TOMBEAU ET ÉPITAPHE DE LA REINE ERMINGARDE
Le tombeau de cette reine était dans les cloîtres de l'église de Saint-Maurice , à gauche de la porte de la chapelle de Saint-Jean appelée autrefois l'église duBaptistaire* Ermingarde était peinte avec la couronne sur la tête et le sceptre à la main. Voici lepitaphe qu'on lisait sur son tombeau :
« VI kal. septembris obiit Ermingardis uxor « Rodulphi régis qui obiit VIII idus septembris, et « dederunt sanctae Vienn. ecclesiae castellum cice vitatis et mansiones in urbe quae dicuntur ad u Canales , et omnem comitatum Vienn. cum « omnibus quae erant de fisco régis. »{Charvet y page 786; — Ckorier, nouvelle édition des Antiquités de Vienne -, page 228.)
et Le six des calendes de septembre mourut Eret mingarde , femme du roi Rodolphe , mort le c< huit des ides de septembre. Ils donnèrent à la ce sainte église de Vienne le château de la cité, des a habitations dans la ville qu'on nomme des Ca-
« naux, et tout Je comté de Vienne avec tout ce « qui était du fisc du roi. »
Un très ancien cartulaire de l'église de Vienne renfermait une copie de cette épitaphe, mais après les mots ad C anales se trouvait cette addition : cum turribus ad portant Massiliensium ; « avec des tours à la porte dite des Marseillais ». Le cartulaire continuait ainsi qu'il suit la nomenclature des dons de Rodolphe et d'Ermingarde :
a Et in communia fratrum Communiacum cum « servis etancillis et omnibus appendiciis suis, et « montem in urbe Suspolium et Pompaeiacum unde a habeant fratres refectionem per totam Quadra- <c gesimam ; restauraverunt etiam et monasterium « a fundamentis sancti Andréas superioris Dei ance cillarum , quod dicitur ad apostolos , ad quod « contulerunt villas et praedia , sicut prœcepti il- « li us continet pagina. Et supra dicta regina Ermin- « garda dédit ad altare pallium aureum margaritis a repletum, et vestimentum sacerdotale, et cappas a cum auro , et pallia , et cortinas et thuribulum , ce et calicem argenteum. » (Le cêlestin Dubois , page 67 ; — Le Lièvre , page a53.)
ce Ils donnèrent à la communauté des frères ce Je village de Communay avec ses serfs des deux ce sexes et toutes ses dépendances , le mont Susce poli uni, vere Sospolium (mont Salomon) et le <e mont Pompœiacum* vere Prompœciacum (mont <e Arnaud), situés dans la ville, d'où les frères
« tirent leur nourriture pendant tout le Carême, a Ils reparèrent aussi, à partir des fondations, le a monastère des religieuses de Saint-André-le- « Haut , appelé des Saints-Apôtres , auquel « ils concédèrent des fermes et des domaines, « ainsi que le contient leur charte; et ladite « reine Ermingarde donna pour l'autel un voile « d'or enrichi de pierres précieuses, des vê- « tements sacerdotaux et des chapes garnies d'or, « des chasubles , des tapisseries , et un encensoir a et un calice en argent. »
L'épitaphc de la reine Ermingarde, complétée par le passage de l'ancien cartulaire dont je viens de donner la traduction , indique positivement le jour de la mort du roi Rodolphe le Fainéant. Il mourut, ainsi que nous J'avons dit, le 6 septembre io3a.
Cette épitaphe nous fait également connaître les donations que ce souverain avait faites à l'église de Vienne, et elle concorde parfaitement avec les chartes de Rodolphe dont nous avons donné les textes.
