DEMEMBREMENT DE CELLE DE SAINT GERVAIS
du Puits enclavé entre les deux tourelles ; la rue de l'Hommcarmé tout entière; celle du Plâtre pareillement, excepté quatre ou cinq maisons, tant d'un côté que d'un autre, vers le bout qui donne dans la rue de Ste Avoye, qui sont de Saint Merry; la rue des Blancs-manteaux, à commencer par son bout occidental à main droite à la dixième maison, jusqu'à la rue du Puits exclusivement; et quant à la gauche, depuis le côté droit du cul-de-sac Pequet, jusqu'à la vieille rue du Temple ; la rue du Chaume quant au côté gauche, en y venant de la rue des Blancs-manteaux, jusqu'à la maison qui fait face à la rue de Paradis inclusivement ; et quant au côté droit, jusqu'au bout de ladite rue.
La Paroisse de S. Jean comprend de plus tout le carré formé par cette rue du Chaume, par celle du Paradis, la vieille rue du Temple et celle des Quatre-fils. Elle a encore outre cela le carré suivant formé par ladite rue des Quatre-fils, par celle du Grandchantier, d'Anjou et vieille rue du Temple, avec les rues entières contenues dans ce carré, qui sont les rues d'Orléans, du Perche et de Touraine.
Enfin, la Paroisse continue d'avoir le côté gauche de la vieille rue du Temple, jusqu'à la rue de Bretagne, où elle finit.
Nota. Les deux maisons qui font le coin de ladite vieille rue du Temple et de la rue de Paradis du côté de l'Hôtel Soubize, ont été de Saint Jean jusques sous le règne de Louis XIII ; elles furent échangées pour l'Hôtel d'Estrées, occupé actuellement par M. Bourée de Corberon, rue Barbette, laquelle, hors ce seul Hôtel, est toute de Saint Gervais.
Tous les Couvents qui sont établis sur cette Paroisse, sont postérieurs à l'érection du titre Paroissial.
LES RELIGIEUX de Sainte Croix situés dans la rue dite Reg,Ep, de Sainte-Croix de la Bretonnerie, furent fondés sous le règne '^ ^^"• de Saint Louis. Le roi Charles VI leur permit en 1410 d'instituer chez eux une Confrérie de S. Marc Evangeliste. J'ai lu qu'en i543, l'Evêque de Paris approuva une Confrérie du S. Sacrement, établie chez les Frères Croisiers. Dans l'ancien langage usité dans la vie de S. Louis des chroniques de S. Denis, ils sont dits les Frères de Sainte-Croix.
LES BLANCS-MANTEAUX, ainsi appelés de la couleur de leur habit, eurent aussi leur origine dans le lieu qui en a retenu leur nom sous le règne de S. Louis. Ils prenoient le titre de Serfs de la Vierge, sans être pour cela les mêmes que les Servîtes d'Italie. Les Religieux Guillelmites leur succédèrent sur la fin du même siècle. Ils observoient la règle de S. Benoît, et leurs manteaux étoient noirs. Depuis ils cédèrent la place aux Bénédictins, sçavoir en 1622. Leur première Eglise avoit été dédiée
Reg. Ep, le i3 Novembre, sans qu'on sçache l'année. L'Evêque de Castorîe y bénît en i535 un autel du titre de S. Paul.
LES CARMES de la réforme de Rennes occupent le couvent qu'eurent d'abord les Frères de la Charité de Notre-Dame des Billettes sur la fin du XIII siècle; ils leur succédèrent en i63i.
LES CAPUCINS du Marais : leur établissement est de l'an i623.