On ignore quelle étoit cette rue
i3. Apparemment la rue de Perpignan de laquelle Sauvai n'a fait aucune mention, ou bien celle des trois Canettes.
Ce fu la rue as Oubloiers ' ;
La maint Guillebert a braies.
Marcé palu ^ la Juerie *
Et puis la petite Orberie*
Qui en la Juerie siet.
Et me semble que l'autre chief
Descent droit en la rue à Feves'
Par deçà la maison o fevre.
La Kalendre® et la Ganterie''
Trouvai, et la grant Orberie^.
Après, la grant Bariszerie ' ;
Et puis après la Draperie *®
Trouvai et la Chaveterie**'
Et la ruele Sainte Croix **
Ou Ten chengle [où Von sangle des coups, apparemment qu'il
La rue Gervese Lorens ** [y avoit des Flagellans)
Ou maintes Dames ygnorents [souvent des cios.
Y maingnent [y demeurent) qui de leur quiterne (guitarre)
En près rue de la Lanterne ^*.
En la rue du Marmouset **
Trouvai homme qui mu fet
Une muse corne bellourde [espèce de Cornemuse)
Par la rue de la Coulombe *•
Alai droit o port S. Landri ^"^ :
La demeure Guiart Andri.
1. Dès l'an 1480 on disoit rue des Oblayers (espèce de Pâtissiers), ou rue delà Licorne, qui étoit une enseigne.
2. On prononce aujourd'hui Marché-Palu. Ce lieu dont on a beaucoup élevé le terrain, étoit si aquatique, qu'il a fallu deux ternies synonymes pour l'exprimer. Car Marchez ou Marchais signifioient autrefois lieu marécageux.
3. Voyez l'article de l'Eglise de la Magdelene où avoit été leur Synagogue, page 214, 216.
4. Orberie a été dit pour Lormerie ; les lettres m et ^ se commuant souvent et l'article se perdant quelquefois. Voyez l'article de Saint Germain le Vieux page 276. La description que Guillot fait des deux bouts de cette rue de la petite Lorberie, montre que c' étoit celle qu'on a depuis appelle la rue du Fourbasset, laquelle est condamnée depuis peu de temps.
5. Dans la liste des rues du XV siècle, on la nomme la rue aux Feuvres, ad Fabros,
6. C'étoit ta partie seulement du côté du Palais qui étoit dite rue de la Calendre: ce qui touchoit à Saint Germain le Vieux étoit la Grant Orberie.
7. Ce doit avoir été le commencement de la rue qui a été dite long-temps de la Saveterie, et qu'on appelle à présent de S. Eloy.