Ainsi doit tomber à jamais la fable absurde de Pompée fesant construire le fort Pipet, qui alors avait le nom de Popetum ou Pupetum, et qui sous les Romains se nommait Eumedium. Cette étymologie de Pompée et de Pipet est d'autant plus ridicule que jamais Pompée n'est venu dans l'Allobrogie. C'est en vain que Chorier s'appuyant sur des titres
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postérieurs , dit , en parlant du fort Pipet , qu'il se nommait autrefois Eumedium sive Pompceiacum: cette assertion est formellement démentie par tous les anciens auteurs , à commencer par Saint- Adon, archevêque de Vienne , et par toutes les chartes et inscriptions dont nous avons pris connaissance.
Prompœciacum , dont on fit plus tard Pompœiacunij désigne toujours Mont- Arnaud , et jamais Pipet. La confusion , ainsi que nous l avons dit, ne s'est établie que plus tard.
Après cette digression , qui complète le chapitre des donations faites à l'église de Vienne par le roi Rodolphe et la reine Ermingarde , nous allons revenir à Conrad.
Cet empereur s'étant brouillé avec l'archevêque de Milan , ce prélat, après avoir fortifié sa ville et mis dans son parti plusieurs évêques d'Italie, offrit au comte de Champagne de le soutenir et de l'aider à obtenir la couronne impériale.
Avant de prendre une détermination décisive , le comte Eude crut devoir s'adresser à l'empereur pour lui demander simplement le gouvernement du royaume de Bourgogne , en lui promettant foi et hommage ; mais il eut la mortification d'éprouver un refus. (Ex Chronico Alberici trium Fontium monachi.)
Alors le comte de Champagne crut n'avoir plus de ménagements à garder. Il fit néanmoins ses
préparatifs dans le plus grand secret. L'empereur ayant été obligé de se rendre en Italie , dès Tannée io36, pour comprimer la révolte de l'archevêque de Milan , et de quelques aulres évêques ou seigneurs de la Lombardie , Eude profita de la circonstance , et entra à main armée dans le royaume de Bourgogne. Il s'empara dans cette année de tout le nord du royaume avec d'autant plus de facilité qu'on ne pouvait croire que , battu l'année précédente , il reprit sitôt l'offensive.
La ville de Vienne offrit seule quelque résistance ; mais le siège, entrepris vers le milieu de l'année suivante, se termina par une capitulation portant que si elle n'était pas secourue dans un délai déterminé , la ville ouvrirait ses portes au comte de Champagne, qui y serait couronné comme roi de Bourgogne. {Ex Chronico Virdunensi* ann. 1006; — ex Libello Hugonis Floriacensis monachi, De modérais Francorum regibus,)
L'empereur, peu de temps avant son départ pour l'Italie , avait nommé duc de la Haute-Lorraine Gothelon, qui avait déjà cette dignité pour la Basse-Lorraine. Ce duc, devenu plus puissant, était entièrement dévoué à Conrad; mais, pris au dépourvu, ce ne fut qu'en io3j qu'il se porta en Champagne à la tête d'une armée. Eude , informé des dégâts que commettait le duc de Lorraine dans les terres de sa dépendance , abandonna brusquement les environs de Vienne , et se rendit en
Champagne d'où il chassa Gothelon. Il porta la guerre en Lorraine , et réussit même à s'emparer de Bar; mais, le 24 novembre 1037, les Champenois ayant livré une bataille tout près de cette ville, furent entièrement défaits par les Lorrains; Je comte Eude fut tué dans la mêlée, et son étendard, dont Gothelon s'était emparé, fut envoyé à l'empereur, qui était encore en Italie. (Ex Chronico Lobiensi; — ex Nécrologie» Sparnacensi.)
Ainsi se termina la concurrence pour la couronne de Bourgogne. Personne ne songea plus à s'opposer aux empereurs , qui affectèrent de traiter l'ancien royaume de Bourgogne comme une province de leur dépendance, quoique dans la réalité toute l'autorité restât dans les mains des grands seigneurs et des églises, qui se contentèrent de faire approuver par Conrad et ses successeurs leurs privilèges et leurs usurpations.
Dès le 5i mars io38, l'église de Vienne obtint de Conrad un diplôme dont voici la traduction.
