‹ Histoire de la ville et de tout le diocèse de ParisChapitre 78 sur 210 · Chapitre donnèrent pour la Dédicace quelque fragment de ce · texte numérisé non relu

Chapitre donnèrent pour la Dédicace quelque fragment de ce

qu'oa avoit trouvé des reliques du premier Martyr dans la vieille

Basilique de son nom, lorsqu'elle fut démolie en 1194, ou qu'on

avoit tiré de quelque Autel du titre de ce Saint qui auroit été

détruit dans l'Eglise même de Sainte Geneviève. Il est certain

qu'avant cette Eglise de Saint Etienne, bâtie vers l'an i225, il

n'y en avoit eu aucune de ce nom qui fût située sur la montagne,

et en même temps dépendante de Sainte Geneviève, d'où il suit

qu'il faut rectifier dans Dom Mabillon ce qu'on y lit à l'an 994, Annal, Bened,

parce que cela ne peut lui convenir. La Chapellenie de Notre- T.iVjp.87.

Dame avoit été transférée avec le titre Paroissial dans l'Eglise de

Saint Etienne. De là vient qu'on trouve qu'en i385, le régime

de cette Chapellenie fut donné par commission à Maître Jean Reg. ojiciai.

Mangon, Curé de Saint Etienne. ^^rû. is Sept,

On conçut en 1491 un nouveau projet d'augmenter cette Eglise, parce qu'elle se trouvoit trop petite pour les Paroissiens. Le contrat du 19 Février entre l'Abbaye et les Marguilliers est rapporté dans Sauvai. Mais il paroît qu'au lieu d'augmenter on prit le parti de bâtir une Eglise tout à neuf, d'autant qu'on n'y apperçoit rien qui paroisse plus ancien que l'avant dernier siècle*. Ce qu'il y a de certain est que l'on commença la construction du côté de l'orient, vers les premières années du règne de François I, construction d'un genre tout nouveau, quoique mêlé de gothique à l'endroit des fenêtres, mais dont le travail, tout mal proportionné qu'il est, paroît être très-hardi et délicat, principalement celui du jubé. Dès l'an 1541, on avoit tellement avancé l'ouvrage que l'Evêque de Megare y vint, comme délégué de l'Evêque de Paris, Reg, Ep. Par. faire la bénédiction des Autels. On apper^joit le même chiffre '9 Dec. d'année au vitrage d'une Chapelle du côté du Sanctuaire vers le nord. Il y avoit eu deux ans auparavant une permission, accordée par l'Evêque de Paris aux Marguilliers, d'appliquer pour l'avancement de cet édifice les aumônes qui se faisoient par les Paroissiens pour l'indulgence du beurre et du lait durant le Carême, Rcg Ep. et même par les Ecoliers de la Paroisse, permission qui fut ^^f- ^^ J^»-

réitérée en i552 et i563. Ces dates nous font voir que l'on con- /j/4^,.^)ç^ tinuoit toujours l'édifice. Peut-être même qu'on lui donna plus et nFebr. d'étendue du côté de l'occident que l'on ne s'étoit proposé; ce '^'^^^•

I. L'étroite union de cette même Eglise de Saint Etienne du Mont à celle de Sainte Geneviève fit qu^elle se trouva durant long-tems renfermée dans l'enceinte de TAbbaye, in/ra ambitum Monasterii nostri, disoit l'Abbé Pierre dans sa présentation à la Cure du 3 Mai 1443. Refç. Ep. in Spir,

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qui le fait penser, est que si l'ouvrage avoit ctc poussé en droite ligne de la longueur dont il est, il fut venu aboutir d'une manière difforme à l'angle du portail de Sainte Geneviève, de sorte que, pour éviter ce défaut, l'architecte est tombé dans un plus grand, en suivant pour la construction de la nef un allignement différent de celui du chœur, ce qui fait que l'Eglise n'est pas droite et paroît tortue.

L'inscription qui est au grand portail marque que la première pierre de ce portail fut posée l'an 16 10, par la Reine Marguerite de Valois. Néanmoins, il restoit encore quelque chose à faire à cette Eglise en 1624, puisque l'Archevêque de Paris permit de quêter durant le Carême pour le bâtiment. Deux ans après, c'est-àdire en 1626, la Dédicace en fut faite par Jean-François de Gondî, premier Archevêque de Paris, le Dimanche de la Sexagcsime, i5 Février, mais le jour de l'Anniversaire fut assigné au premier Dimanche de Juillet. Les Fonts baptismaux qui jusqu'alors avoient été à Sainte Geneviève, furent transferez en celle-cy vers ce temps-là.

Voici les noms de quelques illustres qui reposent dans cette Eglise: Biaise Vigenere, décédé en iSgô; Jean-Baptiste Morin, Mathématicien, mort en i656; Biaise Pascal, décédé en 1662; Pierre Barbay, Professeur de Philosophie, célèbre dans son temps et qui mourut en 1664; François Pinsson, connu par plusieurs ouvrages de Jurisprudence, mort en 1691 ; l'Abbé Gallois, décédé en 1707; Jean Pitton de Tournefort, l'un des plus sçavants Botanistes de l'Europe, qui décéda en 1708; Antoine Lancelot, Inspecteur du Collège Royal, l'un des quarante de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, décédé au mois de Novembre 1740.

