‹ Histoire de la ville et de tout le diocèse de ParisChapitre 22 sur 210 · DEMEMBREMENT DE CELLE DE SAINT GERVAIS · texte numérisé non relu

DEMEMBREMENT DE CELLE DE SAINT GERVAIS

Miracles de S. Louis, écrits vers Tan 1280 qu'il y avoit alors un Vie de

côté de cette Eglise par lequel il falloit descendre pour y entrer. gÛîik co\ddier

Il y a peu d'Eglises dans Paris parmi les Paroissiales, qui pos- mir. 35. sedent tant de reliques, que S. Jean en Grève. C'est de Lyon ^o"- n"™- =8. qu'elles ont été envoyées à cette Eglise, sans qu'on sache pour quelle raison, ni par qui : et elles furent reçues Tan i3i2, ou un peu après. Lorsque l'Evêque de Megare, Abbé de Saint Magloire, en fit la visite l'an i55o, il y trouva un bras de S. Polycarpe Martyr, Evêque d'Ephese, un bras de S, Just, Evêque de Lyon, un bras de S. Cesaîre, Confesseur, un bras de S. Philbert, aussi Confesseur, dont on a fait mal à propos un Evêque de Bourges dans le nouveau Propre de cette Paroisse ; quelques ossemens de S. Irenée et de S. Antioche, Evêques de Lyon, et d'un Saint nommé ainsi par abbreviation, 5. JSct. Ep. Bit ; le bras d'un S. Fredebert que l'étiquette du XIV siècle qualifie Evêque de Troyes, avec un fragment de parchemin qui contient une phrase de la vie d'un S. Epimache, Confesseur inconnu, où il est fait mention de ce S. Fredebert : je le placerai ici pour sa conservation Epimachium qui adhuc vivebat. Mortuo vero beato

Epimachio venit ad sepulchrum ejus beatus Fredebertus, et œdiji-

cavit ibi quamdam Ecclesiam in honorent S. Salvatoris ; et voluit

revelare corpus beati Epimachii, et celebratâ Missâ super altare

obdormivit in Domino ^ , On trouva aussi en i55o, dans la même

châsse, un billet latin, par lequel Pierre, Sacriste ou Trésorier de

Saint Nisier de Lyon, et le Chapitre de la même Eglise certifioient

la vérité d'autres Reliques qui y étoient jointes, sçavoir de S. Si-

caire, Martyr, de SS. Nisier et Gênez, Confesseurs, reposans dans

la même Eglise de Saint Nisier, découverts depuis peu et y opérant

plusieurs miracles. L'Auteur du nouveau Propre de Saint Jean a

qualifié d'Evêque de Conserans le premier de ces trois Saints, le

confondant avec S. Licier, Evêque de cette Ville. Mais l'acte met

sûrement Sicarii, ce qui prouve qu'il ne faut pas lire Licerii :

et lorsqu'on découvrit le corps de S. Sicarius à Lyon en i3o8, on Gaii. chr.

lut le même nom. Quelques-uns en ont fait depuis un Evêque de ^* ^^' ^^^' '^'

Lyon, mais il ne se trouve point dans les anciens catalogues.

I. Le Saint Confesseur mentionné dans ce fragment seroit véritablement inconnu si son nom étoit Epimache, mais l'Ecrivain s'est trompé, et a mis Epimachium au lieu d^parchium, suivant qu'on le lit dans ce fragment imprimé dans Corlieu, Historien d'Angouleme, parmi les additions. Il s'agit donc d'un Saint Eparche, que Ton prononce dans TAngoumois S. Cibar. L'auteur a rapporté ce qui s'étoit passé à Angouleme lorsqu'Aldiun, Vicomte de cette Ville, entreprit d'y faire venir de France un Evêque de ses parents appelle Fredebert, pour une cérémonie qu'il ne put accomplir, étant mort subitement dans l'Eglise. On ne connoît pas quel étoit le siège de ce Fredebert ou Frodebert qui vivoit sur la fin du règne de Charles le Chauve selon le Gallia Christiana. T. IL col. 983.

C'est l'Abbé du Bec qui nomme à cette Cure, par la raison alléguée ci*dessus en parlant de celle de Saint Gervais. Un des plus illustres Curés a été Jean Gerson, qui fut aussi Chancelier de Notre-Dame au XV siècle. Il est très connu par ses ouvrages. Jean Filesac, dont on a aussi beaucoup d'ouvrages imprimés, a possédé la même Cure, et est décédé en i538.

Cette Paroisse n'a au midi qu'un assez petit canton, où sont compris trois quarrez de maisons, dont la rue du Martroy, mal dite du Maltois, forme un côté. Le côté de la rue Perrenelle que l'on a à main droite en descendant à la rivière, forme le second côté ; ensuite on fait une espèce de demi cercle en revenant par le Quai jusqu'à l'Hôtel-de-Ville. Toute la place de Grève et celle des Canons est de Saint Jean. L'Hôtel-de-Ville, le tour de la place, en y comprenant la rue du Mouton jusqu'au côté droit de la rue de la Vannerie, tout cela en est. Ce côté droit jusqu'en haut et le retour dans la rue de la Coutellerie avec tout le côté droit de cette même rue en descendant est de Saint Jean; ce qui renferme la rue Jeande-l'épine.

Du côté du Nord, cette Paroisse a plus d'étendue : elle a de la rue de la Tisseranderie le côté droit en montant depuis la rue du Mouton jusqu'à la rue du Pet-au-diable dont elle a le côté droit, toute la rue des Vieilles-garnisons et le côté droit du Cloître.

Pour revenir au côté gauche de la rue de la Tisseranderie, elle l'a entièrement jusqu'à la rue Regnaud-le-Fevre, dont le côté gauche lui appartient, aussi bien que le même côté dans tout l'intérieur du marché de Saint Jean; puis elle vient dans la rue de la Verrerie, où elle a à droite jusqu'à la troisième maison après la rue Bàrre-du-Bec ; et quant au côté gauche, jusqu'à Ja rue de la Poterie, dont elle a pareillement le côté gauche en descendant. D'où il s'ensuit qu'elle comprend les rues des Coquilles, du Coq, des Deux-portes et des Mauvais-Garçons, ce qui avec le Marché et la rue de la Tisseranderie, forme un terrain oblong d'une seule pièce.

Il n'en est pas de même du reste, n'ayant souvent d'un carré que deux ou trois côtés. Lorsqu'on entre en la rue de Barredu-Bec par la rue de la Verrerie, elle a depuis le coin à gauche cinq ou six maisons, de l'autre côté depuis le coin qui est à droite en entrant jusqu'au bout, excepté les trois ou quatre dernières maisons. Elle a de plus toute la rue des Billettes, toute la rue de Moussy. De celle de Ste Croix de la Bretonnerie, elle a d'un côté depuis le commencement du Couvent inclusivement jusqu'à la rue de Moussy; et de l'autre côté, depuis la maison qui fait face à la porte de l'Eglise Ste Croix inclusivement, jusqu'à la rue du Puits. Ensuite elle a le côté de la même rue

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