement. C'est ainsi que des antiquaires à venir seront peut-être fort embarrassés quand ils trouveront un jour à Pont-Évéque, sur Estrablin, à l'est de Vienne , une foule d'inscriptions tumulaires provenant de la démolition du cloître de Saint- Maurice, acquises par M. Frèrejean, lorsqu'il fit construire ses belles usines à traiter le cuivre.

Quoi qu'il en soit , il nous suffit d'avoir expliqué que le plus ancien millésime des épitaphes est de

A compter de Tan 534 jusqu'au commencement du neuvième siècle , les inscriptions tumulaires ne portent généralement aucune date. On en a pour preuve celle du duc Ancemond , et une foule d'autres qu'il serait fastidieux de citer.

A dater du neuvième siècle jusqu'au commencement du douzième , les inscriptions portent la date du jour et du mois du décès , en se servant des calendes , des noues et des ides , telles qu'elles sont employées dans le calendrier romain, sans indication de l'année. Les épitaphes des rois Boson et Conrad le Pacifique , et des reines Ermingarde et Magtilde , en font foi.

Ce n'a été que dans le commencement du douzième siècle qu'on a inscrit , à Vienne , sur les tombeaux l'année de l'Incarnation.

Ainsi les inscriptions tumulaires chrétiennes de la ville de Vienne peuvent se diviser en trois catégories.

La première, de l'an 534 au neuvième siècle, ne contient aucune date.

La seconde , du neuvième au douzième siècle, mentionne les dates des jours et des mois , sans indication des années.

La troisième, qui rappelle le jour, le mois et l'année du décès, est postérieure au onzième siècle.

On conçoit qu'il y a quelques exceptions pour les deux premières catégories, car Pabscnce de l'indication de l'année est la seule chose positive; mais dans les cas douteux , une personne habituée aux différents genres d'écriture employés pendant le moyen âge se trompera rarement.

Arrivé à la fin de cette partie si importante , et néanmoins si peu connue de l'histoire de Vienne , je renouvelle aux personnes instruites la prière de m'indiquer les erreurs dans lesquelles je pourrais être tombé , et je m'empresserai de donner moimême la publicité convenable aux documents qu'elles auraient la bonté de mettre à ma disposition.

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