Deux des Curés de cette Paroisse (qui a toujours été desservie par des Chaiioines Réguliers) sont devenus Abbés de Sainte Geneviève, sçavoir Philippe le Bel en i534, et Joseph Foulon en i55g.

Cette Paroisse a quelques écarts dans Paris, comme l'Hôtel de Cluny avec d'autres maisons qui y touchent : et hors de Paris, la Ferme de Grenelle appellée autrefois Garannella, c'est-à-dire petite Garenne, qui est en tirant vers Vaugirard ; ce qui vient de ce que les anciens Chanoines de Sainte Geneviève faisoient valoir par eux-mêmes cette Ferme, et y avoient des Hôtes, de même qu'il est arrivé à l'égard des Hôtes de l'a Collégiale de Saint Merry qui étoient à Belleville.

Je vais à présent faire la description du principal territoire de cette Paroisse. Elle a d'abord la place de devant l'Eglise, appellée le Carré de Ste Geneviève; la rue S. Etienne des Grez, jusqu'au Collège de Lisieux, d'un côté, et de l'autre, c'est-à-dire à droite, jusqu'au Collège des Cholcts, inclusivement, et toutes les rues

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qui sont à la même main, sçavoir, les rues des Cholets, des Chiens, de Reims, des sept Voies, des Amandiers, la rue Juda et la rue entière de la Montagne.

En la rue S. Jacques, elle ne commence, en descendant à droite, qu'au dessous de la porte du Collège des Jésuites ; et elle continue jusqu'au coin qui est trois ou quatre maisons au dessous de la rue du cimetière de Saint Benoît. Dans la place Cambrai, elle a le Collège de Cambrai et ses dépendances, puis le Collège Royal, la rue S. Jean de Latran, à droite, jusqu'à la rue Froimantel. A gauche de cette rue S. Jean, elle ne commence qu'à la pénultième maison, et elle continue des deux côtés de la rue S. Jean de Beauvais, excepté trois ou quatre maisons à gauche, au dessous de la petite porte du Cloître de S. Jean de Latran, mais aussi en récompense, elle a dans la rue S. Hilaire les deux ou trois dernières maisons qui aboutissent au coin de cette rue de S. Jean de Beauvais.

Dans la rue des Noyers, elle a les deux côtés à commencer à gauche à la rue des Anglois, et venant ensuite au bas de la montagne Ste Geneviève, et à droite, à commencer vis-à-vis ladite rue des Anglois, jusqu'aux Carmes, renfermant leur Couvent et le bas de leur rue jusques derrière le Collège de Beauvais. Elle a ensuite toute la place Maubert, toute la rue des Lavandières, et la suite des maisons jusqu'à la rue des Anglois.

Après cela son terrain reprend à main droite de l'entrée de la rue Garlande par la place Maubert, et il continue jusqu'auprès des mazures de la Chapelle de S. Biaise exclusivement. Il comprend les deux côtés de la rue du FoQarre, continue de même les deux côtés par la rue de la Bucherie où plusieurs maisons lui appartiennent en allant à la rue S. Julien, et s'étend jusqu'au bout oriental de la rue des Bernardins, aussi des deux côtés, où il finit; ce qui renferme la rue Perdu et la rue de Bievre en y comprenant les deux côtés du commencement de la rue S. Victor. Mais de la même rue S. Victor, S. Etienne cesse d'en avoir le côté gauche dès qu'on est parvenu à la rue S. Nicolas, et il conduit le côté droit jusqu'à la rue de Versailles dont il a aussi le côté droit, renfermant par ce moyen les rues du Bon Puits, du Paon, du Mûrier, et de Saint Nicolas qui aboutissent à la rue Traversine laquelle est du même territoire. De là il regagne la rue Clopin qu'il a tout entière, et il vient à la rue des Fossés S. Victor à commencer au côté droit de la rue des Boulangers; puis il remonte et renferme tout le haut de cette rue des Fossés des deux côtés avec les rues qui y aboutissent, sçavoir la rue neuve Saint Etienne, la rue Contrescarpe, la rue Bordel, la rue de Fourcy, la rue de la Vieille Estrapade.

De la rue Moufetard la Paroisse Saint Etienne a le côté des-

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cendant à droite jusqu'à la septième maison inclusivement à compter depuis la seconde rue Contrescarpe : et de la même rue Moufetard le côté gauche jusqu'à la rue Coppeau, de laquelle dernière rue elle a pareillement tout le côté gauche jusqu'au bout vis-à-vis la Pitié. Cette Paroisse a de plus un bout de la rue des Fossés Saint Jacques, la seconde rue Contrescarpe, la rue du Puits qui parle, du Cheval-verd, des Poulies ; tout le carré où sont les Filles de Ste Aure en la rue neuve Ste Geneviève, l'autre côté de la même rue Neuve depuis la rue Contrescarpe jusqu'à la rue Pot-de-fer. Enfin elle a de la rue des Postes depuis le côté droit du cul-de-sac des Vignes inclusivement, en remontant jusqu'à la porte du Jardinier du clos des Dames de la Visitation.

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