HISTOIRE DE LA Y1LLE
Joseph, 1662; Jeanne, 1664; Pierre, 1667 *; Louis, 1670 et Marie, 1673. Les deux ainés, Jean Fafard dit Maconce et François Fafard dit de Lorme, étaient interprètes au Détroit à l'époque de la fondation de cette place en 1700. François s'établit à Berthier et, en 1713, épousa aux Trois-Rivières, Jeanne Lemaître.
On a pu juger par les huit chapitres ci-dessus des commencements qu'a eu la ville des Trois-Rivières. D'abord visité par Jacques Cartier, le lieu où elle repose est ensuite fréquenté par la plupart des navigateurs et des traitants français qui parcourent le fleuve. Ghamplain conçoit bientôt l'idée de le faire habiter. Les compagnies marchandes lui communiquent, pendant une trentaine d'années, toute la vie et l'importance qu'il était possible de donner en ce temps-là aux postes de la Nouvelle-France. Il est vrai que Québec tient le premier rang, à raison de sa position naturellement forte, mais l'île de Montréal est de beaucoup secondaire aux Trois- Rivières. Enfin, réalisant son ancien projet, Champlain y fait élever un fort,-et les colons forment la bourgade qui deviendra ville et chef-lieu d'un gouvernement distinct portant le nom des Trois-Rivières.
La première période de cette histoire se termine ici. La suite va nous retracer les progrès de la ville et la marche de ses habitants qui établissent des familles dans les différentes paroisses environnantes, telles que le cap de la Madeleine, Champlain, Batiscan, Bécancour, Saint-Pierre, Nicolet, la baie du Febvre, Yamaska, la Pointe-du-lac, Yamachiche, la Rivière-du-Loup, Maskinongé et les Forges Saint-Maurice. La colonisation part de la ville, s'étend sur la rive nord du Saint-Laurent, en bas de l'embouchure du Saint-Maurice, traverse le fleuve, le remonte sur sa rive sud, et traverse de nouveau le fleuve pour réjoindre un autre courant qui est sorti de la ville en remontant la rive nord.