EGLI-E SAINT ETIENNE DU MONT
fonctions Curiales. Ce ne fut d'abord qu'un simple Chapelain qui administroit les Sacrements aux domestiques et vignerons des Chanoines séculiers de ce lieu, c'est-à-dire de la Collégiale Royale, dont le Chef étoit un Doyen au XI siècle. Son Eglise fut la Chapelle souterraine qui étoit au fond de l'Eglise de Sainte Geneviève, et qui portoit le nom de Notre-Dame. C'est ce qui fut imité au siècle suivant par les Chanoines Réguliers de Saint Victor, où, en conséquence de l'ancien usage, la Paroisse de leur enclos est encore sous l'Eglise, et aussi du titre de Notre- Dame. Par la suite, la Chapelle de la crypte de Sainte Geneviève prit le nom de Saint Jean, et on l'appella dans le langage vulgaire Saint Jean du Mont, C'est ce qui se prouve par les
uti. ciem. m actes dressez lors du différend qui s'éleva entre Thibaud, Evêque
Papa ad jg Paris, et les Religieux de Saint Victor, nouvellement intro-
^inc/rtuL^ duits à Sainte Geneviève, et dont il fut traité devant le Pape
min. Ep, Par. Eugène III. De même dans des Lettres de Clément III à l'Evêfoi. 12, qyg Maurice de Sully , elle est qualifiée Parochialis Ecclesia
Chart. maj. Ep. S. Johanms.
^' ' ^' Cette Chapelle ne fut plus suffisante pour contenir les habitans qui se multiplioient sur la montagne depuis que Philippe- Recueil Auguste en eut renfermé une grande partie dans la nouvelle
des Historiens enceinte de Paris qu'il fit faire en 1211. Ce fut cette augmen-
T xvii*V*85. ^*^îon d'habitans qui occasionna de nouveaux différends entre
Maurice de Sully, Evêque de Paris, et l'Abbé Etienne, lequel, profitant de la grande connoissance qu'il avoit du Droit Canon, vouloit réussir à rendre cette Cure indépendante de l'Ordinaire ; ces différends furent réglés à l'avantage de l'Evêque par le Pape Urbain III, ensuite renouvelles sous l'Episcopat d'Eudes de Sully, et terminés enfin par une transaction passée en 1202. J'en omets ici le détail, parce que cet acte est imprimé en beaucoup d'endroits. L'une des pièces dont on dit que l'Evêque se Sauvai. servit dans sa cause pour prouver que les habitans de Saint Jean
T. II, p. 628. du Mont étoient de sa jurisdiction, fut que ces Paroissiens étoiënt .V Apr. i'480. assujettis comme ceux des autres Paroisses de Paris, à la coutume de 'payer en se mariant un plat de viande au Marguillier de la Cathédrale.
Le nombre des Paroissiens ayant continué d'augmenter parce qu'on bâtissoit de plus en plus à la faveur de la nouvelle enceinte, où il ne convenoit pas de laisser subsister des grands clos de vignes, on pensa à ériger un autel Paroissial hors de l'Eglise de Sainte Geneviève. L'Evêque le permit en 1220 ou 1221, et on bâtit une Eglise tellement proche celle de l'Abbaye, que c'étoit par cette Eglise qu'on y entroi't à la Paroisse. Cette ancienne ouverture pour le passage subsiste encore dans le mur de Sainte
DU TERRITOIRE DE l' ABBAYE SAINTE GENEVIEVE 247
Geneviève du côté septentrional vis-à-vis le chœur*. On assure
que cette nouvelle Eglise fut dédiée sous le titre de Saint Etienne,
mais on n'en dit point la raison ; peut-être que TEvêque et le