« Au nom de la sainte et indivisible Trinité, « Conrad, par la miséricorde divine, empereur « 'des Romains et Auguste,
« Nous sommes persuadé que nos fidèles suce jets s'attacheront davantage à notre personne u et à notre service, lorsque nous répondrons a favorablement à leurs justes demandes ; c'est ce pourquoi nous fesons savoir à tous les fidèles
« de la sainte Église présents et à venir que l'ar-
« chevêqne de la sainte église de Vienne, nommé
a Léger , s'étant présenté à notre clémence , et
u nous ayant humblement supplié, pour l'amour
« de Dieu et la prospérité de notre empire, de
« confirmer son église dans la possession des
« biens qui lui ont été donnés ou qu'elle a acquis
a jusqu'à présent; voulant donc le traiter favo-
« rablemcnt, de l'agrément et à la prière de
« l'impératrice Giselle , notre épouse bien aimée,
a et du roi Henri, notre cher fils, nous avons
« maintenu et maintenons par ces présentes la-
a dite Église dans la jouissance des biens meu-
« bles et immeubles qui lui ont été donnés et à
« ses archevêques, par les empereurs, les rois
« des Francs et les rois des Bourguignons. Si
« quelqu'un est assez téméraire pour s'opposer
« à celte disposition, ou la contrarier d'une ma-
« nière quelconque , nous voulons qu'il soit con-
« damné à une amende de cent livres d'or, paya-
« bles la moitié à notre fisc , et l'autre moitié
« à l'archevêque Léger ou à ses successeurs; et
« afin que l'on ajoute foi aux présentes , nous les
a avons signées de notre propre main , et y
a avons fait apposer notre sceau.
« Collationé par Cadolphe fesant pour Hériman,
ce chancelier.
et Donné à Spire le 2 des calendes d'avril, l'an
ce de l'Incarnation du Sauveur io38, indiction
« sixième, du règne de Conrad le quatorzième, et <c de son empire le douzième. » (Charvet , page
Dans la même année, l'empereur Conrad le Salique réunit à Soleure un parlement ou assistèrent tous les grands du royaume de Bourgogne; à leur prière , il investit son fils Henri de la dignité de roi de Bourgogne , et la cérémonie se termina par le serment de fidélité que prêtèrent les grands à leur nouveau souverain. Mais Henri échangea bientôt ses titres de roi de Germanie, et de roi de Bourgogne, contre celui d' empereur , Conrad le Salique étant mort à Utrecht le 4 juin 103g.
Ici finit l'histoire du second royaume de Bourgogne, car nous avons déjà expliqué que les empereurs , à dater de Conrad le Salique , n'exercèrent plus qu'une faible autorité dans ce royaume divisé, depuis et même avant la mort de Rodolphe le Fainéant , entre une foule de petits souverains ecclésiastiques ou laïques, qui à la vérité relevaient tous du chef de l'empire , mais qui se contentaient de renouveler à chaque avènement leurs hommages et leurs serments de fidélité , en retour desquels ils recevaient des chartes ou diplômes qui les maintenaient dans leurs possessions , à moins qu'un voisin plus puissant ne s'en emparât, sans égard pour le rescrit impérial. En effet, les guerres entre les seigneurs étaient plus fréquentes
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que jamais , et c'était à qui s'agrandirait aux dépens de son voisin.
La ville de Vienne , de capitale d'un royaume considérable, fut réduite au rang de chef-lieu d'un simple comté . et cependant il se passa dans ce petit territoire des événements assez importants pour être la matière d'un autre volume , qui, nous l'espérons, ne sera pas lu sans intérêt.
