Ces deux mes subsistent
9. Cette rue étoit peut-être le bout occidental de ce qu'on appelle la rue de Betisy : Le Comte de Ponthieu y avoit eu un Hdtel. Ce peut aussi être la rue du Roulle. Au reste, ce ne peut pas avoir été la me de Betisy en entier, puisqu'elle est cy-dessus nommée au nombre 7.
10. Selon Sauvai, p. iSi, cette rue au Cerf a pris depuis le nom de rue de la Monnoye.
II. Suivant le même auteur, p. 11 a, me Dame Gloriette ou Gloriete est aujourd'hui la me Baillet.
13. Il est constant par le mot que Guillot le Poète fait rimer avec le nom de cette me.
Qui descend sur un biau ruissel {La Seine). Trouvai et puis Col de Bacon *
Et puis le Fossé saint Germain ^
Trou-Bernard * trouvai main à main,
Part ne compaigne {camarade) n^attendi,
Mon chemin a val s'estendi,
Par le saint Esperît {serment), de rue
Sus la rivière * en la Grant-rue *
Seigneur de la porte du Louvre ;
Dames y a gentes et bonnes,
De leurs denrées sont trop riches.
Droitement parmi Osteriche *
Ving en la rue saint Honouré ^,
La rue trouvai-je Mestre Huré,
Lez lui {à coté de lui) séant Dames polies.
Parmi la rue des Poulies ^
Ving en la rue Daveron *
Il y demeure un Gentis-hon.
Par la rue Jehan Tison *®
N'avoie talent de proîer {prier),
Mes par la Croix de Tirouer **
Ving en la rue de Neele ^*
Navoie tabour ne viele :
qu'il ne l'appelloit pas de TArbre-sec ; mais aussi Arbre-sel en deux mots ne signifie rien. Peut-être a voit-il écrit de l'Arbrissel.
I. Le nom de cette rue réduite i un cul-de-sac dans la rue de l'Arbre-sec du côté de l'Eglise de Saint Germain est marqué même dans des anciens titres de rArchevéché. Cela pouvoit signifier Col-de-porc, car bacon signifioit anciennement un porc. La liste des rues du XV siècle l'écrit Coup de baston.
3. On dit aujourd'hui la rue des Fossés S. Germain l'Auxerrois.
3. On donnoit ce nom encore en i5o6, selon Sauvai, p. 174, à une petite rue voisine du Cloître de S. Germain l'Auxerrois. Il me paroit que ce doit être la petite rue qu'on a depuis appellée du demi-Saint, à cause de la moitié d'une image de Saint avec laquelle on en avoit barré l'entrée.
4 et 3. II veut dire qu'étant descendu iusques sur le Quai, il suivit le chemin de dessus le bord de la rivière, et qu'ensuite il entra dans une grande rue qui conduisoit à la porte du Louvre.
6. Sauvai, p. 148, assure que c'est la rue du Louvre : apparemment celle de S. Thomas ou quelque autre rue remplie par les nouveaux bâtimcns du Louvre. Dans la liste du XV siècle, elle est appellée rue d'Aultraiche.
7 et 8. Ces deux noms subsistent, sinon que l'on prononec Honoré et non pas Honouré. On croit que c'est un Jeu dit des Poulies, aujourd'hui inconnu, qui a donné ce nom à différentes rues de Paris.
9. C'est la rue Bailleul, selon Sauvai, p. iis. Elle pouvoit avoir eu ce nom de ce que les Moines du Prieuré de Daveron proche Poissy au Diocèse de Chartres, y auroient eu un Hôtel. Si elle se trouvoit écrite la rue d'Avron, il paroitroit que ce seroit du hameau d'Evron qu'on a ausM écrit Avron, et qui est de la Paroisse de Neuilli-sur-Marne qu'elle auroit eu la dénomination.
10. La listé des rues écrite au XV siècle l'appelle rue Philippe Tyson.
I I . Voyez ce que j'ai dit sur cette place du Tiroûer cy-dessus p. 37.
