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PAROISSE D AUBERVILLIERS

S. Flor, foi. 464.

Suppl.

de Moreri.

Sauvai.

Achilles de Harlay de Sancy, Prêtre de l'Oratoire, depuis Evêque

de Saint Malo, chargé de pouvoir, traita en 1621 avec Gilles de

Souvré, Abbé de Saint Florent de Saumur, touchant l'union à leur

Hist. manutcr., Congrégation, de la Cure d'Aubervilliers et de la Chapelle de

Notre-Dame des Vertus comme dépendantes du Prieuré de Dueil membre de cette Abbaye, après quoi le Pape Grégoire XV par sa Bulle du 16 Septembre 1622, les unît et incorpora à la Congrégation de l'Oratoire. Cette Bulle adressée à TOfficial de Senlis, le siège de Paris étant vacant, nomme Guillaume Farges comme dernier Curé. Le motif de l'union étoit qu'il falloit nécessairement un grand Clergé en ce lieu, afin de satisfaire au concours quant aux Messes et aux Confessions. M. de Montholon, Seigneur de ce lieu, donna à cette Congrégation, le i««"Mars 1623, une ferme voisine de l'Eglise avec plus de cinquante arpens tant en terres labourables qu'en prez, à la charge d'entretenir huit Prêtres au moins dans la Paroisse, compris les six qu'ils étoient obligez d'y mettre. Le premier Curé de cette Congrégation fut André Sod, de Dieppe, nommé la même année. Il avoit commencé une traduction des Annales de Baronius, et en avoit donné un volume en 1614. Sauvai observe en conséquence, que ce sont les Pères de l'Oratoire rue S, Honoré qui ont droit de nommer à cette Cure.

Depuis ce temps-là le nombre des Prêtres a été fort augmenté à Aubervilliers, attendu le concours des peuples les jours de samedi et de Fête, et il y a un Séminaire depuis l'an 1642. L'ancien Presbytère étoit sur la rue S. Maur, et consistoit en neuf toises de large sur dix de long, dans lequel espace étoit contenue l'école. Les Pères ont placé cette école de l'autre côté de la rue dans une maison qu'ils ont acheté et ils ont bâti ce qu'on voit aujourd'hui. Du temps de M. le Cardinal de Noaille, le Séminaire étant encore augmenté, on a pris' plusieurs bâtimens sur la rue de Paris.

M. Piganiol assure que l'Eglise d'Aubervilliers ressemble moins à une Eglise de Village qu'à une Cathédrale de Province ; qu'elle ' ^' * ^' est tenue fort décemment et que l'Office Divin s'y fait avec dignité, il devoit ajouter, suivant le rite du Diocèse de Paris, car l'auteur du Supplément à Du Breul (page 85) se sert de ces termes : Ils font le service Divin sans rien changer de celui qui s* y faisait pendant qu'il n'y avoit qu'un Curé et des Prêtres séculiers. Ce même auteur n'oublie rien de toutes les décorations qu'ils y avoient faites jusqu'à l'année qu'il écrivoit, qui étoit i632. Du Breul avoit lui-même observé au sujet du bâtiment de l'Eglise, que la tour a été bâtie en 1541, et que cette date est marquée au bas.

Après les titres de Saint Martin des Champs citez au commencement du présent article, les plus anciens témoignages touchant le Temporel d'Aubervilliers se tirent des archives de Saint Denis.

Descript. de Paria,

On y trouve cette terre nommée indirectement dans un diplôme de Doublet, l'an 1 124 qui porte le nom de Louis le Gros. Par la suite on voit que quelques Gentilshommes du nom de Bateste tenoient de cette Abbaye médiatement ou immédiatement quelques biens en fief à Aubervilliers. Ainsi lit-on dans un des Cartulaires de ce Monastère à Tan 122 1 que Guillaume Bateste, Chevalier, tenoit en fief de chart. s. Dion. Saint-Denis sa maison d'Aubervilliers, et neuf arpens de terre ^'*'- ^^e^dans le canton dit Champ-pourri, apud campum putridum. Et à l'an 1242, il est écrit que Noble femme Béatrix, Dame de Champs [deCampis] veuve, déclara devant TOfiScial de Paris que Guillaume Bateste, Chevalier, tenoit d'elle en fief la voirie de la Chapelle d'Haubertvilliers qui s'étend, disoit-elle selon le sentiment commun, depuis la maison de Richard de la Ruelle Jusqu'au ruisseau jbid. p. 250. d'Haubertvilliers et jusqu'à la colomne de marbre. Garin, archidiacre de Bayeux, certifia ensuite et la même année, que la vente de ces mêmes droits avoit été faite au Couvent de Saint Denis, la ibidem. circonstance de la colomne de marbre placée de ces côtez-là est à observer. C'étoit sans doute une de ces colomnes qui avoient été Suger. mises de place en place avec des croix pour marquer certaines vi^i^uJ.Grossi.

... ... Duchène.

limites de voierie. t, iv^ p, 3,3.

En 1288 le* Roy Philippe le Bel étant à Paris au mois de Mars, déclara par une charte que le Monastère de Saint Denis avoit la cart.- s. Dion, Haute-Justice sur ce que les Hospitaliers de S. Jean de Jérusalem p- ^94possèdent à Aubervilliers.

Dans le Procès verbal de la Coutume de Paris de l'an i58o, Aubervilliers est nommé parmi les Seigneuries de l'Abbaye de Saint Denis. Le Pouillé de Tan 1648 explique la chose, et dit que PouiUé le Grand-Panetier de ce Monastère est Seigneur de la plus grande *° 4". p- «33. partie de cette Terre, et que l'Eglise est bâtie sur sa Seigneurie.

Comme il y a eu à Aubervilliers d'autres Seigneurs que l'Abbé et Couvent de Saint Denis, il peut se faire que de ce nombre ait été celui que je vais indiquer. Il se nommoit Henry, et avoit pour surnom Lotharingus. Le Cartulaire de Saint Magloire dit qu'il avoit été de la Cour de Louis le Gros et qu'il avoit possédé la Terre d'Aubervilliers. On ne trouve plus de Seigneurs de ce lieu Epiiaph. durant les quatre siècles suivants, à moins qu'on ne mette de ce ^^^^' ^" ^^y» nombre Pierre d'Orfèvre, Ecuyer, Seigneur du Vi/ier-lez-Auber- ^' ^ * villiers, mort en 145 1 et inhumi à Sainte Croix de la Bretonnerie ; Compte de mais, à l'an i5i8, paroît Noble homme Adrfen Auger, Ecuyer, ï'Ordm. de Par. Seigneur d'Aubervilliers en partie, et Damoiselle Jeanne le Moine, j m^ p/sgs. sa femme. Paroissent ensuite Messieurs de Montholon, dont le plus ancien fut François de Montholon, Avocat-Général puis Président au Parlement et Garde des Sceaux, mort en i543. Il est u** d"*G"'f ff aussi dit Seigneur de Vivier et de Gaillonnet en France, François t.vi, p. 472.

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