Tandis que les seigneurs continuaient à guerrover entre eux, les archevêques comtes de tienne fesaient approuver par les papes, alors tout-puissants , les donations , les immunités et les privilèges qui leur avaient été accordés , ainsi qu'aux églises et aux monastères de leurs diocèses ; et si ces prélats ne réussirent pas à concentrer tout le pouvoir entre leurs mains , si quelques seigneurs conservèrent leur indépendance et leurs propriétés , toutefois à la charge , comme nous l'avons dit , d'un hommage pour les biens enclavés dans le comté de Vienne , il faut l'attribuer, en partie , aux dissensions qui se manifestèrent de bonne'heure dans le sein de l'Église elle-même.
Les donations de Rodolphe le Fainéant avaient été faites au profit de l'église de Vienne ou de Saint-Maurice (car ces deux mots sont synonymes) et des archevêques de cette ville. Lorsqu'à la mort de ce souverain , l'archevêque voulut se mettre en possession des objets donnés , il éprouva une vive opposition de la part du doyen et des cha-
noines de Saint-Maurice. Ils soutinrent que les donations étaient faites principalement, et quelquefois exclusivement , en faveur de Saint-Maurice, et conséquemment du chapitre de ce nom.
Il faut se rappeler qu'à cette époque les archevêques étaient élus par le clergé et le peuple de la ville métropolitaine. On conçoit combien ces élections devaient être influencées à Vienne par les chanoines de Saint-Maurice, qui appartenaient aux premières familles du comté de Vienne et des pays environants, et combien les archevêques, et surtout ceux qui aspiraient à cette dignité , et qui quelquefois l'obtenaient du vivant des titulaires sous le nom de coadjuteurs ou de corévéques , avaient intérêt à ménager ces chanoines. Aussi le chapitre de Saint-Maurice , sentant tout l'avantage de sa position , exigea-t-il la remise du fort Pipet , du mont Salomon, du mont Arnaud et du palais des Canaux.
Plusieurs quartiers de la ville , joignant l'église, furent distraits de la juridiction de l'archevêque , et formèrent , sous le nom de ban des Cloîtres , un petit état privilégié , surveillé par le chapitre seul , et dans lequel un criminel pouvait espérer un asyle, pour peu qu'il fût protégé.
Enfin le chapitre obtint le droit de faire battre une partie de la monnaie. Elle se distingue facilement de celle des archevêques, parce que, quelque soit son module , elle porte l'effigie de Saint-
Maurice y ou la légende Sanctus Mauricius.
Toutes ces concessions au profit du chapitre ne s'obtinrent pas toujours sans résistance de la part des archevêques , et nous verrons plus tard qu'elles amenèrent parfois des querelles à main armée.
D'un autre côté , le doyen et les chanoines de Saint-Maurice protégaient les familles auxquelles ils appartenaient , et si quelques-uns les décidaient à augmenter le patrimoine de l'église , d'autres usaient de l'avantage de leur position pour agrandir la fortune et la puissance de leurs proches.
Dès le commencement du règne de Rodolphe le Fainéant, le démembrement du royaume de Bourgogne était prévu. Chacun avait cherché à faire sa part aussi large que possible. Les prélats qui, comme celui de Vienne, réussirent à joindre à leurs dignités ecclésiastiques des titres et des droits qui jusqu'alors avaient appartenu aux seigneurs laïques, se trouvèrent tout-à-coup lancés dans les embarras de la vie civile. Ils eurent à défendre leurs nouvelles prérogatives , à vaincre des oppositions, et conséquemment à guerroyer avec leurs voisins. Ce mélange de dignités ecclésiastiques et laïques fut un grand malheur pour la religion et pour les peuples: les paroles de paix dans la bouche des évêques devinrent suspectes, et leurs voix , auparavant si puissantes , ne furent
plus écoutées, tant les seigneurs laïques redoutaient leur ambition.
