SUR LA PAROISSE DE SAINT ETIENNE DU MONT
Antiq. de Paris. CHAPELLE SAINT SYMPHORIEN. Sauvai assure qu'il y T. 11, p. 36i. jj gy gyj. ^g^^g Paroisse, entre la rue de Saint Etienne des Grez
et la rue des Chiens, une Chapelle de Saint Symphorieh, où dans sa jeunesse il avoit vu célébrer la Messe le jour de la Fête de ce Saint. Je croi pouvoir conjecturer qu'elle auroit été d'abord bâtie par S. Germain, Eveque de Paris, Autunois de naissance, et fort dévot à ce Saint, puis rebâtie après les guerres des Normans. Ce que j'en ai trouvé, m'a appris qu'au moins elle existoit dès le XII siècle, et qu'elle avoit alors communiqué son nom à tout le canton de vignes qui en étoit voisin ; desorte que l'on disoit: Telle vigne est située à Saint Symphorien, Vinea sita apud chart. s. Gen. S. Symphorianum. Ce sont les termes employés dans une Charte du Roi Philippe-Auguste, de l'an 1 185. C'étoit dès lors une Chapelle assez déserte. Mais un nommé Anselme SjrlvaticuSy chevalier Cremonois, contribua en 1220 à la mettre en état d'être fréquentée. Il donna à l'Abbaye de Sainte Geneviève le revenu qu'il avoit à Provins, à condition qu'il seroit- employé à former la Prébende d'un Chanoine, que cette Abbaye obligeroit d'y célébrer chaque jour. Elle y est dite située intra terminas Paroibid. chiœ et territorii dicti Monasterii S. Genovefœ; et ce Chanoine eàt appelle Rector Capellœ S. Symphoriani dans le Bref du Pape ibid.,p. i36. Honorius II, de la même année qui permet d'y avoir des cloches. Le terrain qui en dépendoit fut quelquefois appelle le Clos de Necr. s. Genov. Soiinx Symphorien, et d'autrefois le Cloître de S. Symphorien, 'ct\^Cai^^Nov ^^ ^' y ^^o\X quelques maisons dans ce clos. Un personnage de
remarque, qu'on lit avoir résidé à Paris, proche la Chapelle de Saint Symphorien des vignes en I23i, est Jacques de Dinant,
DU TERRITOIRE DE l' ABBAYE SAINTE GENEVIEVE 25 I
Chanoine de Laon, Archidiacre de Terouenne et Professeur en chartui. Théologie, grand ami des Religieux de Sainte Geneviève, que ^- ^'"' p- ' '^ son mérite éleva en 1247 sur le Siège Episcopal d'Arras. Sauvai assure d'après les titres, qu'il y logea encore en 1260 (qui est Tannée de sa mort) et il ajoute que l'Aumônier de l'Abbaye avoit acheté dans ce clos queques maisons en 1244, i252 et 1260.
Depuis ce temps-là il ne se trouve rien sur cette Chapelle, sinon • qu'en 1490, elle fut permutée par Louis le Coq. Dans l'acte elle Reg.Ep. est dite située ante Collegium Choletorum. *'^ ^'^'■'•
CHAPELLE DE LA NATION DE PICARDIE. Cette Nation avoit coutume de s'assembler dans l'Eglise de Saint Julien le Pauvre. Mais en 1487, elle obtint des Vicaires Généraux de l'Evêque de Paris et de l'Abbé de Sainte Geneviève, la permission de construire une Chapelle sur une partie des anciennes Ecoles sauvai. de la même Nation, sous le titre de S. Nicolas et de Ste Catherine, T. m, p. 63. avec clocher et cloches. L'autel fut consacré en i5o6. Cette Chapelle subsiste encore en bon état dans la rue du Foûare.
Il y avoit aussi dans la même rue au côté opposé, une Chapelle sous le titre de S. Guillaume, Archevêque de Bourges, patron de la Nation de France. Elle a été détruite, et le culte du Saint a été transféré au Collège de Navarre.