13. On l'appelle aujourd'hui la rue d'Orléans : elle avoit eu le nom de Neele par rapport à l'Hôtel que Jean Seigneur de Nesle avoit tout auprès en i33o, et qui depuis fut appelle l'Hôtel de Bohême, et enfin l'Hôtel de Soissons. Voyez cy-dessus p. 68.
En la rue Raoul Menuicet '
Trouvai un homme qui mucet (cachait et enfouissoit).
Une femme en terre et ensiet.
La rue des Estuves * en près siet.
En près est la rue du Four ' :
Lors entrai en un carefour*,
Trouvai la rue des Escus * [de sauterelles].
Un homs à grans ongles locus [c'est-à-dire comme des pieds
Demanda, Guillot, que fais tu ?
Droitement de Chastiau-Festu •
M'en ving à la rue a Prouvoires ^ [couleurs).
Ou il a maintes pennes vaîres [plusieurs étoffes de diverses
Mon cuer si a bien ferme veue.
Par la rue de la Croix neuve ®
Ving en la rue Raoul Roissole *,
N'avoié ne plais (plie, poisson de mer) ne sole
La rue de Montmartre *^ trouvai
Il est bien seu et prové
Ma voie fut délivre {facile) et preste
Tout droit par la ruelle ** e piestre (vitement)
Ving à la pointe Saint Huitasse *^
Droit et avant sui (suivi) ma trace
I. Je l'ai lue indiquée sous le nom de Raoul Mucet dans un Cartulaire de rArchevcché à rendroit de la fondation de la Chapelle de S. Jean TEvangéliste dans Saint Eustache, laquelle Chapelle y avoit une maison en i35a. Le cul-de-sac qui est devant la croix qu'on voit au carrefour du portail de Saint Eustache me paroit être un reste de cette rue, laquelle, selon le dire du Poète, devoit être contigue à un cimetière d'un côté, et d'autre côté à l'un des bouts de la rue des vieilles Etuves.
a. On dit maintenant des vieilles Etuves. Un acte de iSgi m'a appris que c'étoient les Etuves des femmes qui y étoient.
3. En l'an 1 3 36 on disoit que les Etuves Poquelé a voient autrefois été en cette rue. J'en ai vu le titre.
4 et 5. Ce carrefour devoit être différent de celui de devant Saint Eustache, puisque la rue des Ecus, dite à présent la rue des deux Ecus, y aboutissoit.
6. Voyez ce qui est dit de ce lieu p. 37. Il est sûr qu'il avoit donné le nom à une rue, mais il n'est pas facile d'indiquer où elle étoit. Il semble seulement qu'elle étoit dans le quarré environné de la rue des Prouvaires, de celles des deux Ecus, du Four et de S. Honoré, ou bien il faut dire que celle de S. Honoré ne commençoit que vers la rue d'Orléans, et ce qui précédoit du côté de la rue de la Feronnerie étoit la rue Chasteau-Festu, on la connoissoit encore vers 1430. Sauvai, T. III, p. 366.
7. Il faut recourir i ce que j'ai dit de cette rue page 70, à quoi l'on peut ajouter que Sauvai écrit, page 160, que le Maitre des Chapelains de S. André dans l'Eglise de S. Eustache avoit là une espèce de tribunal. Ces Chapelains qui étoient tous Prêtres avoient territoire, justice et censive. Cy-dessns, p. 61.
8. Ce doit être la rue Traînée qui dans son bout oriental étoit dite la ruelle au Curé« selon Sauvai, p. i63. Elle aboutit encore à présent à une Croix que le même T. II., p. 33 1, dit avoir appelée en i3oo la Croix Jean Bigue, et qu'il appelle la Croix neuve.
9. On lit dans Sauvai, p. 144, que c'est maintenant la rue dite du Jour, par abbreviation du mot Séjour,