La féodalité , suite de la conquête du pays par les Bourguignons et par les Francs , d'abord instituée à vie , ainsi que nous l'avons déjà remarqué , devint héréditaire avec les dignités et les possessions qui en étaient l'apanage. Cette nouvelle organisation sociale aurait dû tendre à l'amélioration du sort des serfs dans les campagnes , car les seigneurs, en leur qualité de propriétaires, avaient naturellement plus d'intérêt, que lorsqu'ils n'étaient ^usufruitiers , à ménager les cultivateurs de leurs domaines. Malheureusement la dislocation du royaume de Bourgogne mit en mouvement toutes les ambitions , et il n'y eut de changement que dans la position des individus les plus vigoureux , que leurs maîtres attachèrent à leurs personnes, sous le nom à* hommes d'armes; ce qui fut un fléau de plus pour les campagnes.
La période que nous venons de parcourir, si remarquable par la destruction de Vienne , par la division d'un grand royaume en petites souverainetés , par des germes de zizanie entre le haut clergé et la noblesse , et par le complet abrutissement du peuple , n'offre , dans toute l'étendue du royaume de Bourgogne , pas un écrivain , pas une découverte dont on ait conservé le souvenir.
11 serait difficile de préciser à quel degré les arts et l'industrie étaient descendus pendant ce
temps d'ignorance et de superstitions , puisqu'il n'existe à Vienne aucun monument , proprement dit, de cette époque ; mais, d'un cAté, la maçonnerie avec laquelle furent remplis les vides entre les colonnes du prétoire du Forum (aujourd'hui le Musée) , et , d'un autre coté , les murailles de l'ancien palais des Canaux , qui datent du même temps, ne donnent pas une haute idée de l'architecture alors en vigueur.
Toutes les idées se rapportaient à la guerre et aux combats. Les mœurs étaient d'une telle férocité , que la plume se refuse à des détails qu'on croirait extraits d'une histoire de cannibales. Aussi la principale indus! rie des habitants de Vienne consistait alors à fabriquer des armes et des machines de guerre; car les eaux de la rivière de Gère , qui se maintiennent toujours à une température égale , sont excellentes pour la trempe des métaux. Les épées confectionnées à Vienne avaient alors une telle réputation, qu'à la longue elles reçurent le nom de cette ville , et qu'un chevalier du moyen- âge ne se croyait bien armé que lorsqu'il avait sa vienne à son côté.
Je terminerai cette partie de l'Histoire de Vienne par quelques remarques sur les inscriptions funéraires qu'on trouve dans les différentes églises de cette ville.
A mesure que le christianisme devint dominant , une nouvelle ère commença , et on la fit remonter
DE BOURGOGNE. 3jl
à la naissance du Christ. Cependant il s'était écoulé plus de trois siècles sans que, dans aucun acte public ni dans aucune inscription apparente, on eût daté de la nouvelle ère. Je regarde même comme fort douteux qu'on ait employé , dans nos pays , le nouveau calendrier avant l'an 534» époque des derniers consuls d'occident.
Chorier nous a conservé dans ses Recherclies des Antiquités de Vienne y pages 44 e * 55 de la nouvelle édition , les épitaphes de Simplicius , qui mourut sous le consulat de Félix (an 428 ) , et de Scurpillosa , qui mourut sous le consulat d 1 Opilion (an 455). Il est question de calendes dans ces deux inscriptions , mais nullement du millésime de l'ère chrétienne.
Il en est de même du concile d'Épaône , dont nous avons parlé dans le Précis historique sur les Bourguignons» Il est daté du consulat de Fl. slgapetus, qui correspond à l'an 517.
J'ai cité , dans les Faits détachés , 1 epitaphe de saint Sévère. Elle indiquait l'époque de son décès , et la portait à l'an 45o de l'ère chrétienne; mais j'ai eu soin de faire remarquer que cette epitaphe avait été composée long-temps après la mort de ce saint. 11 est même dans mon opinion que l'inscription fut rédigée et gravée dans le douzième siècle au plus tôt; car, jusqu'alors, aucune epitaphe , dans Vienne , ne porte l'indication de l'année du décès.
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La plus ancienne se trouve dans les cloîtres de l'abbaye de Saint-Pierre. Elle est de 1126, et se rapporte à l'abbé Didier :